Langue d'Òc en Région Sud/PACA : « On est pas des santons ! »


Langue d'Òc en Région Sud/PACA : « On est pas des santons ! »
Le problème
"On est pas des santons !"
PÉTITION CITOYENNE
Pour l’application effective des obligations légales en faveur de la langue d'Òc dans la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur
Citoyennes et citoyens de Provence-Alpes-Côte d’Azur,
Nous contribuons par nos impôts au financement :
– de la Région,
– des Départements,
– des municipalités,
– des établissements culturels subventionnés,
– des médias de service public présents sur notre territoire.
Nous constatons que la langue d'Òc, dite parfois occitane, dans toutes ses formes vivantes — provençal, niçois, gavòt — demeure insuffisamment présente dans l’espace public régional.
Il ne s’agit pas d’un débat folklorique.
Il s’agit d’un enjeu démocratique.
La langue dÒc est historiquement la langue autochtone d’une grande partie de notre territoire.
Elle est reconnue par l’article 75-1 de la Constitution comme appartenant au patrimoine de la France. La loi du 21 mai 2021 (Loi Molac) relative à la protection patrimoniale des langues régionales renforce sa transmission. Les missions du service public audiovisuel incluent explicitement la valorisation des langues régionales.
Ce sont des obligations légales.
Pourtant, dans les faits :
– la présence de la langue d'òc dans les médias publics régionaux reste marginale,
– sa place dans les programmations culturelles financées par fonds publics est irrégulière et rarissime,
– sa visibilité dépend d’événements ponctuels plutôt que d’une politique structurée.
Une langue que l’on n’entend pas devient invisible.
Une langue invisible cesse d’être transmise.
Et l’invisibilisation n’est jamais neutre.
On entend parfois dire : « le public ne demande pas ».
Mais comment demander ce que l’on ne voit jamais ?
Comment désirer ce qui n’est pas proposé ?
L’absence de demande est souvent la conséquence directe de l’absence d’offre par les services publics.
Il faut également le dire clairement : les divisions internes sur les questions d’appellation — occitan, provençal, niçois — ou sur les graphies sont devenues contre-productives.
Les débats linguistiques sont légitimes.
La pluralité interne est une richesse scientifique et culturelle.
Mais transformer ces différences en querelles permanentes revient à affaiblir politiquement l’ensemble.
Pendant que l’on débat de la manière d’écrire, la langue recule dans l’espace public.
Pendant que l’on conteste le nom, elle disparaît des ondes et de l’espace public. La diversité des variantes n’est pas une faiblesse.
L’inaction publique, si.
Nous demandons :
1. Un plan linguistique régional clair et public en faveur de la langue D’òc.
2. Des objectifs chiffrés et évaluables de présence dans les médias publics.
3. Une intégration régulière de créations en langue D’òc dans les lieux culturels subventionnés.
4. Un rapport annuel public sur l’application de ces engagements.
5. Un comité de suivi associant chercheurs, créateurs et citoyens, dans le respect de la pluralité des formes de la langue d’òc.
Reconnaissance d’une discrimination structurelle
Nous demandons qu’il soit officiellement reconnu qu’une inégalité de traitement affecte la création en langue occitane dans notre région.
Lorsque des politiques culturelles financent régulièrement certains secteurs artistiques, mais laissent la langue autochtone du territoire sans soutien structuré, il ne s’agit plus d’un simple oubli administratif.
Il s’agit d’une discrimination culturelle.
Cette discrimination se manifeste par :
– une sous-représentation persistante dans les médias publics,
– une absence de financement pérenne pour des projets en langue d'Òc,
– une visibilité conditionnée à des usages ponctuels et symboliques.
Une langue reconnue par la Constitution ne peut être traitée comme un supplément optionnel.
L’égalité devant le service public implique l’égalité d’accès à la représentation culturelle.
Nous demandons que les institutions publiques de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur se mettent en conformité avec leurs obligations légales.
Nous demandons que l’inégalité de traitement constatée fasse l’objet d’un réexamen transparent.
Lorsque des décennies d’inaction ont contribué à fragiliser une langue, il ne suffit pas d’annoncer de bonnes intentions. Il faut des mesures correctrices.
La réparation ne relève pas du symbole.
Elle relève de la justice.
Réparation par un engagement budgétaire clair.
Réparation par une présence médiatique régulière.
Réparation par une politique publique assumée.
Une langue ne disparaît pas par manque de valeur.
Elle disparaît par défaut de volonté politique.
Signer cette pétition, c’est exiger que la République applique ses propres principes.
C’est demander l’égalit;é réelle.
C’est refuser que la langue d'Òc — dans toutes ses variantes — soit maintenue à la marge sur son propre territoire.
