Mettons fin à l’utilisation du 9-1-1 comme arme contre les personnes de couleur à Ottawa


Mettons fin à l’utilisation du 9-1-1 comme arme contre les personnes de couleur à Ottawa
The Issue
English
L’histoire récente de Ntwali Bashizi, un jeune homme noir étudiant en droit à l’Université de Carleton est un exemple récent de comment le 9-1-1 est souvent
utilisé comme une arme contre les personnes noires, autochtones ou racisées .
L’incident c’est produit quand une femme a appelé la police puisque Ntwali a refusé de céder à sa demande de descendre d’une passerelle dans Barrhaven, et ce, malgré le fait qu’ils étaient à une distance physique sécuritaire, et qu’elle n’avait pas demandé aux autres passants de faire de même. Elle a faussement affirmé à la police qu’il l’avait intimidée et a demandé qu’ils envoient un policier pour le forcer à quitter la passerelle. Une fois que la femme a décrit son apparence au répondant de la police d’Ottawa, ils ont crû sa version des faits.
Cet incident est seulement un exemple parmi tant d’autres de personnes racisées qui sont font harceler ou menacer par des personnes privilégiées alors qu’ils s’adonnent à leurs activités quotidiennes à Ottawa. En mars, la conseillère Donna Blackburn, de la Commission scolaire du district Ottawa-Carleton (OCDSB), a harcelé un adolescent noir et a tenu des propos racistes alors qu’il jouait au basketball dans un parc de Barrhaven. Elle a dénoncé le jeune homme, l’a menacé de le suivre jusque chez lui et a insinué qu’un jour, il finirait en prison.
Se servir de la police contre des gens innocents provenant de communautés marginalisées est un outil utilisé pour intimider et exercer son privilège sur les individus noirs, autochtones et racisés, ainsi que sur toute leur communauté. Non seulement les faux rapports de police contre une personne racisée portent atteinte à leurs libertés civiles: c’est également humiliant, provocateur et, comme nous avons vu dans le cas de George Floyd, ça peut entraîner des homicides.
Utiliser les services d’urgences pour toute autre raison qu’une véritable urgence a pour effet de taxer un système conçu pour aider les gens qui sont dans une situation désastreuse et qui ont réellement besoin d’aide. Utiliser les services d’urgence comme une ligne personnelle pour porter plainte contre les Noirs, les Autochtones et d’autres individus racisés est un gaspillage des ressources de la ville et de l’argent des contribuables, en plus d’être pour le moins déplorable.
Les services de la police d’Ottawa ont présenté des excuses à Ntwali Bashizi, admettant que le répondant du service d’urgence n’avait pas agi de manière appropriée en prenant l’appel. Ce n’est pas suffisant que la police d’Ottawa demande seulement pardon pour avoir mal géré la situation. Nous voulons des actions, pas des excuses. Les personnes qui font des faux rapports ou des rapports biaisés doivent être tenues responsables.
Pour mettre fin à cet usage abusif services d’urgence, nous demandons :
- Que la femme qui a fait une fausse dénonciation envers Ntwali Bashizi reçoive une amende;
- Un engagement de la Ville d’Ottawa et du gouvernement de l’Ontario de créer unenvironnement sécuritaire pour les personnes de couleur;
- Une reconnaissance explicite dans la loi que la discrimination systémique existe en Ontario et permettre à la police de donner des amendes aux individus qui appellent au 911 uniquement à cause de la race de la personne ou qui remplissent de faux rapports à la police (comme l’acte CAREN [Avertissement contre les non-urgences qui relèvent de l’exploitation raciale] récemment adopté par la ville de San Francisco);
- Une formation visant à lutter contre les préjugés pour les policiers et le personnel du service d’urgence afin qu’ils soient en mesure de mieux évaluer les appels 9-1-1 liés à la race et mieux y répondre.
Afin de nous assurer qu’Ottawa soit une ville accueillante, sécuritaire et juste pour tous ses résidents, nous devons mettre fin aux faux rapports de police motivés par la race.
CAS LÉGAL DE NTWALI BASHIZI :
Si vous aimeriez soutenir le cas de Ntwali Bashizi, un fonds a été mis sur pied par Justice pour Ntwali, une organisation indépendante. Une victoire judiciaire permettra de créer précédent et aidera à faire en sorte que des situations semblables ne se reproduisent plus. Tous les fonds non utilisés iront à un fonds juridique destiné à aider les personnes noires qui ont besoin d’aide juridique.

