Ressources urgentes pour la COVID-19 dans les communautés autochtones

The Issue

Anglais

Cher premier ministre Justin Trudeau, vice-première ministre Chrystia Freeland, ministre de la Santé Patty Hajdu, ministre des Services aux Autochtones Marc Miller, ministre de la Défense Harjit Sajjan, ministre des Affaires du Nord Dan Vandal, Dr Tom Wong, Services aux Autochtones Canada (SAC), Dr Evan Adams, officier médical en chef de la santé des SAC, vérificatrice générale Karen Hogan :

Les Premières nations, les Inuits et les métisses sont parmi les Canadiens les plus vulnérables et les moins bien équipés pour faire face à la pandémie de la COVID-19. Durant la crise de la H1N1, les Autochtones avaient 6,5 fois plus de chances d’être admis aux urgences. Plusieurs communautés autochtones vivent la pauvreté, la surpopulation, l’insécurité liée à l’alimentation et l’approvisionnement en eau, ainsi qu’un manque d’accès adéquat aux soins de santé. De plus, il y a un taux plus élevé de maladies chroniques. Tout cela augmente les risques de COVID-19 sévères.

De nombreux dirigeants autochtones connaissent bien les ressources et les manques des communautés. Bien que nous reconnaissions qu’une seule approche ne satisferait pas les besoins de toutes les communautés, nous croyons qu’une intervention urgente est nécessaire MAINTENANT pour éviter des conséquences catastrophiques pour plusieurs communautés.

L’engagement initial du gouvernement fédéral de donner 315 millions de dollars en aide financière durant la pandémie pour tous les Canadiens autochtones représente moins d’un pour cent de l’aide financière accordée aux Canadiens ordinaires. Cela est tout simplement inacceptable. Bien que des investissements additionnels aient été faits pour les communautés autochtones, de nombreux dirigeants autochtones et organisations de santé demandent plus d’aide financière et de ressources.

Par cette pétition, avec plus de 50 000 signatures, nous voulons que le gouvernement fédéral applique rapidement les suggestions provenant des dirigeants de notre communauté. Nous demandons que le plan du gouvernement fédéral pour la pandémie et les foyers de COVID-19 dans les communautés autochtones soit transparent et ouvert, ainsi que facilement accessible. Ce plan devrait être préparé à l’avance et mis en place à la requête des communautés autochtones afin de se préparer et d’éviter un foyer, et de réagir rapidement dans le cas où il y en aurait un. Nous demandons : « Quelles seraient vos attentes pour vous-mêmes, vos enfants, vos ainés et les membres de votre famille s’il y avait un foyer ? » Nous vous mettons au défi de réfléchir au traitement différentiel comme étant inéquitable.

La COVID-19 a accentué les inégalités dans la société canadienne, attaquant de façon disproportionnelle les populations vulnérables. Bien que plusieurs communautés autochtones soient parvenues à prévenir l’éclosion de foyers catastrophiques par un accès restreint aux communautés, il s’agit d’une solution temporaire. La situation de la COVID-19 parmi les Navajos nous rappelle les vulnérabilités des peuples autochtones en Amérique du Nord. Nous devons travailler à améliorer les facteurs influents sur la santé comme la nourriture, l’eau, l’accès au logement et en faire des questions de droit de la personne. Bien que les communautés puissent développer leurs propres plans, il doit y avoir suffisamment de ressources, d’aide financière, d’équipement et de personnel pour soutenir les communautés en cas d’éclosions de foyers.

Nos suggestions actuelles incluent les points suivants :

1. Reconnaître la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones

Nous reconnaissons que la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones pour les protéger de la COVID-19 de la manière la plus efficace possible. Cela inclut les restrictions de voyager dans des régions peuplées par les communautés autochtones qui s’auto-administrent. Toute levée de telles restrictions nécessiterait le consentement libre, préalable et informé des communautés autochtones concernées.

2. Augmenter de façon urgente la capacité des soins de santé dans les communautés

La plupart des communautés autochtones ont été chroniquement sous-équipées pour les soins de santé. Il doit y avoir une augmentation de la capacité à aider les communautés sous la direction des dirigeants de communautés autochtones. Le plan actuel du gouvernement pour augmenter cette capacité doit être clairement documenté et transparent sur le plan concernant la pandémie COVID-19 pour les Autochtones. Cette capacité d’intervention peut consister à augmenter le personnel médical de Services aux Autochtones Canada, médecins, infirmiers et infirmiers praticiens.

