La guerre d'Israel au Liban: c'est tout un pays qu'on assassine


La guerre d'Israel au Liban: c'est tout un pays qu'on assassine
Le problème
Monsieur le président de la République,
Nous sommes des citoyennes et citoyens français, franco-libanais, des résidents en France horrifiés par cette abomination qui se déroule sous nos yeux, au Proche-Orient, Nous sommes en colère face à l'inaction de la communauté internationale, spécifiquement celle de la France et l’Union Européenne. Nous attendons de vous que vous utilisiez tous les leviers possibles afin de parvenir à un cessez-le-feu immédiat au Liban.
En effet, cela fait plus d'un an qu'Israël mène une guerre sans limites contre le peuple palestinien, violant quotidiennement le droit international et humanitaire. Depuis le 17 septembre, le gouvernement israélien a pris l’initiative d’étendre complètement le conflit au Liban dans ce qui constitue une agression caractérisée. Les victimes civiles se comptent par milliers (y compris des ressortissants français), plus de 1,5 million de libanais ont été déplacés et au moins 500 000 personnes ont quitté le pays, Les infrastructures sont en ruine et plus de 29 villages ont été complètement détruits. Le gouvernement israélien se rend indiscutablement coupable de crimes de guerre. Non seulement l'armée israélienne utilise des armes interdites sur des zones civiles, comme le phosphore blanc, mais elle frappe de manière disproportionnée et indiscriminée des immeubles résidentiels, des cimetières, des hôpitaux et des sites historiques. Des civils, des journalistes et des secouristes sont visés et sont tués délibérément ou empêchés par des tirs d'arriver sur les lieux sinistrés. Israël viole la souveraineté du Liban en envahissant son territoire, terrorise sa population, déracine ses citoyens et exacerbe les dissensions internes, au risque de provoquer une nouvelle guerre civile. N’est-ce pas là l’objectif réel ? Faire imploser le Liban ?
Soyez, Monsieur le Président, fidèle à la tradition historique d’amitié de la France pour le Liban en préservant ce lieu unique au monde où cohabitent Islam et Chrétienté !
Israël estime être au-dessus du droit international, « nous sommes le peuple de la lumière » a récemment déclaré son Premier ministre suprémaciste. La République française peut-elle tolérer que la FINUL soit prise pour cible sans réagir ? L’ignorance complète et le mépris pour la justice internationale ? La Cour Internationale de Justice a exigé d’Israël des mesures conservatoires à trois reprises, afin de prévenir un génocide. Cet État n’en a tenu aucun compte. La Cour Pénale Internationale, elle, subit des intimidations indignes pour ne pas émettre les mandats d’arrêts à l’encontre de Netanyahou et Gallant.
Voulez-vous rester comme le Président français qui sera resté du mauvais côté de l'Histoire, quitte à répéter dans quelque temps un « plus jamais ça » qui a perdu toute signification ? Voulez-vous continuer à soutenir son gouvernement raciste et messianique qui ne connaît que destruction et violence et qui alimente la haine, ou voulez-vous être du côté du droit et de la justice ?
Nous sommes indignés, depuis le début de ce déchaînement de violences et de voir la partialité avec laquelle cette guerre est dépeinte en France. Sous le prétexte fallacieux de combattre le terrorisme, Israël s’autorise les pires exactions. Les Palestiniens et désormais les Libanais sont réduits à des vies humaines de seconde catégorie, sans importance, leurs voix sont méprisées et leurs doléances balayées. Nous entendons même de la part de certaines personnalités publiques des propos racistes et haineux qui visent à déshumaniser ces peuples et inciter à la violence. Certains amalgames essaient de faire taire toute critique envers le gouvernement israélien. Nous critiquerons Israël et sommes fondés à le faire tant qu'il y aura, comme le décrit la résolution A/RES/ES-10/24 adoptée par l’Assemblée Générale (AG) des Nations Unies le 18 septembre 2024, un système d'apartheid, une occupation illégale et un reniement outrancier des droits des Palestiniens, il n'y aura jamais de paix pour les habitants de la région. Ce n’est absolument pas une question de religion.
En cette heure grave, il y a une priorité : le cessez-le-feu. Les protestations strictement verbales ne suffisent plus. Elles ont au contraire permis à Israël d'aller toujours plus loin dans son mépris du droit international.
Le temps est à l’action : Il faut stopper la vente de toutes les armes et s’y tenir, réviser les accords d'échanges commerciaux, culturels, académiques, scientifiques et militaires. La France ainsi que l’Europe devraient agir en ce sens, certains pays européens le font déjà. L'Union Européenne, premier partenaire commercial d'Israël, a un véritable levier : la suspension de l’accord d'association car ce dernier est soumis au respect des droits humains inlassablement bafoués par Israël. Cette suspension est d'ailleurs soutenue par au moins 195 organisations non gouvernementales européennes. La résolution A/RES/ES-10/24 de l’AG des Nations Unies souligne les obligations des États membres sur ce sujet.
Seules des pressions effectives sont de nature à stopper le carnage au Proche-Orient, parallèlement aux négociations avec l’État libanais que nous voulons souverain avec une armée capable de le défendre et loin de toute ingérence étrangère.
Monsieur le président, la France et le Liban ont une histoire partagée et des liens qui les unissent et qui ne devraient pas s'estomper mais au contraire être raffermis. Quand le pays du cèdre brûle nous ne pouvons pas regarder ailleurs. Nous espérons que vous serez fidèle à la tradition française d’humanisme, de respect du droit international

