L’ANTHROPOLOGIE CONTRE L'AUSTÉRITÉ.

L’ANTHROPOLOGIE CONTRE L'AUSTÉRITÉ.

Signataires récents:
Chloé DE TORCY et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

COMMUNIQUÉ DE L’AG DES PERSONNELS ET ETUDIANT.E.S D’ANTHROPOLOGIE DE L’UT2J SUR L'AUSTÉRITÉ IMPOSÉE


Depuis plusieurs années, les gouvernements néolibéraux enchaînés mettent en place des politiques de précarité et d’austérité vis-à-vis de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR). Les coupes budgétaires s’accumulent et pour la première fois, le budget de l’ESR  par étudiant.e atteint son seuil le plus bas. Le département d’Anthropologie à l’UT2J n’en est pas pour le moins exclu et les conséquences qui en découlent sont fortes : 40% de coupes budgétaires ; des nouvelles maquettes d’enseignement proposées dans lesquelles on nous demande de choisir entre réduire le nombre de places pour les étudiants en L1 et supprimer des TD majeurs à l’apprentissage de la discipline.

Depuis de nombreuses années, le département repose sur 8 enseignant.e.s chercheur.euses titulaires et trois personnels administratifs, ce qui est très peu pour le nombre d’étudiant.e.s inscrit.e.s et qui ne suffit donc pas à assurer tous les enseignements. De fait, une vingtaine de chargé.e.s de cours (doctorant.e.s et docteur.e.s aux statuts divers, majoritairement payés à l’heure) ainsi que deux ATER complètent chaque année cette équipe pédagogique, qui repose donc en grande partie sur la précarité d’enseignants contractuels. 


Tout cela ne relève pas d’une nécessité budgétaire, mais plutôt d’une professionnalisation de l’ESR où le gouvernement français privilégie des filières considérées comme plus bénéfiques que d’autres dans le domaine de la production d’armement dans un contexte de militarisation.

Aujourd’hui, 60 universités françaises sur 75 sont en déficit malgré le nombre d’étudiant.e.s croissant. Des Master et des licences sont fermés sous couvert d’une logique libérale. Toutes ces filières ferment, réduisant la capacité d’accueil, ce qui mène à une sélection et une compétition plus rude. L’université devient de moins en moins accessible.

Cette stratégie va à l’encontre de notre vision de l’ESR et de ce que pourrait être l’expérience universitaire : une expérience de découverte, pour toutes et tous, un espace de réflexion et d’émancipation.

Alors, il ne nous reste qu’une solution face à cette attaque : nous mobiliser collectivement pour des conditions dignes d’enseignement et de recherche. Au cours de cette dernière année, nous avons pu nous organiser lors d’Assemblées Générales du département, ou alors en allant démarcher les étudiantes et étudiants sur nos conditions communes, et c’est en perpétuant ces actions que la lutte pourra être fructueuse.

À l’UT2J, nous sommes le seul département à proposer l’apprentissage de l’anthropologie dès la L1, les seuls à proposer des cours d’anthropologie de la parenté, du genre, et du corps, d’anthropologie du patrimoine, et d’anthropologie du vivant non-humain et de la nature. Si la discipline vient à réduire, puis à disparaître dans notre Université, ce sont ces savoirs qui vont disparaître avec, ce sont des générations d’anthropologues qui n’existeront pas, et ce sont des portes fermées à un apprentissage de l’Autre, du monde, des manières de le concevoir.


ALORS, POUR DÉFENDRE UNE UNIVERSITÉ PUBLIQUE, LIBRE ET OUVERTE À TOUTES ET A TOUS, CONTRE LA CASSE DU SERVICE PUBLIC, MOBILISONS-NOUS.

 

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Chloé DE TORCY et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

COMMUNIQUÉ DE L’AG DES PERSONNELS ET ETUDIANT.E.S D’ANTHROPOLOGIE DE L’UT2J SUR L'AUSTÉRITÉ IMPOSÉE


Depuis plusieurs années, les gouvernements néolibéraux enchaînés mettent en place des politiques de précarité et d’austérité vis-à-vis de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR). Les coupes budgétaires s’accumulent et pour la première fois, le budget de l’ESR  par étudiant.e atteint son seuil le plus bas. Le département d’Anthropologie à l’UT2J n’en est pas pour le moins exclu et les conséquences qui en découlent sont fortes : 40% de coupes budgétaires ; des nouvelles maquettes d’enseignement proposées dans lesquelles on nous demande de choisir entre réduire le nombre de places pour les étudiants en L1 et supprimer des TD majeurs à l’apprentissage de la discipline.

Depuis de nombreuses années, le département repose sur 8 enseignant.e.s chercheur.euses titulaires et trois personnels administratifs, ce qui est très peu pour le nombre d’étudiant.e.s inscrit.e.s et qui ne suffit donc pas à assurer tous les enseignements. De fait, une vingtaine de chargé.e.s de cours (doctorant.e.s et docteur.e.s aux statuts divers, majoritairement payés à l’heure) ainsi que deux ATER complètent chaque année cette équipe pédagogique, qui repose donc en grande partie sur la précarité d’enseignants contractuels. 


Tout cela ne relève pas d’une nécessité budgétaire, mais plutôt d’une professionnalisation de l’ESR où le gouvernement français privilégie des filières considérées comme plus bénéfiques que d’autres dans le domaine de la production d’armement dans un contexte de militarisation.

Aujourd’hui, 60 universités françaises sur 75 sont en déficit malgré le nombre d’étudiant.e.s croissant. Des Master et des licences sont fermés sous couvert d’une logique libérale. Toutes ces filières ferment, réduisant la capacité d’accueil, ce qui mène à une sélection et une compétition plus rude. L’université devient de moins en moins accessible.

Cette stratégie va à l’encontre de notre vision de l’ESR et de ce que pourrait être l’expérience universitaire : une expérience de découverte, pour toutes et tous, un espace de réflexion et d’émancipation.

Alors, il ne nous reste qu’une solution face à cette attaque : nous mobiliser collectivement pour des conditions dignes d’enseignement et de recherche. Au cours de cette dernière année, nous avons pu nous organiser lors d’Assemblées Générales du département, ou alors en allant démarcher les étudiantes et étudiants sur nos conditions communes, et c’est en perpétuant ces actions que la lutte pourra être fructueuse.

À l’UT2J, nous sommes le seul département à proposer l’apprentissage de l’anthropologie dès la L1, les seuls à proposer des cours d’anthropologie de la parenté, du genre, et du corps, d’anthropologie du patrimoine, et d’anthropologie du vivant non-humain et de la nature. Si la discipline vient à réduire, puis à disparaître dans notre Université, ce sont ces savoirs qui vont disparaître avec, ce sont des générations d’anthropologues qui n’existeront pas, et ce sont des portes fermées à un apprentissage de l’Autre, du monde, des manières de le concevoir.


ALORS, POUR DÉFENDRE UNE UNIVERSITÉ PUBLIQUE, LIBRE ET OUVERTE À TOUTES ET A TOUS, CONTRE LA CASSE DU SERVICE PUBLIC, MOBILISONS-NOUS.

 

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Pétition lancée le 6 mai 2026