

Un charmant jeune homme ... des « annonces » : rien que du Bluff et de la poudre aux yeux !
Le pays ne s’y trompe pas ! 100 euros de mieux pour le SMIC ? Pas vrai : c’est la « prime d’activité » qui « augmente » tout de suite pour quelques-uns, et quand ? Quelques retraités de plus épargnés par la CSG taxe des Vieux, pas un sou de plus pour les très pauvres, et régime sec de revalorisation à 0,3% pour tous. Une prime de fin d’année pour calmer le jeu ? Surtout de bonnes économies de défiscalisation pour les grosses boîtes qui la versaient déjà (voyez la mesure immédiate de plafonnement pour éviter les dérapages). Les autres, ce sera à vot’bon coeur M’sieur-Dames. Rétablir l’ISF ? Pas du tout, « ça nous affaiblirait » !!! Bref, le Banquier Bonimenteur, dans ses grands jours ! Et, en même temps, toute la clique LREM qui se répand en louanges du Président, Gilles Legendre en tête. Ils ont été les premiers surpris du coup du Président (on ne parle plus du « coup du parapluie », pour ceux qui se souviennent de cette blague), et cherchent désespérément comment on va faire tout ça, sans fâcher Bruxelles.
Mais jour après jour, de revendications plus ou moins précises en demandes de mieux en mieux formulées, les Gilets Jaunes ont fait don à la France d’idées nouvelles. Et nos mornes matins en seront différents !!(chanson l’Affiche Rouge, par Mouloudji, entre autres, cherchez sur le net).
DÉMISSION, DISSOLUTION, RÉFÉRENDUM !!!
Sur le premier terme, n’y comptez pas trop : on ne renonce jamais à une si bonne place, les amis bien riches, qui ont tant dépensé pour vous faire élire, ne le permettraient pas ! Faut bien qu’ils rentrent dans leurs frais !!
Sur le second terme, n’y comptez encore moins. C’est au Président seul qu’appartient l’initiative de la dissolution, et il n’y tient pas, car il comprend bien (à peine 23% d’opinions favorables !) que ce serait la perte de plus de la moitié de ses chers et dévoués Godillots. Et ce raisonnement vaut aussi pour les parlementaires des oppositions, autant que pour LREM. Pas un qui ne craigne pas que remettre son mandat en jeu, c’est surtout risquer de le perdre !
Mais, sur le troisième terme, RÉFÉRENDUM ... Le consensus se dégage entre tous : revenir devant les suffrages du Peuple, ré-équilibrer entre ce pouvoir institutionnel qui nous brise, et la souveraineté populaire que tentent d’exprimer les Gilets Jaunes. Notez que chacun cherche sa formule entre le Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC), et le Référendum Révocatoire (la guillotine, carrément !), en se basant sur les exemples voisins, Suisse ou Italie, entre autres. Mais le problème demeure : il s’agit là de dispositifs institutionnels qui restent à mettre en place, et je gage que le Président, le gouvernement, et plus que la majorité des députés, vont mettre « un certain temps » avant d’accoucher d’une loi pour organiser de tels référendums
Or, la Constitution est plutôt bien faite, puisqu’une disposition existe déjà dans le troisième alinéa de l’article 11. Depuis 2015, nous pouvons déclencher le Référendum d’Initiative
Partagée. Pour mieux comprendre, reportez-vous à www.referendum.interieur.gouv.fr Vous y apprendrez qu’il suffit que 1/5 des parlementaires (Députés + Sénateurs), soit 185 sur 925, soutenus par 10% des électeurs (ce n’est pas rien : 4,5 millions) puisse déposer un projet de loi, soit qu’il sera adopté par la procédure normale, soit que le Président aura l’OBLIGATION de le soumettre au RÉFÉRENDUM.
Tout cela est constitutionnellement exact ! Mais, me direz-vous, sur quelle sorte de loi pourraient bien se mettre d’accord un cinquième des deux Chambres du Parlement ? Au plus simple, il suffit de proposer une loi modifiant la date d’expiration des pouvoirs de l’Assemblée Nationale, actuellement rédigée :
« Les pouvoirs de l’Assemblée Nationale expirent le troisième mardi de juin de la cinquième année qui suit son élection »
Que l’on remplacerait par :
« Les pouvoirs de l’Assemblée Nationale expirent le troisième mardi de juin de la deuxème année qui suit l’élection du Président de la République».
Ce n’est ici ni le lieu, ni l’heure, de détailler en quoi cette courte modification nous purgerait instantanément de la Dictature de Macron, qui ne fonctionne qu’en s’appuyant sur les Godillots LREM, toujours aux ordres du Président, et jamais à l’écoute des citoyens, lors même qu’ils ont le devoir sacré de les représenter. Nous sommes ainsi exactement dans la ligne de cette pétition lancée depuis plus d’un an ! Ainsi, à « mi-mandat », le Président et les Députés se contrôleraient l’un, les autres, sous le regard souverain de la volonté du Peuple.
Il ne manquera pas de beaux esprits pour nous expliquer que le pays deviendrait « ingouvernable » si l’on sortait de l’habitude actuelle des législatives suivant immédiatement la Présidentielle, car c’est ce qui permet au Président d’avoir forcément une majorité plus que confortable pour gouverner. Mais actuellement, cela donne surtout au Président Dictateur le pouvoir de tondre le pays, au profit du fric mondial. Nous aurons sûrement l’occasion de revenir sur ce débat, que nous devons à la magnifique action des Gilets Jaunes, mais je voudrais conclure ce trop long billet par trois citations, qui s’appliquent avec une cruelle exactitude à notre situation présente :
Général De Gaulle, 31 janvier 1964 : « ... il ne faut pas que le Président soit élu simultanément avec les députés, ce qui mêlerait sa désignation à la lutte directe des partis, et altérerait sa fonction de Chef de l’Etat. »
Georges Pompidou, 10 septembre 1973 : « ... ramener le mandat présidentiel à l’avenir à cinq ans, sans pour autant lier la date des élections présidentielles à la date des élections à l’Assemblée Nationale, ce qui remettrait en cause l’esprit même des institutions et l’équilibre des pouvoirs publics. »
Edmond Michelet, 1971 : « ...Tout ce qui a pour objet de lier l’élection du Chef de l’Etat à quelque chose qui ressemblerait à l’élection d’un chef de parti, à jumeler l’élection du Chef de l’Etat avec celle d’une éventuelle majorité, est aberrant. »
Pas de problème, M. Michelet, nous sommes bien aujourd’hui, dans l’ABERRATION ! Tâchons d’en sortir vite et bien !!