Sep 10, 2018

Les responsables de notre Métropole ont affiché à plusieurs reprises leur ambition que le Grand Bordeaux ait un jour 1 million d’habitants.

Nous sommes habitués à ces rêves de grandeur et de puissance des responsables politiques.

La politique est faite de symboles, mais aussi de rapports de force, et il n’est  peut-être par anormal que les élus raisonnent ainsi.

Cette logique coïncide avec  une tendance de notre Société à favoriser les regroupements de structures, avant tout dans une perspective financière et de gains de productivité.

C’est ainsi que sont apparues les Métropoles, les grandes Régions, etc.

Pour autant il est permis de s’interroger sur l’intérêt de cette logique pour les citoyens :

- Vit-on mieux dans une grande Métropole ?
- Est-on mieux soigné dans un grand hôpital ?
Il est clair qu’après une période d’embellissement et d’équipement, unanimement appréciée des bordelais, la situation évolue désormais de manière très différente.

Un certain nombre de nuisances sont apparues à Bordeaux, dont certaines   sont directement liées à un accroissement à la  fois trop important et trop rapide de la population.

C’est ainsi qu’il existe désormais à Bordeaux des  problèmes de propreté, de sécurité, de transports, mais également de bruit et de nuisances sonores auxquels les habitants de la rue Jean Giono sont malheureusement particulièrement confrontés.

Face à cette situation, qui n’est pas acceptable, il existe un très vieux remède,  « LE RESPECT » :

- Le respect de la parole des élus. Dans plusieurs éditoriaux le Maire de Bordeaux se vante d’avoir une méthode « Ecouter, puis Décider ». Pour autant, il apparaît que c’est aujourd’hui avant tout un slogan qui ne relève que  de la communication, car qui écoute les riverains de la rue  Jean Giono et leurs représentants confrontés  à d’importantes nuisances sonores ? Qui écoute les habitants du quartier de La Bastide à qui les élus veulent imposer le projet SHAMENGO dont ils ne veulent pas ? Quand 670 habitants signent une  pétition, le respect et l’écoute commandent de prendre en considération leur avis.
 

- Le respect des lois et des règles. Il est regrettable qu’en l’absence d’écoute et de concertation, mais aussi de respect des règles, les citoyens soient obligés de faire appel  au juge administratif pour « dire le droit » et faire respecter la démocratie. Il n’est pas acceptable que des élus, aussi connus soient-ils, essaient de « passer en force » pour imposer un projet qui leur plaît, au mépris de l’avis des habitants et des règles.

- Enfin, le respect des personnes. Il est très appréciable que le Ministre de l’Education Nationale ait rappelé, lors de sa prise de fonction, que l’école primaire n’a pas seulement pour vocation d’apprendre aux enfants, futurs citoyens, à lire, à écrire et à compter, mais qu’elle doitaussi leur apprendre à respecter. Car la République c’est avant tout le respect, celui des différences, bien sûr, mais aussi celui de l’Autre et il est à la base du vivre ensemble.
Alors, oui, il faut que ceux qui aiment la musique puissent satisfaire leur passion, mais il faut aussi que la tranquillité et le sommeil des riverains soient également respectés.

Il est de la mission des élus de favoriser ce vivre ensemble, encore faut-il qu’ils soient eux-mêmes respectueux de leur parole et des règles : c’est aussi une question de crédibilité.​

​​​​​​​      Noël EYRIGNOUX

​​​​​​      Président de l’Association ACPEL - BASTIDE

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