NON A L’INSCRIPTION DU SACRE-CŒUR AUX MONUMENTS HISTORIQUES

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La commission régionale du patrimoine et de l’architecture d’Île-de-France vient de voter l’inscription du Sacré-Cœur de Montmartre aux monuments historiques, avec le soutien de Madame Bachelot. Alors que nous sommes à quelques mois du 150e anniversaire de la Commune, cette décision apparaît comme une véritable provocation.

Dans l’esprit de ses promoteurs, la basilique dite du « Vœu national » avait pour objectif avéré d’expier la « déchéance morale » provoquée par les révolutions égrenées depuis 1789. Après les massacres de la Semaine sanglante, en 1871, sa construction fut soutenue par la majorité monarchiste et catholique de l’Assemblée qui y voyait un édifice de la revanche et non de la réconciliation. Le Sacré-Cœur est donc tout à la fois le signe tangible de « l’ordre moral », le symbole par excellence de « l’anti-Commune » et une insulte à la République lancée par ceux qui la combattent. Qu’un lieu de culte soit choisi pour ce déni démocratique n’est digne ni de la République, ni d’une part non négligeable du monde chrétien qui aujourd’hui se reconnait dans les valeurs humanistes de la Commune.

Le 29 novembre 2016, l’Assemblée nationale a voté une résolution réhabilitant les communardes et communards condamné-e-s et demandant que des efforts soient consentis pour faire connaître les réalisations et les valeurs de la Commune. Fin 2020, la réponse est donnée : ce sont les massacreurs que l’on veut mettre en valeur ; c’est toujours l’anti-Commune que l’on entend commémorer. Dans ces temps de trouble de la conscience républicaine et démocratique, cette décision fait peur.

Que tous les héritiers de la Commune, sans exception aucune, que les républicains se retrouvent donc dans son refus le plus total.