Le gouvernement fédéral devrait créer un répertoire d’autres individus en dehors des Services aux Autochtones Canada pour aider avec la capacité d’intervention, incluant :
Des médecins canadiens
Des infirmiers et infirmiers praticiens
Des thérapeutes respiratoires
Du personnel de services médicaux d’urgence
Des logisticiens
Des spécialistes de santé publique

D’autres organisations à considérer :
La Croix-Rouge canadienne
Médecins sans frontières
Du personnel de santé dans les Forces armées canadiennes, sous la direction du leadership des communautés.
Nous devrions aussi considérer les médecins cubains qui ont gagné de nombreuses distinctions pour avoir réagi aux foyers de COVID-19 autour du monde.

3.     Augmentation des tests et du contrôle des foyers

a.     Des kits de test COVID-19 doivent être priorisés pour les communautés autochtones, précisément pour les communautés qui sont amenées par voie aérienne ou qui n’ont pas un accès rapide aux soins critiques en milieu hospitalier.
b.     Que toutes les communautés autochtones aient accès à du désinfectant pour les mains, la médication et de l’équipement de protection individuelle pour le personnel de la santé et tous les travailleurs essentiels.
c.    Des masques de tissu devraient être distribués maintenant à toutes les communautés en besoin.
d. Des ventilateurs devraient être envoyés aux communautés qui font face à des éclosions de foyers ainsi que du personnel adéquatement formé (médecins, thérapeutes respiratoires ou personnel en soins d’urgence).
e. Des plans doivent être en place pour l’isolation : des logements temporaires sont nécessaires pour séparer des individus potentiellement infectés des maisons surpeuplées, une situation courante dans trop de communautés.
e.  S’il y avait un foyer de COVID-19, il devrait y avoir un plan pour rapidement isoler les membres de la communauté qui seraient à risque d’être gravement malade, incluant les ainés et ceux qui ont des problèmes de santé chroniques. Les hôtels, abris temporaires ou autres installations devraient être pris en considération.
f.   Nous devons aussi nous assurer que durant cette éclosion, il y a suffisamment de ressources indispensables, comme la nourriture et l’eau potable, ainsi que les produits de nettoyage pour gérer le foyer.

4. Restrictions de voyage

Nous soutenons la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones 4.2, qui statue que : « Les individus autochtones ont un droit égal à la jouissance du plus haut standard atteignable de santé mentale et physique. Les États devraient prendre les mesures nécessaires en vue d’accomplir progressivement la pleine réalisation de ce droit. »

Dans ce temps de COVID-19, nous affirmons que la protection de la santé des communautés autochtones est une priorité de la plus haute importance, et qu’elle doit être assurée avant que les activités économiques non essentielles et récréatives soient développées dans les territoires, mettant ainsi les peuples autochtones à risque de contracter la COVID-19.

Ceci inclut les restrictions de voyage dans les régions peuplées par des communautés autochtones qui s’auto-administrent. Toute levée éventuelle de telles restrictions nécessiterait le consentement libre, préalable et informé des communautés autochtones concernées.

Tout ceci doit être financé d’une manière équitable pour toutes les communautés autochtones à risque le plus tôt possible et appliqué en consultant les experts et les dirigeants des communautés autochtones.

Sincèrement,

Isadore Day, CEO Bimaadzwin,
Grand chef Wilton Littlechild, commissaire de vérité et réconciliation
Michele Audette, commissaire de MMIWG 
Tony Belcourt, président fondateur de Métis Nation of Ontario
Grand chef Alvin Fiddler, nation Nishnawbe Aski, Ontario 
Dr David Suzuki, vulgarisateur scientifique et activiste environnemental
Jesse Wente, diffuseur, ED Indigenous Screen Office Grand Chief Southern Chiefs Organization, Manitoba 
Dr Anna Banerji, co-présidente de l’Indigenous Health Conference (IHC) 
Michele-Elise Burnett, présidente de Kakekalanicks LTD, co-présidente de l’IHC
Allison Deer, Bimaadzwin, conseillère senior de projets
Bryan Hendry, Bimaadzwin, directeur du marketing et des communications
Mae Katt, infirmière praticienne en soins de santé primaires
Angela DeMontigny, designer crie/métisse
Kevin Sandy, président, programme Iroquois Lacrosse
Rodney Haring, directeur du Centre autochtone de recherche sur le cancer