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Le problème
Monsieur le président de la République,
Nous sommes des citoyennes et citoyens français, franco-libanais, des résidents en France horrifiés par cette abomination qui se déroule sous nos yeux, au Proche-Orient, Nous sommes en colère face à l'inaction de la communauté internationale, spécifiquement celle de la France et l’Union Européenne. Nous attendons de vous que vous utilisiez tous les leviers possibles afin de parvenir à un cessez-le-feu immédiat au Liban.
En effet, cela fait plus d'un an qu'Israël mène une guerre sans limites contre le peuple palestinien, violant quotidiennement le droit international et humanitaire. Depuis le 17 septembre, le gouvernement israélien a pris l’initiative d’étendre complètement le conflit au Liban dans ce qui constitue une agression caractérisée. Les victimes civiles se comptent par milliers (y compris des ressortissants français), plus de 1,5 million de libanais ont été déplacés et au moins 500 000 personnes ont quitté le pays, Les infrastructures sont en ruine et plus de 29 villages ont été complètement détruits. Le gouvernement israélien se rend indiscutablement coupable de crimes de guerre. Non seulement l'armée israélienne utilise des armes interdites sur des zones civiles, comme le phosphore blanc, mais elle frappe de manière disproportionnée et indiscriminée des immeubles résidentiels, des cimetières, des hôpitaux et des sites historiques. Des civils, des journalistes et des secouristes sont visés et sont tués délibérément ou empêchés par des tirs d'arriver sur les lieux sinistrés. Israël viole la souveraineté du Liban en envahissant son territoire, terrorise sa population, déracine ses citoyens et exacerbe les dissensions internes, au risque de provoquer une nouvelle guerre civile. N’est-ce pas là l’objectif réel ? Faire imploser le Liban ?
Soyez, Monsieur le Président, fidèle à la tradition historique d’amitié de la France pour le Liban en préservant ce lieu unique au monde où cohabitent Islam et Chrétienté !
Israël estime être au-dessus du droit international, « nous sommes le peuple de la lumière » a récemment déclaré son Premier ministre suprémaciste. La République française peut-elle tolérer que la FINUL soit prise pour cible sans réagir ? L’ignorance complète et le mépris pour la justice internationale ? La Cour Internationale de Justice a exigé d’Israël des mesures conservatoires à trois reprises, afin de prévenir un génocide. Cet État n’en a tenu aucun compte. La Cour Pénale Internationale, elle, subit des intimidations indignes pour ne pas émettre les mandats d’arrêts à l’encontre de Netanyahou et Gallant.
Voulez-vous rester comme le Président français qui sera resté du mauvais côté de l'Histoire, quitte à répéter dans quelque temps un « plus jamais ça » qui a perdu toute signification ? Voulez-vous continuer à soutenir son gouvernement raciste et messianique qui ne connaît que destruction et violence et qui alimente la haine, ou voulez-vous être du côté du droit et de la justice ?
Nous sommes indignés, depuis le début de ce déchaînement de violences et de voir la partialité avec laquelle cette guerre est dépeinte en France. Sous le prétexte fallacieux de combattre le terrorisme, Israël s’autorise les pires exactions. Les Palestiniens et désormais les Libanais sont réduits à des vies humaines de seconde catégorie, sans importance, leurs voix sont méprisées et leurs doléances balayées. Nous entendons même de la part de certaines personnalités publiques des propos racistes et haineux qui visent à déshumaniser ces peuples et inciter à la violence. Certains amalgames essaient de faire taire toute critique envers le gouvernement israélien. Nous critiquerons Israël et sommes fondés à le faire tant qu'il y aura, comme le décrit la résolution A/RES/ES-10/24 adoptée par l’Assemblée Générale (AG) des Nations Unies le 18 septembre 2024, un système d'apartheid, une occupation illégale et un reniement outrancier des droits des Palestiniens, il n'y aura jamais de paix pour les habitants de la région. Ce n’est absolument pas une question de religion.
En cette heure grave, il y a une priorité : le cessez-le-feu. Les protestations strictement verbales ne suffisent plus. Elles ont au contraire permis à Israël d'aller toujours plus loin dans son mépris du droit international.
Le temps est à l’action : Il faut stopper la vente de toutes les armes et s’y tenir, réviser les accords d'échanges commerciaux, culturels, académiques, scientifiques et militaires. La France ainsi que l’Europe devraient agir en ce sens, certains pays européens le font déjà. L'Union Européenne, premier partenaire commercial d'Israël, a un véritable levier : la suspension de l’accord d'association car ce dernier est soumis au respect des droits humains inlassablement bafoués par Israël. Cette suspension est d'ailleurs soutenue par au moins 195 organisations non gouvernementales européennes. La résolution A/RES/ES-10/24 de l’AG des Nations Unies souligne les obligations des États membres sur ce sujet.
Seules des pressions effectives sont de nature à stopper le carnage au Proche-Orient, parallèlement aux négociations avec l’État libanais que nous voulons souverain avec une armée capable de le défendre et loin de toute ingérence étrangère.
Monsieur le président, la France et le Liban ont une histoire partagée et des liens qui les unissent et qui ne devraient pas s'estomper mais au contraire être raffermis. Quand le pays du cèdre brûle nous ne pouvons pas regarder ailleurs. Nous espérons que vous serez fidèle à la tradition française d’humanisme, de respect du droit international

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Pétition lancée le 9 novembre 2024