

La retraite : non à la réforme, oui à la révolution
Le problème
Pétition adressée aux députés de l’Assemblée nationale
Nous, citoyennes et citoyens signataires de cette pétition, demandons l’ouverture d’un débat parlementaire sur une refonte profonde du financement de notre système de retraite.
Depuis des années, le même argument revient : parce qu’il y aurait moins d’actifs pour financer davantage de retraités, il faudrait travailler toujours plus longtemps. Ce raisonnement paraît logique, mais il repose sur une hypothèse devenue obsolète : celle selon laquelle seule la rémunération du travail humain crée la richesse qui permet de financer notre protection sociale.
Or notre économie a changé.
L’automatisation, la robotisation, l’informatique et désormais l’intelligence artificielle permettent de produire davantage avec beaucoup moins de salariés. Les gains de productivité sont réels, mais ils réduisent mécaniquement la masse salariale sur laquelle reposent aujourd’hui les cotisations retraite.
Le résultat est paradoxal : plus la technologie progresse, plus le financement des retraites devient fragile, alors même que la richesse continue d’être créée.
Nous refusons que cette évolution conduise à un choix présenté comme inévitable : repousser sans cesse l’âge de départ à la retraite ou diminuer les pensions.
Nous proposons un changement de paradigme.
La retraite ne devrait plus être financée principalement par le nombre de salariés, mais par l’ensemble de la richesse produite sur le territoire national, qu’elle provienne du travail humain, des machines, des logiciels, des algorithmes ou de toute autre forme de capital productif.
Une telle évolution permettrait :
- d’adapter notre modèle social aux réalités économiques du XXIᵉ siècle ;
- de faire bénéficier l’ensemble de la société des gains de productivité ;
- de cesser de considérer chaque innovation technologique comme une menace pour notre solidarité nationale ;
- de préserver un droit à une retraite digne sans imposer un allongement continu de la durée du travail.
Nous ne demandons pas une réforme supplémentaire.
Nous demandons une révolution de l’assiette de financement.
L’enjeu n’est pas seulement budgétaire. Il est civilisationnel. Si les machines produisent une part croissante de notre richesse collective, alors cette richesse doit participer, elle aussi, au financement du bien commun.
Nous appelons les députés de la Nation à étudier sérieusement cette voie, à engager une mission parlementaire sur le sujet et à ouvrir un débat public dépassant les oppositions traditionnelles entre hausse des cotisations, baisse des pensions ou recul de l’âge légal.
L’innovation doit libérer l’être humain, non l’obliger à travailler toujours plus longtemps.
En signant cette pétition, nous affirmons qu’il est temps d’inventer un système de retraite adapté au monde qui vient, fondé non sur la seule quantité de travail humain, mais sur la richesse réellement créée par notre économie.
Nous demandons aux députés de l'Assemblée nationale d'engager une mission d'information et d'étudier la mise en place d'une Contribution Universelle à la Retraite (CUR), fondée sur la richesse créée plutôt que sur les seuls salaires.

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Le problème
Pétition adressée aux députés de l’Assemblée nationale
Nous, citoyennes et citoyens signataires de cette pétition, demandons l’ouverture d’un débat parlementaire sur une refonte profonde du financement de notre système de retraite.
Depuis des années, le même argument revient : parce qu’il y aurait moins d’actifs pour financer davantage de retraités, il faudrait travailler toujours plus longtemps. Ce raisonnement paraît logique, mais il repose sur une hypothèse devenue obsolète : celle selon laquelle seule la rémunération du travail humain crée la richesse qui permet de financer notre protection sociale.
Or notre économie a changé.
L’automatisation, la robotisation, l’informatique et désormais l’intelligence artificielle permettent de produire davantage avec beaucoup moins de salariés. Les gains de productivité sont réels, mais ils réduisent mécaniquement la masse salariale sur laquelle reposent aujourd’hui les cotisations retraite.
Le résultat est paradoxal : plus la technologie progresse, plus le financement des retraites devient fragile, alors même que la richesse continue d’être créée.
Nous refusons que cette évolution conduise à un choix présenté comme inévitable : repousser sans cesse l’âge de départ à la retraite ou diminuer les pensions.
Nous proposons un changement de paradigme.
La retraite ne devrait plus être financée principalement par le nombre de salariés, mais par l’ensemble de la richesse produite sur le territoire national, qu’elle provienne du travail humain, des machines, des logiciels, des algorithmes ou de toute autre forme de capital productif.
Une telle évolution permettrait :
- d’adapter notre modèle social aux réalités économiques du XXIᵉ siècle ;
- de faire bénéficier l’ensemble de la société des gains de productivité ;
- de cesser de considérer chaque innovation technologique comme une menace pour notre solidarité nationale ;
- de préserver un droit à une retraite digne sans imposer un allongement continu de la durée du travail.
Nous ne demandons pas une réforme supplémentaire.
Nous demandons une révolution de l’assiette de financement.
L’enjeu n’est pas seulement budgétaire. Il est civilisationnel. Si les machines produisent une part croissante de notre richesse collective, alors cette richesse doit participer, elle aussi, au financement du bien commun.
Nous appelons les députés de la Nation à étudier sérieusement cette voie, à engager une mission parlementaire sur le sujet et à ouvrir un débat public dépassant les oppositions traditionnelles entre hausse des cotisations, baisse des pensions ou recul de l’âge légal.
L’innovation doit libérer l’être humain, non l’obliger à travailler toujours plus longtemps.
En signant cette pétition, nous affirmons qu’il est temps d’inventer un système de retraite adapté au monde qui vient, fondé non sur la seule quantité de travail humain, mais sur la richesse réellement créée par notre économie.
Nous demandons aux députés de l'Assemblée nationale d'engager une mission d'information et d'étudier la mise en place d'une Contribution Universelle à la Retraite (CUR), fondée sur la richesse créée plutôt que sur les seuls salaires.

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Pétition lancée le 15 juin 2026