Crise sanitaire : aménagement du Bac et autres examens nationaux


Crise sanitaire : aménagement du Bac et autres examens nationaux
Le problème
Dans le contexte de crise sanitaire grave que traverse notre pays, le Président de la République a ordonné le jeudi 12 mars la fermeture jusqu’à nouvel ordre des établissements scolaires sur l’ensemble du territoire national.
Le Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse a alors annoncé que la continuité pédagogique devrait être assurée grâce aux plateformes en ligne. Or, de nombreux personnels enseignants et élèves l’auront constaté : les plateformes mises en place par le Ministère et les Académies ne sont pas pleinement opérationnelles et ne permettent pas que tous les usagers puissent se connecter. Bien que le ministre nous affirme que les élèves ne sont « pas en vacances » et que la continuité pédagogique doit être assurée, dans le même temps, un grand nombre d’élèves se retrouvent sans outils fonctionnels.
« Nous sommes en guerre » a déclaré le Président de la République. Dans ces conditions, comment voulez-vous que des milliers d’adolescents puissent sereinement continuer à réviser et à travailler ? Il est évident que les élèves ne pourront pas pleinement se concentrer, ne pourront pas déployer l’ensemble de leur capacités à cause de nombreux facteurs perturbants (le stress, l’anxiété provoquée par le fait de ne plus voir ses proches et devoir se priver pendant plusieurs semaines de tout ce qui faisait notre vie).
Devant une situation aussi inédite et grave, nous, lycéens et collégiens de France, demandons au Gouvernement de nous donner au plus vite des garanties quant à l’organisation de la session 2020 du Baccalauréat et du Diplôme National du Brevet ainsi que les autres examens et concours soumis au contrôle de l’autorité publique.
Nous ne demandons pas un report des épreuves (dans la mesure où la situation sanitaire permettra alors la tenue des épreuves comme prévues du 17 juin au 24 juin pour le Baccalauréat et les 29 et 30 juin pour le Brevet) ni une annulation totale de la session, nous souhaitons simplement qu’en vertu du principe d’égalité proclamé par les lois de la République, les épreuves puissent être aménagées, les programmes allégés et la notation revue.
En effet, puisque nous n’avons pas tous, en étant confinés chez nous, accès aux mêmes ressources (connexion à internet raisonnable, possession d’ordinateurs ou d’appareils numériques convenables, espace propice au travail dans le domicile…), il serait incompréhensible et injuste que nous passions tous une formule normale des examens, comme si notre pays n’était pas confronté à une situation exceptionnelle de crise majeure. Il serait également injuste que nous passions les examens dans les mêmes conditions que les promotions qui nous ont précédés puisque nous n’avons pas pu avoir les mêmes conditions d’enseignement tout au long de l’année dont elles avaient bénéficié.
En outre, un tel cas de figure n’est pas inenvisageable puisque les épreuves du Bac de 1968 furent aménagées, suite aux évènements de Mai 68. Nous considérons que les circonstances auxquelles notre pays est actuellement confronté ne sont pas moins dramatiques que la situation de 1968.
De plus, nous demandons aux enseignants de faire preuve de toute la bienveillance et de la solidarité que les circonstances que nous vivons peuvent requérir et ainsi, être indulgent avec les élèves qui ne réussiraient pas à être pleinement dans leur travail.
Dans ce moment difficile que traversent notre Nation et le monde, nous croyons qu’il est essentiel que les pouvoirs publics puissent rassurer la population. Aussi, il est inutile de rajouter du stress aux français et aux françaises qui préparent leurs examens et ne savent pas comment s’organiser alors que leur avenir est en jeu. Nous pensons qu’il serait judicieux que le Gouvernement puisse rapidement nous rassurer et ainsi permettre que la crise se déroule moins péniblement pour chacun.
Le problème
Dans le contexte de crise sanitaire grave que traverse notre pays, le Président de la République a ordonné le jeudi 12 mars la fermeture jusqu’à nouvel ordre des établissements scolaires sur l’ensemble du territoire national.
Le Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse a alors annoncé que la continuité pédagogique devrait être assurée grâce aux plateformes en ligne. Or, de nombreux personnels enseignants et élèves l’auront constaté : les plateformes mises en place par le Ministère et les Académies ne sont pas pleinement opérationnelles et ne permettent pas que tous les usagers puissent se connecter. Bien que le ministre nous affirme que les élèves ne sont « pas en vacances » et que la continuité pédagogique doit être assurée, dans le même temps, un grand nombre d’élèves se retrouvent sans outils fonctionnels.
« Nous sommes en guerre » a déclaré le Président de la République. Dans ces conditions, comment voulez-vous que des milliers d’adolescents puissent sereinement continuer à réviser et à travailler ? Il est évident que les élèves ne pourront pas pleinement se concentrer, ne pourront pas déployer l’ensemble de leur capacités à cause de nombreux facteurs perturbants (le stress, l’anxiété provoquée par le fait de ne plus voir ses proches et devoir se priver pendant plusieurs semaines de tout ce qui faisait notre vie).
Devant une situation aussi inédite et grave, nous, lycéens et collégiens de France, demandons au Gouvernement de nous donner au plus vite des garanties quant à l’organisation de la session 2020 du Baccalauréat et du Diplôme National du Brevet ainsi que les autres examens et concours soumis au contrôle de l’autorité publique.
Nous ne demandons pas un report des épreuves (dans la mesure où la situation sanitaire permettra alors la tenue des épreuves comme prévues du 17 juin au 24 juin pour le Baccalauréat et les 29 et 30 juin pour le Brevet) ni une annulation totale de la session, nous souhaitons simplement qu’en vertu du principe d’égalité proclamé par les lois de la République, les épreuves puissent être aménagées, les programmes allégés et la notation revue.
En effet, puisque nous n’avons pas tous, en étant confinés chez nous, accès aux mêmes ressources (connexion à internet raisonnable, possession d’ordinateurs ou d’appareils numériques convenables, espace propice au travail dans le domicile…), il serait incompréhensible et injuste que nous passions tous une formule normale des examens, comme si notre pays n’était pas confronté à une situation exceptionnelle de crise majeure. Il serait également injuste que nous passions les examens dans les mêmes conditions que les promotions qui nous ont précédés puisque nous n’avons pas pu avoir les mêmes conditions d’enseignement tout au long de l’année dont elles avaient bénéficié.
En outre, un tel cas de figure n’est pas inenvisageable puisque les épreuves du Bac de 1968 furent aménagées, suite aux évènements de Mai 68. Nous considérons que les circonstances auxquelles notre pays est actuellement confronté ne sont pas moins dramatiques que la situation de 1968.
De plus, nous demandons aux enseignants de faire preuve de toute la bienveillance et de la solidarité que les circonstances que nous vivons peuvent requérir et ainsi, être indulgent avec les élèves qui ne réussiraient pas à être pleinement dans leur travail.
Dans ce moment difficile que traversent notre Nation et le monde, nous croyons qu’il est essentiel que les pouvoirs publics puissent rassurer la population. Aussi, il est inutile de rajouter du stress aux français et aux françaises qui préparent leurs examens et ne savent pas comment s’organiser alors que leur avenir est en jeu. Nous pensons qu’il serait judicieux que le Gouvernement puisse rapidement nous rassurer et ainsi permettre que la crise se déroule moins péniblement pour chacun.
Victoire confirmée
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Les décisionnaires



Pétition lancée le 17 mars 2020