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The Issue

Anglais

Cher premier ministre Justin Trudeau, vice-première ministre Chrystia Freeland, ministre de la Santé Patty Hajdu, ministre des Services aux Autochtones Marc Miller, ministre de la Défense Harjit Sajjan, ministre des Affaires du Nord Dan Vandal, Dr Tom Wong, Services aux Autochtones Canada (SAC), Dr Evan Adams, officier médical en chef de la santé des SAC, vérificatrice générale Karen Hogan :

Les Premières nations, les Inuits et les métisses sont parmi les Canadiens les plus vulnérables et les moins bien équipés pour faire face à la pandémie de la COVID-19. Durant la crise de la H1N1, les Autochtones avaient 6,5 fois plus de chances d’être admis aux urgences. Plusieurs communautés autochtones vivent la pauvreté, la surpopulation, l’insécurité liée à l’alimentation et l’approvisionnement en eau, ainsi qu’un manque d’accès adéquat aux soins de santé. De plus, il y a un taux plus élevé de maladies chroniques. Tout cela augmente les risques de COVID-19 sévères.

De nombreux dirigeants autochtones connaissent bien les ressources et les manques des communautés. Bien que nous reconnaissions qu’une seule approche ne satisferait pas les besoins de toutes les communautés, nous croyons qu’une intervention urgente est nécessaire MAINTENANT pour éviter des conséquences catastrophiques pour plusieurs communautés.

L’engagement initial du gouvernement fédéral de donner 315 millions de dollars en aide financière durant la pandémie pour tous les Canadiens autochtones représente moins d’un pour cent de l’aide financière accordée aux Canadiens ordinaires. Cela est tout simplement inacceptable. Bien que des investissements additionnels aient été faits pour les communautés autochtones, de nombreux dirigeants autochtones et organisations de santé demandent plus d’aide financière et de ressources.

Par cette pétition, avec plus de 50 000 signatures, nous voulons que le gouvernement fédéral applique rapidement les suggestions provenant des dirigeants de notre communauté. Nous demandons que le plan du gouvernement fédéral pour la pandémie et les foyers de COVID-19 dans les communautés autochtones soit transparent et ouvert, ainsi que facilement accessible. Ce plan devrait être préparé à l’avance et mis en place à la requête des communautés autochtones afin de se préparer et d’éviter un foyer, et de réagir rapidement dans le cas où il y en aurait un. Nous demandons : « Quelles seraient vos attentes pour vous-mêmes, vos enfants, vos ainés et les membres de votre famille s’il y avait un foyer ? » Nous vous mettons au défi de réfléchir au traitement différentiel comme étant inéquitable.

La COVID-19 a accentué les inégalités dans la société canadienne, attaquant de façon disproportionnelle les populations vulnérables. Bien que plusieurs communautés autochtones soient parvenues à prévenir l’éclosion de foyers catastrophiques par un accès restreint aux communautés, il s’agit d’une solution temporaire. La situation de la COVID-19 parmi les Navajos nous rappelle les vulnérabilités des peuples autochtones en Amérique du Nord. Nous devons travailler à améliorer les facteurs influents sur la santé comme la nourriture, l’eau, l’accès au logement et en faire des questions de droit de la personne. Bien que les communautés puissent développer leurs propres plans, il doit y avoir suffisamment de ressources, d’aide financière, d’équipement et de personnel pour soutenir les communautés en cas d’éclosions de foyers.

Nos suggestions actuelles incluent les points suivants :

1. Reconnaître la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones

Nous reconnaissons que la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones pour les protéger de la COVID-19 de la manière la plus efficace possible. Cela inclut les restrictions de voyager dans des régions peuplées par les communautés autochtones qui s’auto-administrent. Toute levée de telles restrictions nécessiterait le consentement libre, préalable et informé des communautés autochtones concernées.

2. Augmenter de façon urgente la capacité des soins de santé dans les communautés

La plupart des communautés autochtones ont été chroniquement sous-équipées pour les soins de santé. Il doit y avoir une augmentation de la capacité à aider les communautés sous la direction des dirigeants de communautés autochtones. Le plan actuel du gouvernement pour augmenter cette capacité doit être clairement documenté et transparent sur le plan concernant la pandémie COVID-19 pour les Autochtones. Cette capacité d’intervention peut consister à augmenter le personnel médical de Services aux Autochtones Canada, médecins, infirmiers et infirmiers praticiens.

