Pour repenser la solution des examens à l’UniGe

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Mercredi  passé nous, étudiant.e.x.s de l'Unige, avons reçu une communication du recteur monsieur Yves Flückiger concernant les examens
. Il y annonce que ceux-ci sont maintenus et que les échecs ne seront pas comptabilisés. Nous saluons la tentative de trouver une solution visant " l’interdiction de  l’arbitraire et l'égalité de traitement". 

Mais la solution du rectorat ne nous semble pas remplir ces critères.

Malgré sa volonté affichée de répondre aux besoins de tou.te.x.s les étudiant.e.x.s, le rectorat ne s'adresse en fait qu'aux personnes ayant le temps, les moyens, le lieu et la disponibilité mentale pour effectuer leur semestre "comme si rien ne changeait". Cette façon d'adapter les examens ne prend pas en compte les intérêts des étudiant.e.x.s les plus concerné.e.x.s par les changements liés au COVID-19. 

De nombreuses personnes auront le "choix" entre travailler  d'arrache-pied avec des horaires impossibles ou redoubler.
C'est le cas des personnes mobilisées par l'armée ou la protection civile, des personnes qui n'ont pas d'espace de travail adapté chez  elles, de celles qui doivent garder des enfants, de celles qui prennent soin de leurs proches ou qui tombent malades, de celles qui n'ont pas les moyens d'avoir le matériel informatique nécessaire ou la connexion adéquate et de celles qui sont bouleversées par l'exceptionnalité de la situation.
 
De plus, le coût des études est extrêmement élevé à Genève : 28'992 CHF/an selon le Pôle Santé Social.1 
Pour beaucoup, redoubler n'est pas une option.
Le même problème survient en cas d'engagement professionel et/ou académique déjà pris pour l'année prochaine.
Le redoublement "gratuit" accordé comme une faveur par le rectorat n'est donc pas suffisant.

Une autre problématique est balayée par la solution actuelle. Selon un rapport réalisé par l'Observatoire de la Vie Etudiante en 2019 et qui paraîtra prochainement, 78% des  étudiant.e.x.s se trouvent dans un état d'épuisement moral. 
La situation actuelle impacte évidemment encore plus la santé mentale des étudiant.e.x.s, déjà détérioré en période "normale". Pouvons-nous dès lors accepter que l'université n'agisse pas suffisamment pour réduire le stress et la précarité étudiante à un moment où cela est si nécessaire? 

Pour toutes ces raisons, nous demandons que le système d'examens de la session de juin 2020 soit repensé. Nous demandons un prise en compte de tous les cas individuels et une solution réellement égalitaire. 
La voix étudiante n'a malheureusement pas été consultée par le rectorat. 

Nous nous devons de trouver une solution à la hauteur de la situation. Les retombées de cette crise impactent tout le monde mais avant tout les plus précaires. Il est temps de prendre des décisions réellement solidaires ! 
Par cette pétition, nous réiterons donc la demande de validation en bloc de tous les enseignements suivis ce semestre.[2]

À signer et diffuser, pour que personne ne soit laissé de côté !

 

 

 


[1](https://www.unige.ch/dife/sante-social/aides-financieres/budget/)
[2] Pour plus d'arguments concernant cette position: https://cuae.ch/prise-de-position-de-la-cuae-sur-les-examens/