Atualização do abaixo-assinadoPréservons le site grec antique du boulevard de la Corderie à Marseille (France)L'image de la Grèce à Marseille

Jean-Noël BEVERINIFrança
5 de jul. de 2017
Chères et chers amis,
Il y a le Temps et il y a l’Espace. Deux notions souvent antinomiques. Le site de la Corderie est un « espace » géographique. Il révèle aujourd’hui un « Temps » qui remonte à 25 siècles. Lequel des deux principes prédominera ? Le Temps va t-il être sacrifié sur l’autel de l’espace ou l’espace actuel cédera t-il sa place au respect du Temps ?
La découverte à Marseille de ce site de vie antique du V° siècle av J.C., exclusion faite de son unicité sur le territoire national, présente deux caractères non encore évoqués :
- Le premier est sa contemporanéité avec le Grand Siècle du rayonnement de la Grèce au V° siècle av J.C. marqué par les illustres noms de Périclès, Sophocle, Hérodote, Phidias. Nous sommes dans cet élan de l’idéal hellénistique. La période est la même.
- Le second est l’enseignement que délivre ce site sur les coutumes funéraires en vigueur dans la Massalia grecque. L’exploitation d’une carrière est exclusivement dédiée (partie Est du site) à la taille de sarcophages et de leurs couvercles. Les chants XVII, XXIII et XXIV de L’Iliade nous apprennent les honneurs qui doivent accompagner le défunt grec dans le monde des « Enfers ». Être privé de sépulture est le déshonneur suprême. Marseille, évidemment, épouse cette conception grecque et décide d’ouvrir et de con « sacrer » une carrière pour assurer le passage heureux de ses morts dans l’autre monde. Après avoir été lavé, parfumé d’essences, couvert de sa tunique et de ses manteaux, le défunt, étendu sur son lit funèbre, entouré du chant des pleureuses, était déposé dans ces sarcophages qui viennent d’être mis au jour.
Ce site est une leçon d’histoire vivante que tous les collégiens, lycéens, étudiants à Marseille devraient pouvoir visiter sous les commentaires de leurs professeurs.
J’ajouterai que Marseille, le 23 juin 1984, a signé avec le Pirée en Grèce un serment de jumelage, puis le 27 juin 1998 une déclaration commune de coopération avec pour première action : la Culture.
« Le Pire est » de l’oublier.
Je vous remercie de maintenir et de développer votre soutien.
Jean Noël Beverini
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