

Juste avant ce samedi 22 décembre 2018, le gouvernement commence à donner des signes de panique : fallait fermer d’urgence le palais de Versailles soi-disant prévu d’être gravement attaqué par des Gilets Jaunes macronicides. Comme dirait Brigitte (Marie-Antoinette) : « si ces gueux n’ont pas de pain, mais qu’on leur donne de la brioche ! ». Et puis les Gilets Jaunes partout dans Paris ont bien fait courir nos « forces de l’ordre » (elles aussi en baisse d’effectif de moitié), et qui ne se sont pas honorées en attaquant au canon à eau des morceaux de manifestations pacifiques.
Mais observez la truanderie de Macron, qui veille très attentivement à rester dans les clous de la Constitution. Il fallait boucler au plus vite le PLF 2019 (en lecture définitive, voir ci-dessous), pour faire voter dans les 24 heures les mesurettes à Macron, dans les formes, avec aller-retour au Sénat. On touche au sublime : il fallait que cela se passe APRÈS le vote du PLF 2019, mais surtout AVANT le samedi 22 décembre, jour annoncé de l’épisode 6 !!!
Et voilà que le Député LREM Sébastien NADOT ose voter CONTRE l’adoption du PLF 2019 !
MACRON : « Dieu du Ciel ! Jupiter de l’Olympe ! MOI tout simplement ! Un de mes Godillots a perdu sa semelle !!"
FERRAND, LEGENDRE, GUÉRINI et tous les autres LREM : « Jetez-le dehors ! À mort ! À mort ! Abstention, péché véniel mais vote CONTRE : péché MORTEL ! »
Eh bien, que ce M. Nadot soit ici remercié ! Premier, mais plus tout à fait seul, à suivre la requête de base de notre pétition, en sortant du rang des Godillots. Le devoir Constitutionnel le plus sacré d’un Député, c’est de représenter les citoyens de sa circonscription, et NON de faire Béni-oui-oui aux ordres du monarque-Président !
Notre République Parlementaire devrait obéir à des principes simples :
- le PRÉSIDENT définit et impulse la politique : il nomme le Premier Ministre qui lui propose un Gouvernement.
- le GOUVERNEMENT met en œuvre la politique impulsée par le Président, au moyen de textes de lois, proposés à l’examen des deux Chambres du Parlement.
- ces LOIS sont soumises aux votes des Députés et des Sénateurs selon un processus très bien codifié. 1èrelecture (et amendements) à la Chambre des Députés, transmise en première lecture au Sénat.
Si ce premier tour ne reçoit pas un accord complet, deuxième tour et seconde lecture, chez les Députés, puis chez les Sénateurs. Mais ce sont les Députés qui auront le dernier mot, en lecture « définitive ». Ensuite la loi sera promulguée par le Président, et entrera en application.
Ainsi, avant l’application d’une loi, proposée par le gouvernement, les Députés auront par trois fois l’occasion de vérifier qu’elle correspond bien aux aspirations du peuple de leurs circonscriptions, et à leur sens de l’intérêt collectif.
Mais cela, c’est la vision normale d’une démocratie parlementaire représentative : pour le peuple, avec le peuple ! Mais, et c’est là tout l’enjeu de notre pétition, dans la Macronie ordinaire, ça ne se passe pas comme ça ! L’élection, dans la foulée présidentielle, de 315 Députés LREM transforme ce beau mécanisme en dictature absolue d’un seul. Élus pour 5 ans, ils n’ont plus de comptes à rendre. Leur point de vue : « vous nous avez élus en mai-juin 2017, nous estimons que c’est pour mettre en œuvre le programme du Président Macron, et rien d’autre. Vous, Gilets Jaunes, et les autres, vous n’avez plus rien à dire pendant cinq ans, aucun contrôle à exercer. C’est ça, la démocratie REPRÉSENTATIVE ». On vous représente pendant cinq ans, sans rendre de comptes à personne, et si vous n’étiez plus d’accord, vous seriez coupables d’une grave offense à la démocratie !!
Et en cinq ans, dont à peine 18 mois viennent de s’écouler, on peut en faire du dégât à l’encontre des aspirations du peuple : supprimer l’ISF, bouleverser le Code du Travail par ordonnances, augmenter la CSG, c’est-à-dire l’impôt, de 1,7% pour tous, en supprimant des cotisations « pour compenser », mais pas pour les retraites. Pour faire semblant de compenser, plutôt, car les cotisations sociales font partie du salaire brut, c’est-à-dire le prix réel payé au travail. Pour mettre en œuvre le CETA qui détruit des pans entiers de notre économie. Pour continuer d’engraisser le système financier avec des TIRE-LIRES : autoroutes, énergies, gaz, électricité, pétrole, systèmes de travail détaché essentiellement destinés à importer du travail à bas prix, qui nous force à aligner notre économie et nos ambitions salariales sur la misère infligée à d’autres. Importer des containers géants qui polluent la planète au charbon chinois, tant par les navire que par leur contenu, au nom de la « concurrence libre et non faussée ». Détruire la SNCF et tant d’autres Services Publics, à commencer par l’Hôpital. Et bientôt foutre à bas le système de retraites. Et, tant qu’à faire, brider un peu plus le Parlement, diminuer le nombre des députés, pour les transformer plus facilement en Béni-oui-oui du Président, en Godillots plein cuir de vache ; supprimer le Sénat, pourquoi pas ?
Bien au-delà des miettes sociales obtenues, le mouvement des Gilets Jaunes met en lumière l’aspiration du Peuple de France à mieux contrôler son destin. À ne plus confier pour cinq ans sans contrôle les clefs du coffre à des margoulins avides de pouvoir et d’argent pour leurs intérêts personnels et ceux du Chef ! Oui, ce qui apparaît maintenant, c’est le besoin d’une démocratie vraiment participative. Le Parlement devrait contrôler le Gouvernement, mais il lui sert la soupe ! Et qui contrôle le parlement ??
RÉFÉRENDUM ! d’initiative citoyenne, révocatoire, d’initiative partagée !
Macron DÉMISSION : n’y comptez pas, la place est trop bonne ; il ne la quittera qu’à grands coups de pied au derrière !
PARLEMENT DISSOLUTION ? Mais même l’opposition n’est pas bien chaude pour remettre ses mandats en jeu !
Aux Gilets Jaunes, et à nous tous, de les contraindre !!! Joyeux Noël et bonne année à tous !