Pétition fermée

Pour le droit des enfants français de suivre une scolarité dans un établissement Public

Cette pétition avait 767 signataires



Monsieur le Président,

Nous, parents français et parents d’enfants français établis à Casablanca au Maroc, vous sollicitions par la présente pour mettre fin à un système opaque, injuste , népotique et contraire aux valeurs républicaines. Un système mis en place par le SCAC (Service de Coopération et d’Action Culturelle) qui prend en otage l’avenir et l’éducation de nos enfants. Ce système existe depuis des années sans que personne au ministère des affaires étrangères ne s’en émeuve  ou encore moins ne s’en saisisse.

Cette année la ligne rouge a été franchie et nous, parents français et parents d’enfants français, disons de manière claire, ferme et solidaire : Stop.

En effet, le Mercredi 07 Juin 2017, le (S.C.A.C) basé à l’ambassade de France à Rabat, a exclu des enfants français des établissements gérés directement par  l'AEFE (Agence de l’enseignement français de l’étranger). Ainsi, nous nous avons découvert qu’un nombre conséquent d’enfants FRANÇAIS a été affecté au réseau privé « OSUI » (Office scolaire universitaire et international) et non dans un établissement EGD (géré directement par l'AEFE), et ce au titre de la rentrée scolaire 2017/2018

Ces affectations privent nos enfants FRANÇAIS établis hors de France d’un droit que leur octroie la république : le droit d’intégrer un système éducatif français subventionné par la France.

Depuis plusieurs années, le S.C.A.C,  dont, rappelons-le, les méthodes d’affectations restent opaques, douteuses et irrationnelles, se positionne aujourd’hui au vu et au su de tout le monde comme une instance qui n’a de compte à rendre à personne et qui ne tient compte ni des vœux d’affectations exprimés par les parents, ni de leur lieu de résidence et encore moins, facteur aggravant, du BIEN-ETRE de nos enfants. Au lieu de cela, il met à jour une évidence selon laquelle les affectations relèvent désormais du mercantilisme le plus débridé et des passe-droits de toutes sortes.

Aujourd’hui, nous parents d’enfants Français, refusons catégoriquement de nous soumettre aux décisions arbitraires émanant du SCAC pour les raisons suivantes :  

§  Nos enfants, citoyens FRANÇAIS, ont le droit d’accéder directement aux écoles gérées directement par l’AEFE et ce sans discrimination aucune. Ce droit ne peut être remis en question par la volonté de cette instance appelé le SCAC

§  Les écoles relevant du réseau OSUI imposent aux parents des frais de scolarité très élevés : compter pour une entrée en Moyenne section 10 000 euros entre droits d’entrée et frais annuels de scolarité (hors transport et cantine). Ce montant est de 4 500 euros dans les établissements EGD. Nous n’avons pas les moyens financiers pour assumer de tels frais et nos revenus nous placent hors barème pour prétendre à des bourses scolaires (lesquelles, rappelons-le, ne sont octroyées que sur la base des tarifs EGD). En cas de difficulté de paiement des frais exigés, ces écoles n’autorisent plus l’élève à bénéficier de leur enseignement les radient tout simplement de leurs effectifs.

§   Les écoles relevant de l’OSUI sont excentrées et vont nous imposer et imposer à nos enfants (âgés de 4 à 7 ans) des temps de trajet très importants (4 heures par jour)  que tout spécialiste de l’enfance et de l’éducation et que toute personne sensée  jugerait incompatible avec l’épanouissement de l’enfant et le plaisir qu’il prendrait à aller à l’école.

§  Aucun transfert des établissements OSUI vers les établissements EGD n’est possible par le système mis en place localement. Tout élève démarrant sa scolarité à l’OSUI est condamné à y rester jusqu’au baccalauréat.

Ainsi et au vu des données précédemment listées, nous, parents d’enfants français établis au Maroc, réclamons :

§  Que les affectations discriminatoires qui ont été faites soient revues pour que nos enfants puissent intégrer dès Septembre 2017 un établissement EGD tel que nous l’avions exprimé dans nos vœux d’affectation en Mars 2017.

§  Qu’un audit soit diligenté pour mettre à jour et clarifier les logiques d’affectation et les pratiques du SCAC. 

§ Qu'il soit mis fin aux passe-droits et aux interventions pour ne pas dire plus, en tout genre qui bafouent l'un des fondement de la République : l'Egalité

§  Qu’un médiateur soit nominé pour gérer les réclamations des parents pour que cesse le silence auxquels leurs demandes font face

§  Que nos droits en tant que Français et  parents d’enfants Français soient les mêmes qu’en France

Monsieur le Président, nous savons que vous voulez une république irréprochable dans laquelle les valeurs de la république seront respectées par toutes les instances publiques et administratives. Nous comptons sur vous pour que cessent ces pratiques dont nos enfants, les enfants de la république sont les premières victimes.  Nous espérons sincèrement que nos doléances soient entendues et que vous donniez suite à nos requêtes. Nous faisons face à un silence méprisant de la part des instances que nous avons sollicitées. Sommes-nous ou nos enfants sont-ils des citoyens de seconde zone ? Vers qui se tourner, lorsque tous les responsables sont aux abonnés absents. Qui peut défendre nos intérêts et ceux de nos enfants ?

La moralisation de la vie publique est un des gros chantiers de votre gouvernement et nos doléances s’inscrivent parfaitement dans ce registre.

Nous ne demandons qu’un semblant d’égalité dans l’enseignement et l’éducation que la République française est sensée accorder à tous ses enfants, qu’ils soient établis en France ou à l’étranger.  

Nous vous prions de recevoir, Monsieur le Président, l’expression de notre très haute considération.

Le Comité des parents Français du Maroc victimes des affectations du SCAC

 



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aicha BENABDELJALIL a besoin de votre aide pour sa pétition “Le ministre des affaires étrangères: Pour le droit des enfants français de suivre une scolarité dans un établissement EGD”. Rejoignez aicha et 766 signataires.