Justice pour les victimes d'AVC lié à la contraception hormonale.


Justice pour les victimes d'AVC lié à la contraception hormonale.
Le problème
Que ce soit pour réguler les hormones, traiter l’acné ou plus couramment pour ne pas tomber enceinte, de nombreuses femmes à travers le monde prennent une pilule contraceptive. Mais certaines pilules présentent des risques accrus de thromboses.
Pour preuve, en 2007, ma fille a frôlé la mort à l'âge de 25 ans. Elle a eu un Accident Vasculaire Cérébrale ischémique après avoir pris une pilule de 4ème génération, Jasminelle, la laissant aphasique et avec le côté droit de son corps paralysé.
Cette pillule, réputée pour être « moins dosée», est en réalité plus dangereuse que les précédentes. Plus on avance dans ces générations de pilule, plus le pourcentage de décès, d’AVC et d'embolies pulmonaires augmente chez les patientes. C'est inquiétant. Les pilules de 3ème et 4ème génération qui contiennent de la drospirénone, comme Yaz et Yasmin, multiplient les risques par 4 selon une étude anglaise récente.
Les conséquences en sont désastreuses : décès ou hémiplégie, aphasie, troubles de l'élocution, de la mémoire, de la vision, déficits moteurs, épilepsie, dépression, etc.
Ma fille vivait en couple, travaillait à plein temps, mangeait sainement, n'avait eu aucune maladie grave et ne prenait aucun médicament, à part la pilule depuis une semaine. Mais elle fumait, alors sa gynécologue n'aurait jamais dû lui prescrire la pilule. Comment pouvait-elle ignorer que l'association pilule-tabac agit comme une bombe chimique? La gynécologue l'a encouragée à la prendre alors qu'elle demandait un stérilet au cuivre (DIU).
Arrivée en urgence au service neurologique de l'hôpital Saint-Anne, elle suit un examen biologique complet : on lui découvre dans le cœur un foramen ovale perméable (fop), comme 25 % de la population. Les artères de ses jambes et de son cou ne présentent pas de passage thombo-embolique. Le caillot de sang s'est donc formé dans son cerveau, dans la zone de Broca. Sur le bulletin de sortie de l'hôpital, le neurologue écrit: "AVC, cause indéterminée".
Qu'est-ce qui a provoqué la formation de ce caillot dans le cerveau ? D'un point de vue scientifique, il n'y a pas d'effet sans cause ... Pourtant les médecins et les Laboratoires ne reconnaissent pas l'AVC comme un effet secondaire de la pilule.
Après deux ans de rééducation intensive en orthophonie, ma fille pouvait à nouveau parler et de multiples séances de kiné lui ont permis de retrouver sa motricité, mais elle garde des séquelles qui l'empêchent de travailler, elle est pensionnée. Elle n'a pas mérité cette vie-là.
Actuellement, les médecins ont l'obligation d'informer leurs patientes des risques et de leur proposer d'autres modes de contraception ou, si elles choisissent la pilule, de leur prescrire un test sanguin avant la première prise, mais l'information donnée concerne uniquement la prise de la pilule et le test actuel ne détecte jamais de contre-indications.
Et pourtant en janvier 2013, cent trente plaintes ont été déposées au Tribunal de Grande Instance visant 29 marques de pilules, juste après celle de Marion Larat, la lanceuse d'alerte. Plus de 1700 cas d'accidents ont été déclarés à l'ANSM dans l'année.
En 2016, deux expertises médicales ont reconnu la responsabilité partielle de la pilule dans la survenue de l'AVC de ma fille, l'autre facteur étant le tabac. C'est une première victoire.
L’enquête préliminaire du tribunal a duré deux ans, mais le Juge d'instruction a rejeté la plainte en juillet 2024. Nous faisons appel.
Nous souhaitons que le nouveau Tribunal reconnaisse les conclusions des experts et que ma fille soit enfin indemnisée.
Qu'un bilan sanguin efficace soit prescrit par le médecin avant la première prise. Nous souhaitons aussi alerter les jeunes femmes des dangers de mort, d'embolie pulmonaire et d'AVC.
https://youtu.be/XDTrDtlL7Qo?t=6m40s
Il existe des moyens de contraception sans hormones - préservatif, diaphragme, ovule spermicide, DIU au cuivre (stérilet) - donc sans danger.
Si vous êtes une victime ou le parent d'une victime, votre signature et votre témoignage est essentiel. Faites circuler la pétition à vos proches et dans les réseaux sociaux.

