Atualização do abaixo-assinadoPréservons le site grec antique du boulevard de la Corderie à Marseille (France)Historiens et scientifiques nous apportent leur soutien

Jean-Noël BEVERINIFrança
18 de jul. de 2017
Chères et chers amis,
Notre action pour la préservation du site grec antique de la Corderie vient de franchir, en quarante jours, le cap de vos 9 000 soutiens. Elle peut, en particulier, afficher avec honneur l’adhésion, au niveau national, de la Société Française d’Histoire Maritime (SFHM) et, au niveau local, du Comité du Vieux-Marseille et de la Fédération des comités de quartiers (CIQ) du 7° arrondissement. Elle vient également de recevoir un soutien de poids, celui de monsieur Jean Courtin et de nombreux scientifiques et historiens.
Monsieur Jean COURTIN, éminent préhistorien, directeur de recherches (H) au CNRS est, en particulier, à l’origine de la datation du bestiaire de la Grotte Cosquer découverte en 1986 (paléolithique supérieur 20 000 ans). Spécialiste de recherches sous-marines, il est également l’auteur de plusieurs ouvrages dont Le chamane du bout du monde (Ed. du Seuil 1998)
Monsieur Patrice ARCELIN, directeur de recherches (H) au CNRS, directeur des fouilles du site archéologique d’Entremont (Aix-en-Provence) rejoint notre démarche de classement, de préservation et de valorisation en qualifiant le site de « rare et unique » et souhaite une extension du périmètre des fouilles.
Monsieur Gérard ONORATINI, directeur de recherches au CNRS, l’approuve également avec force.
Monsieur le professeur Gilbert BUTI, professeur émérite Université Aix-Marseille en Histoire, auteur de nombreux ouvrages qui font autorité écrit au sujet du site de la Corderie :
- « Je me suis rendu très récemment à deux reprises au boulevard de la Corderie/Corse et j’ai pu prendre la mesure de l’ampleur de la trace mémorielle. Les élus… s’y montreront-ils sensibles ? … Que de traces ont ainsi été effacées ».
Monsieur le professeur Patrick VILLIERS, professeur émérite en histoire moderne à l’Université du Littoral Côte d’Opale, fondateur du Centre de recherche en histoire atlantique et littorale, auteur également de nombreux ouvrages de référence, soutient avec détermination notre démarche et s’inscrit dans notre même volonté de classement, de préservation et de valorisation.
L’intérêt porté par de telles personnalités, comme celui, très appuyé, de monsieur Alain NICOLAS, docteur en archéologie, conservateur en chef des musées de France, fondateur du musée d’Histoire de Marseille, sont des encouragements majeurs confortant notre demande et détermination de classement, préservation et valorisation de ce site.
Si nous voulions faire une certaine rétrospective, il conviendrait de reconnaître que les fouilles précédentes conduites au « Jardin des Vestiges » à Marseille (Bourse) n’ont pas malheureusement suscité une véritable dynamique de la part des Institutions locales. Notre mobilisation actuelle pour le patrimoine marseillais et ses richesses se traduira t-elle désormais par une salutaire prise de conscience ?
Marseille est, à nouveau, placée devant un choix, au demeurant simple :
- celui d’une décision courageuse et ambitieuse de préservation de la « réalité » d’un site antique,
- ou celui de son élimination, de sa dégradation, de son amputation, au profit de la construction d’un immeuble et par voie de conséquence, la seule connaissance « abstraite » et livresque de ce site (conservation des données ; destruction du site).
La seconde hypothèse traduirait inexorablement un désintérêt persistant pour l’Archéologie, pour l’Antiquité et pour l’Histoire.
Il convient de préciser que la décision ultime sur le devenir du site étant désormais de la compétence de madame la ministre de la Culture, nous fondons espoir sur les résultats de l’étude raisonnée en cours.
Chères et chers amis, il conviendrait enfin de valoriser le travail remarquable et les découvertes étonnantes des archéologues œuvrant à Marseille comme l’ont été, par exemple, avec grand retentissement, les travaux de Fernand BENOÎT à Arles. La découverte si noble de nos archéologues et de leurs équipes si passionnées et si désintéressées ne peut se conclure autrement que par la préservation et la valorisation de leur travail, une véritable œuvre d’art (d’art’ chéologie).
Indépendamment de son immense richesse archéologique, ce site est beau. Il est pour Marseille une « Terre-Mère ». (Antigone de Sophocle). Notre culture est enracinée dans ce site. On ne tue pas une « Terre-Mère ».
Diogène dit un jour à Alexandre :
- « Tu dois savoir toi-même d’où tu viens ».
Pour nous la réponse de nos origines est là.
René Pierini et moi-même vous remercions du maintien et de l’amplification de votre soutien.
Jean Noël Beverini
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