The Issue
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L’histoire récente de Ntwali Bashizi, un jeune homme noir étudiant en droit à l’Université de Carleton est un exemple récent de comment le 9-1-1 est souvent
utilisé comme une arme contre les personnes noires, autochtones ou racisées .
L’incident c’est produit quand une femme a appelé la police puisque Ntwali a refusé de céder à sa demande de descendre d’une passerelle dans Barrhaven, et ce, malgré le fait qu’ils étaient à une distance physique sécuritaire, et qu’elle n’avait pas demandé aux autres passants de faire de même. Elle a faussement affirmé à la police qu’il l’avait intimidée et a demandé qu’ils envoient un policier pour le forcer à quitter la passerelle. Une fois que la femme a décrit son apparence au répondant de la police d’Ottawa, ils ont crû sa version des faits.
Cet incident est seulement un exemple parmi tant d’autres de personnes racisées qui sont font harceler ou menacer par des personnes privilégiées alors qu’ils s’adonnent à leurs activités quotidiennes à Ottawa. En mars, la conseillère Donna Blackburn, de la Commission scolaire du district Ottawa-Carleton (OCDSB), a harcelé un adolescent noir et a tenu des propos racistes alors qu’il jouait au basketball dans un parc de Barrhaven. Elle a dénoncé le jeune homme, l’a menacé de le suivre jusque chez lui et a insinué qu’un jour, il finirait en prison.
Se servir de la police contre des gens innocents provenant de communautés marginalisées est un outil utilisé pour intimider et exercer son privilège sur les individus noirs, autochtones et racisés, ainsi que sur toute leur communauté. Non seulement les faux rapports de police contre une personne racisée portent atteinte à leurs libertés civiles: c’est également humiliant, provocateur et, comme nous avons vu dans le cas de George Floyd, ça peut entraîner des homicides.
Utiliser les services d’urgences pour toute autre raison qu’une véritable urgence a pour effet de taxer un système conçu pour aider les gens qui sont dans une situation désastreuse et qui ont réellement besoin d’aide. Utiliser les services d’urgence comme une ligne personnelle pour porter plainte contre les Noirs, les Autochtones et d’autres individus racisés est un gaspillage des ressources de la ville et de l’argent des contribuables, en plus d’être pour le moins déplorable.
Les services de la police d’Ottawa ont présenté des excuses à Ntwali Bashizi, admettant que le répondant du service d’urgence n’avait pas agi de manière appropriée en prenant l’appel. Ce n’est pas suffisant que la police d’Ottawa demande seulement pardon pour avoir mal géré la situation. Nous voulons des actions, pas des excuses. Les personnes qui font des faux rapports ou des rapports biaisés doivent être tenues responsables.
Pour mettre fin à cet usage abusif services d’urgence, nous demandons :
- Que la femme qui a fait une fausse dénonciation envers Ntwali Bashizi reçoive une amende;
- Un engagement de la Ville d’Ottawa et du gouvernement de l’Ontario de créer unenvironnement sécuritaire pour les personnes de couleur;
- Une reconnaissance explicite dans la loi que la discrimination systémique existe en Ontario et permettre à la police de donner des amendes aux individus qui appellent au 911 uniquement à cause de la race de la personne ou qui remplissent de faux rapports à la police (comme l’acte CAREN [Avertissement contre les non-urgences qui relèvent de l’exploitation raciale] récemment adopté par la ville de San Francisco);
- Une formation visant à lutter contre les préjugés pour les policiers et le personnel du service d’urgence afin qu’ils soient en mesure de mieux évaluer les appels 9-1-1 liés à la race et mieux y répondre.
Afin de nous assurer qu’Ottawa soit une ville accueillante, sécuritaire et juste pour tous ses résidents, nous devons mettre fin aux faux rapports de police motivés par la race.
CAS LÉGAL DE NTWALI BASHIZI :
Si vous aimeriez soutenir le cas de Ntwali Bashizi, un fonds a été mis sur pied par Justice pour Ntwali, une organisation indépendante. Une victoire judiciaire permettra de créer précédent et aidera à faire en sorte que des situations semblables ne se reproduisent plus. Tous les fonds non utilisés iront à un fonds juridique destiné à aider les personnes noires qui ont besoin d’aide juridique.

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Petition created on September 23, 2020