

L’apprentissage du mot moratoire


L’apprentissage du mot moratoire
Le problème
Dans les dernières semaines, le Conseil du trésor, présidé par la ministre France-Élaine Duranceau, a décrété un moratoire sur les subventions accordées à différents organismes sans but lucratif. Dans la foulée, l’organisme AgrÉcoles, qui offre un programme agroalimentaire intégré au quotidien de 45 écoles pour cultiver l’humain de demain, a été contraint de mettre toutes ses activités en pause.
Face à ce moratoire, je me dois, en tant que parent bénévole au sein du projet, de vous faire part de toute mon affection pour ce fabuleux programme éducatif, porteur de sens et d’espoir. J’ai eu le privilège d’accompagner la personne ressource, un agroéducateur, dans tous les ateliers offerts auprès des différents cycles et volets de notre école. Je peux vous confirmer que lorsque l’agroéducateur entre dans l’école, on peut apercevoir le soleil qui s’installe dans les yeux des enfants. Il s’enracine petit à petit dans son milieu d’accueil.
Il n’est pas le seul à prendre racine, puisque j’ai été témoin de l’influence positive et immédiate sur les jeunes, en incluant l’ensemble du milieu qu’il partage avec le personnel de l’école, les parents bénévoles et les enfants dans les programmes alternatifs ou de francisation.
Mettre les mains dans la terre des jardins pour apprendre autrement des matières scolaires et pour enseigner notre belle culture et notre précieuse langue française, est un cadeau extraordinaire offert à nos enfants. Il s’agit aussi d’un lieu de connexion, où la confiance s’installe plus facilement entre les élèves et les adultes, et dans lequel on applique un vocabulaire qui prend tout son sens dans les gestes du quotidien.
Je vois autour de moi des enfants curieux, enthousiastes et avides d’en apprendre davantage sur l’environnement qui les entoure et les nourrit. D’un mois à l’autre, les apprentissages sont vastes, et il est toujours épatant de voir à quel point les enfants retiennent et appliquent leurs nouvelles connaissances. Ils démontrent une ouverture envers les autres, les différences et les nouveaux aliments qu’ils ne connaissent pas.
Pour les enfants, les enseignants et moi-même, ce programme est une véritable forme de prévention qui permet de sensibiliser les citoyens de demain à une alimentation saine, à la réduction du gaspillage, à la protection de l’environnement, à la consommation locale, aux métiers agricoles, aux savoirs des Premiers peuples, et plus encore.
Le programme est en pause depuis plus d’une semaine maintenant. Il est important qu’AgrÉcoles retrouve rapidement son financement pour que les activités reprennent dans les écoles. C’est autour des jardins qu’AgrÉcoles nous a offert que nous tissons, avec grande fierté, un esprit communautaire de partage éthique et équitable. Nous souhaitons qu’AgrÉcoles poursuive sa mission avec nous et qu’il se développe partout à travers le Québec pendant encore longtemps. L’alimentation est fondamentale et intrinsèque à l’humain, et toutes les écoles devraient avoir la chance de bénéficier d’un tel programme. J’irais même jusqu’à dire qu’il nous permettrait de rayonner à l’international.
Quel autre endroit au monde offre un programme comme celui-ci dans ses écoles primaires ?
Nous avons des spécialistes en anglais, en éducation physique, en art et en musique. Il est grand temps d’en avoir au sujet de l’agriculture.
Je nous souhaite, de tout cœur, de faire partie de la solution plutôt que de faire partie du problème.
Bien à vous,
Julie Boudreault, maman bénévole à l’école alternative Soleil-de-l'Aube

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Le problème
Dans les dernières semaines, le Conseil du trésor, présidé par la ministre France-Élaine Duranceau, a décrété un moratoire sur les subventions accordées à différents organismes sans but lucratif. Dans la foulée, l’organisme AgrÉcoles, qui offre un programme agroalimentaire intégré au quotidien de 45 écoles pour cultiver l’humain de demain, a été contraint de mettre toutes ses activités en pause.
Face à ce moratoire, je me dois, en tant que parent bénévole au sein du projet, de vous faire part de toute mon affection pour ce fabuleux programme éducatif, porteur de sens et d’espoir. J’ai eu le privilège d’accompagner la personne ressource, un agroéducateur, dans tous les ateliers offerts auprès des différents cycles et volets de notre école. Je peux vous confirmer que lorsque l’agroéducateur entre dans l’école, on peut apercevoir le soleil qui s’installe dans les yeux des enfants. Il s’enracine petit à petit dans son milieu d’accueil.
Il n’est pas le seul à prendre racine, puisque j’ai été témoin de l’influence positive et immédiate sur les jeunes, en incluant l’ensemble du milieu qu’il partage avec le personnel de l’école, les parents bénévoles et les enfants dans les programmes alternatifs ou de francisation.
Mettre les mains dans la terre des jardins pour apprendre autrement des matières scolaires et pour enseigner notre belle culture et notre précieuse langue française, est un cadeau extraordinaire offert à nos enfants. Il s’agit aussi d’un lieu de connexion, où la confiance s’installe plus facilement entre les élèves et les adultes, et dans lequel on applique un vocabulaire qui prend tout son sens dans les gestes du quotidien.
Je vois autour de moi des enfants curieux, enthousiastes et avides d’en apprendre davantage sur l’environnement qui les entoure et les nourrit. D’un mois à l’autre, les apprentissages sont vastes, et il est toujours épatant de voir à quel point les enfants retiennent et appliquent leurs nouvelles connaissances. Ils démontrent une ouverture envers les autres, les différences et les nouveaux aliments qu’ils ne connaissent pas.
Pour les enfants, les enseignants et moi-même, ce programme est une véritable forme de prévention qui permet de sensibiliser les citoyens de demain à une alimentation saine, à la réduction du gaspillage, à la protection de l’environnement, à la consommation locale, aux métiers agricoles, aux savoirs des Premiers peuples, et plus encore.
Le programme est en pause depuis plus d’une semaine maintenant. Il est important qu’AgrÉcoles retrouve rapidement son financement pour que les activités reprennent dans les écoles. C’est autour des jardins qu’AgrÉcoles nous a offert que nous tissons, avec grande fierté, un esprit communautaire de partage éthique et équitable. Nous souhaitons qu’AgrÉcoles poursuive sa mission avec nous et qu’il se développe partout à travers le Québec pendant encore longtemps. L’alimentation est fondamentale et intrinsèque à l’humain, et toutes les écoles devraient avoir la chance de bénéficier d’un tel programme. J’irais même jusqu’à dire qu’il nous permettrait de rayonner à l’international.
Quel autre endroit au monde offre un programme comme celui-ci dans ses écoles primaires ?
Nous avons des spécialistes en anglais, en éducation physique, en art et en musique. Il est grand temps d’en avoir au sujet de l’agriculture.
Je nous souhaite, de tout cœur, de faire partie de la solution plutôt que de faire partie du problème.
Bien à vous,
Julie Boudreault, maman bénévole à l’école alternative Soleil-de-l'Aube

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Pétition lancée le 18 novembre 2025