Viva la lenga d'Òc !
Reportage ici :

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Le problème
"On est pas des santons !"
PÉTITION CITOYENNE
Pour l’application effective des obligations légales en faveur de la langue d'Òc dans la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur
Citoyennes et citoyens de Provence-Alpes-Côte d’Azur,
Nous contribuons par nos impôts au financement :
– de la Région,
– des Départements,
– des municipalités,
– des établissements culturels subventionnés,
– des médias de service public présents sur notre territoire.
Nous constatons que la langue d'Òc, dite parfois occitane, dans toutes ses formes vivantes — provençal, niçois, gavòt — demeure insuffisamment présente dans l’espace public régional.
Il ne s’agit pas d’un débat folklorique.
Il s’agit d’un enjeu démocratique.
La langue dÒc est historiquement la langue autochtone d’une grande partie de notre territoire.
Elle est reconnue par l’article 75-1 de la Constitution comme appartenant au patrimoine de la France. La loi du 21 mai 2021 (Loi Molac) relative à la protection patrimoniale des langues régionales renforce sa transmission. Les missions du service public audiovisuel incluent explicitement la valorisation des langues régionales.
Ce sont des obligations légales.
Pourtant, dans les faits :
– la présence de la langue d'òc dans les médias publics régionaux reste marginale,
– sa place dans les programmations culturelles financées par fonds publics est irrégulière et rarissime,
– sa visibilité dépend d’événements ponctuels plutôt que d’une politique structurée.
Une langue que l’on n’entend pas devient invisible.
Une langue invisible cesse d’être transmise.
Et l’invisibilisation n’est jamais neutre.
On entend parfois dire : « le public ne demande pas ».
Mais comment demander ce que l’on ne voit jamais ?
Comment désirer ce qui n’est pas proposé ?
L’absence de demande est souvent la conséquence directe de l’absence d’offre par les services publics.
Il faut également le dire clairement : les divisions internes sur les questions d’appellation — occitan, provençal, niçois — ou sur les graphies sont devenues contre-productives.
Les débats linguistiques sont légitimes.
La pluralité interne est une richesse scientifique et culturelle.
Mais transformer ces différences en querelles permanentes revient à affaiblir politiquement l’ensemble.
Pendant que l’on débat de la manière d’écrire, la langue recule dans l’espace public.
Pendant que l’on conteste le nom, elle disparaît des ondes et de l’espace public. La diversité des variantes n’est pas une faiblesse.
L’inaction publique, si.
Nous demandons :
1. Un plan linguistique régional clair et public en faveur de la langue D’òc.
2. Des objectifs chiffrés et évaluables de présence dans les médias publics.
3. Une intégration régulière de créations en langue D’òc dans les lieux culturels subventionnés.
4. Un rapport annuel public sur l’application de ces engagements.
5. Un comité de suivi associant chercheurs, créateurs et citoyens, dans le respect de la pluralité des formes de la langue d’òc.
Reconnaissance d’une discrimination structurelle
Nous demandons qu’il soit officiellement reconnu qu’une inégalité de traitement affecte la création en langue occitane dans notre région.
Lorsque des politiques culturelles financent régulièrement certains secteurs artistiques, mais laissent la langue autochtone du territoire sans soutien structuré, il ne s’agit plus d’un simple oubli administratif.
Il s’agit d’une discrimination culturelle.
Cette discrimination se manifeste par :
– une sous-représentation persistante dans les médias publics,
– une absence de financement pérenne pour des projets en langue d'Òc,
– une visibilité conditionnée à des usages ponctuels et symboliques.
Une langue reconnue par la Constitution ne peut être traitée comme un supplément optionnel.
L’égalité devant le service public implique l’égalité d’accès à la représentation culturelle.
Nous demandons que les institutions publiques de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur se mettent en conformité avec leurs obligations légales.
Nous demandons que l’inégalité de traitement constatée fasse l’objet d’un réexamen transparent.
Lorsque des décennies d’inaction ont contribué à fragiliser une langue, il ne suffit pas d’annoncer de bonnes intentions. Il faut des mesures correctrices.
La réparation ne relève pas du symbole.
Elle relève de la justice.
Réparation par un engagement budgétaire clair.
Réparation par une présence médiatique régulière.
Réparation par une politique publique assumée.
Une langue ne disparaît pas par manque de valeur.
Elle disparaît par défaut de volonté politique.
Signer cette pétition, c’est exiger que la République applique ses propres principes.
C’est demander l’égalit;é réelle.
C’est refuser que la langue d'Òc — dans toutes ses variantes — soit maintenue à la marge sur son propre territoire.
Viva la lenga d'Òc !
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Pétition lancée le 15 février 2026