Le gouvernement fédéral devrait créer un répertoire d’autres individus en dehors des Services aux Autochtones Canada pour aider avec la capacité d’intervention, incluant :
Des médecins canadiens
Des infirmiers et infirmiers praticiens
Des thérapeutes respiratoires
Du personnel de services médicaux d’urgence
Des logisticiens
Des spécialistes de santé publique

D’autres organisations à considérer :
La Croix-Rouge canadienne
Médecins sans frontières
Du personnel de santé dans les Forces armées canadiennes, sous la direction du leadership des communautés.
Nous devrions aussi considérer les médecins cubains qui ont gagné de nombreuses distinctions pour avoir réagi aux foyers de COVID-19 autour du monde.

3.     Augmentation des tests et du contrôle des foyers

a.     Des kits de test COVID-19 doivent être priorisés pour les communautés autochtones, précisément pour les communautés qui sont amenées par voie aérienne ou qui n’ont pas un accès rapide aux soins critiques en milieu hospitalier.
b.     Que toutes les communautés autochtones aient accès à du désinfectant pour les mains, la médication et de l’équipement de protection individuelle pour le personnel de la santé et tous les travailleurs essentiels.
c.    Des masques de tissu devraient être distribués maintenant à toutes les communautés en besoin.
d. Des ventilateurs devraient être envoyés aux communautés qui font face à des éclosions de foyers ainsi que du personnel adéquatement formé (médecins, thérapeutes respiratoires ou personnel en soins d’urgence).
e. Des plans doivent être en place pour l’isolation : des logements temporaires sont nécessaires pour séparer des individus potentiellement infectés des maisons surpeuplées, une situation courante dans trop de communautés.
e.  S’il y avait un foyer de COVID-19, il devrait y avoir un plan pour rapidement isoler les membres de la communauté qui seraient à risque d’être gravement malade, incluant les ainés et ceux qui ont des problèmes de santé chroniques. Les hôtels, abris temporaires ou autres installations devraient être pris en considération.
f.   Nous devons aussi nous assurer que durant cette éclosion, il y a suffisamment de ressources indispensables, comme la nourriture et l’eau potable, ainsi que les produits de nettoyage pour gérer le foyer.

4. Restrictions de voyage

Nous soutenons la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones 4.2, qui statue que : « Les individus autochtones ont un droit égal à la jouissance du plus haut standard atteignable de santé mentale et physique. Les États devraient prendre les mesures nécessaires en vue d’accomplir progressivement la pleine réalisation de ce droit. »

Dans ce temps de COVID-19, nous affirmons que la protection de la santé des communautés autochtones est une priorité de la plus haute importance, et qu’elle doit être assurée avant que les activités économiques non essentielles et récréatives soient développées dans les territoires, mettant ainsi les peuples autochtones à risque de contracter la COVID-19.

Ceci inclut les restrictions de voyage dans les régions peuplées par des communautés autochtones qui s’auto-administrent. Toute levée éventuelle de telles restrictions nécessiterait le consentement libre, préalable et informé des communautés autochtones concernées.

Tout ceci doit être financé d’une manière équitable pour toutes les communautés autochtones à risque le plus tôt possible et appliqué en consultant les experts et les dirigeants des communautés autochtones.

Sincèrement,

Isadore Day, CEO Bimaadzwin,
Grand chef Wilton Littlechild, commissaire de vérité et réconciliation
Michele Audette, commissaire de MMIWG 
Tony Belcourt, président fondateur de Métis Nation of Ontario
Grand chef Alvin Fiddler, nation Nishnawbe Aski, Ontario 
Dr David Suzuki, vulgarisateur scientifique et activiste environnemental
Jesse Wente, diffuseur, ED Indigenous Screen Office Grand Chief Southern Chiefs Organization, Manitoba 
Dr Anna Banerji, co-présidente de l’Indigenous Health Conference (IHC) 
Michele-Elise Burnett, présidente de Kakekalanicks LTD, co-présidente de l’IHC
Allison Deer, Bimaadzwin, conseillère senior de projets
Bryan Hendry, Bimaadzwin, directeur du marketing et des communications
Mae Katt, infirmière praticienne en soins de santé primaires
Angela DeMontigny, designer crie/métisse
Kevin Sandy, président, programme Iroquois Lacrosse
Rodney Haring, directeur du Centre autochtone de recherche sur le cancer

The Decision Makers

Justin Trudeau
Prime Minister of Canada/Premier ministre du Canada
Ministre de la Santé Patty Hajdu
Ministre de la Santé Patty Hajdu
Ministre des Services aux Autochtones Marc Miller
Ministre des Services aux Autochtones Marc Miller
Ministre de la Défense Harjit Sajjan
Ministre de la Défense Harjit Sajjan
Ministre des Affaires du Nord Dan Vandal
Ministre des Affaires du Nord Dan Vandal

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