

Il y a cinq ans aujourd’hui, Ville Mont-Royal dévoilait sa nouvelle politique pour le mieux-être des animaux de compagnie. Ce fut l’une des premières villes au Québec à exiger que les chiens, les chats et les lapins vendus en animalerie soient stérilisés et proviennent de refuges, et à exclure les éleveurs commerciaux des listes de fournisseurs d’animaleries.
Je suis déménagée au Québec après avoir vécu aux États-Unis pendant plusieurs années. C’est alors que j’ai remarqué que de plus en plus de villes américaines et canadiennes prenaient des mesures pour lutter contre le problème de surpopulation animale – mais pas au Québec. J’ai donc encouragé la Ville à adopter un règlement à cette fin. « Ces nouvelles règles s’inscrivent dans un mouvement global de reconnaissance des droits et de protection des animaux. Elles témoignent de la nécessité qui nous incombe à tous, gouvernements, villes et propriétaires d’animaux, d’adopter un encadrement qui favorise également le bien-être des animaux de compagnie », a déclaré le maire de Mont-Royal, Philippe Roy.
Alors que je conseillais les membres du conseil, j’ai constaté que certains étaient sceptiques quant à l’adoption d’un tel règlement; les animaleries seraient tenues de s’approvisionner en chiens, chats et lapins qu’ils vendent uniquement auprès d’organisations de sauvetage d’animaux, tandis que les animaux provenant d’éleveurs commerciaux continueraient d’être vendus sur les sites d’annonces classées. Cela m’a menée à lancer simultanément une campagne nationale demandant à Kijiji Canada, leader canadien des annonces classées en ligne, d’interdire la vente commerciale d’animaux sur son site. Ma campagne a obtenu plus de 340 000 signatures, a attiré l’attention des médias nationaux et a gagné l’appui de 31 organismes de secours animal. Qui plus est, elle a incité Kijiji à apporter plusieurs modifications à ses politiques d’affichage et a motivé le site de petites annonces UsedEverywhere.com à interdire l’exploitation des animaux domestiques sur l’ensemble de son réseau.
Malheureusement, les animaux sont encore vendus sur les sites d’annonces classées au Québec, malgré la loi adoptée en 2015 reconnaissant les animaux non comme des biens mais comme des êtres pouvant ressentir et possédant des impératifs biologiques. Des villes comme Montréal, Ville Mont-Royal, Côte Saint-Luc, Beaconsfield, Hudson et Rosemont—La Petite-Patrie ont interdit la vente commerciale d’animaux sur leur territoire, afin de lutter contre la surpopulation animale. Qui plus est, l’Union des municipalités du Québec, la Ville de Montréal, l’Association des médecins vétérinaires du Québec en pratique des petits animaux, l’Association des juristes progressistes et la SPCA de Montréal se sont tous dits préoccupés par la vente de chiens sur les sites d’annonces classées dans leurs mémoires déposés lors du projet de loi 128 visant à favoriser la protection des personnes par la mise en place d’un encadrement concernant les chiens. Pour ces raisons, j’ai présenté une pétition à l’Assemblée nationale du Québec demandant au gouvernement d’interdire la vente commerciale d’animaux sur tous les sites d’annonces classées au Québec.
Voici l’occasion pour le Québec de se défaire d’une réputation peu enviable en ce qui a trait au bien-être de nos animaux de compagnie. Je demande à tous les Québécois et Québécoises de signer et partager cette importante pétition à l’Assemblée nationale du Québec. Il ne faut pas que les efforts de nos villes aient été faits en vain. Nous avons jusqu’au 18 mai pour nous faire entendre. Cliquez içi pour signer la pétition.
https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-8253/index.html