Le «Consejo Oficial del Poder Judicial» est un organe constitutionnel espagnol chargé des tribunaux espagnols. En particulier, il devrait garantir l'indépendance des juges espagnols.
Comme révélé le 19 septembre 2018, les juges espagnols ont critiqué les catalans indépendantistes sur un canal de courrier électronique officiel de cette institution et ont écrit des lettres haineuses sur les dirigeants du mouvement indépendantiste catalan. Les juges espagnols qualifient des catalans de «virus», «fils de putes», «extrémistes» et «nazis». Tous les juges espagnols — y compris ceux qui jugeront les prisonniers politiques — ont accès à ce canal électronique officiel sur le serveur poderjudicial.es. Les juges espagnols échangent des opinions, des informations et des documents sur cette chaîne.
Deux quotidiens catalans ont publié des extraits (en espagnol) de la correspondance électronique des juges depuis septembre 2017 jusqu'au refus d'extrader le président catalan Carles Puigdemont. C’est un sale scandale qui constitue une autre énorme tache sur la justice espagnole, qui menace de plus en plus de devenir un système d’injustice. Divers e-mails sont extrêmement odieux envers les catalans. Impartialité judiciaire et jugement impartial en Espagne? Ce sont des mots vides en ce qui concerne les juges qui ont participé à cette correspondance ou qui leur ont été attachés et ont lu tout ce qu´il y avait. Que cette haine ait été répandue sur une longue période grâce à un canal électronique officiel du «Consejo Oficial del Poder Judicial» montre clairement que le système judiciaire espagnol ne peut être digne de confiance parce que ses juges sont manifestement biaisés. Ils s'envoient des messages de haine sur des personnes de la vie politique et souhaiteraient les voir condamnés avant même l'ouverture des procédures correspondantes.
Un extrait de cette correspondance électronique judiciaire peut être lu ici:
https://www.eldiario.es/catalunya/politica/jueces-Catalunya-golpistas_0_816118687.html
https://elmon.cat/politica/por-ellos-judicial
Et l'Europe reste encore silencieuse!