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Le problème
Que ce soit pour réguler les hormones, traiter l’acné ou plus couramment pour ne pas tomber enceinte, de nombreuses femmes à travers le monde prennent une pilule contraceptive. Mais certaines pilules présentent des risques accrus de thromboses.
Pour preuve, en 2007, ma fille a frôlé la mort à l'âge de 25 ans. Elle a eu un Accident Vasculaire Cérébrale ischémique après avoir pris une pilule de 4ème génération, Jasminelle, la laissant aphasique et avec le côté droit de son corps paralysé.
Cette pillule, réputée pour être « moins dosée», est en réalité plus dangereuse que les précédentes. Plus on avance dans ces générations de pilule, plus le pourcentage de décès, d’AVC et d'embolies pulmonaires augmente chez les patientes. C'est inquiétant. Les pilules de 3ème et 4ème génération qui contiennent de la drospirénone, comme Yaz et Yasmin, multiplient les risques par 4 selon une étude anglaise récente.
Les conséquences en sont désastreuses : décès ou hémiplégie, aphasie, troubles de l'élocution, de la mémoire, de la vision, déficits moteurs, épilepsie, dépression, etc.
Ma fille vivait en couple, travaillait à plein temps, mangeait sainement, n'avait eu aucune maladie grave et ne prenait aucun médicament, à part la pilule depuis une semaine. Mais elle fumait, alors sa gynécologue n'aurait jamais dû lui prescrire la pilule. Comment pouvait-elle ignorer que l'association pilule-tabac agit comme une bombe chimique? La gynécologue l'a encouragée à la prendre alors qu'elle demandait un stérilet au cuivre (DIU).
Arrivée en urgence au service neurologique de l'hôpital Saint-Anne, elle suit un examen biologique complet : on lui découvre dans le cœur un foramen ovale perméable (fop), comme 25 % de la population. Les artères de ses jambes et de son cou ne présentent pas de passage thombo-embolique. Le caillot de sang s'est donc formé dans son cerveau, dans la zone de Broca. Sur le bulletin de sortie de l'hôpital, le neurologue écrit: "AVC, cause indéterminée".
Qu'est-ce qui a provoqué la formation de ce caillot dans le cerveau ? D'un point de vue scientifique, il n'y a pas d'effet sans cause ... Pourtant les médecins et les Laboratoires ne reconnaissent pas l'AVC comme un effet secondaire de la pilule.
Après deux ans de rééducation intensive en orthophonie, ma fille pouvait à nouveau parler et de multiples séances de kiné lui ont permis de retrouver sa motricité, mais elle garde des séquelles qui l'empêchent de travailler, elle est pensionnée. Elle n'a pas mérité cette vie-là.
Actuellement, les médecins ont l'obligation d'informer leurs patientes des risques et de leur proposer d'autres modes de contraception ou, si elles choisissent la pilule, de leur prescrire un test sanguin avant la première prise, mais l'information donnée concerne uniquement la prise de la pilule et le test actuel ne détecte jamais de contre-indications.
Et pourtant en janvier 2013, cent trente plaintes ont été déposées au Tribunal de Grande Instance visant 29 marques de pilules, juste après celle de Marion Larat, la lanceuse d'alerte. Plus de 1700 cas d'accidents ont été déclarés à l'ANSM dans l'année.
En 2016, deux expertises médicales ont reconnu la responsabilité partielle de la pilule dans la survenue de l'AVC de ma fille, l'autre facteur étant le tabac. C'est une première victoire.
L’enquête préliminaire du tribunal a duré deux ans, mais le Juge d'instruction a rejeté la plainte en juillet 2024. Nous faisons appel.
Nous souhaitons que le nouveau Tribunal reconnaisse les conclusions des experts et que ma fille soit enfin indemnisée.
Qu'un bilan sanguin efficace soit prescrit par le médecin avant la première prise. Nous souhaitons aussi alerter les jeunes femmes des dangers de mort, d'embolie pulmonaire et d'AVC.
https://youtu.be/XDTrDtlL7Qo?t=6m40s
Il existe des moyens de contraception sans hormones - préservatif, diaphragme, ovule spermicide, DIU au cuivre (stérilet) - donc sans danger.
Si vous êtes une victime ou le parent d'une victime, votre signature et votre témoignage est essentiel. Faites circuler la pétition à vos proches et dans les réseaux sociaux.

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Les décisionnaires
Pétition lancée le 3 septembre 2016