Intermarché: Interdisez la vente de requins à travers vos magasins!


Intermarché: Interdisez la vente de requins à travers vos magasins!
Le problème
Chers dirigeants d’Intermarché et du Groupement des Mousquetaires,
Le 11/04/2016, dans le magasin « Intermarché Super » de Gaillac, le cadavre d’un requin était mis en vente sur le rayon pêche et je souhaite vous faire part en quoi cela est inacceptable. (Plus de photos sont visibles ici).
Voici les 3 problèmes importants avec la vente de ce requin :
1) Entre 70 et 100 millions de requins sont tués chaque année à travers les mers et océans, y compris notre belle Mer Méditerranée et L’Océan Atlantique du Nord-Est. Ces chiffres illustrent une décimation de ces populations, surtout parmi les espèces pélagiques qui sont facilement pêchés, comme le « requin bleu » que vous aimeriez vendre. Depuis des dizaines d’années il est accepté par la communauté scientifique internationale, que la consommation de requin entraine une perte significative de ces prédateurs, qui sont tellement important pour le bien-être des océans. Notre société a été avertie de la conséquence de nos actions, et nous, les consommateurs, vous informent que nous ne voulons plus voir ces produits à la vente. Il est de votre responsabilité environnementale de renoncer à la vente de requin, quel que soit l’espèce, pour permettre aux océans de se soigner.
2) Un manque de réglementation dans cette industrie, y compris pour les zones de pêche situées dans les eaux Européennes, se manifeste par une faible traçabilité et une mauvaise identification des produits, tel que le requin en question. Cela est bien évident dans votre magasin. Votre panneau indique que le produit est du « requin bleu », accompagné faussement par le nomenclature binominale « Isurus oxyrinchus », ce terme désignant véritablement requin mako (une espèce très différente). Si cette erreur dans l’étiquetage n’était pas suffisante, l’animal que vous vendez n’est ni du requin bleu (Prionace glauca), ni du requin mako (Isurus oxrinchus). Il s’agit en fait d’un requin hâ (Galeorhinus galeus), reconnaissable par la forme de sa nageoire caudale (photos visible ici).
Cela fait preuve que cette industrie de pêche n’est pas transparente dans ses démarches (justifiant donc un désinvestissement de votre part), ou bien montre que Intermarché a l’habitude de mal représenter ses produits aux clients.
3) Bien qu’elle ne soit pas illégale, il n’y a aucune limite imposée sur la pêche du requin bleu (Prionace glauca) ou requin hâ (Galeorhinus galeus) dans les eaux Européennes, ce qui rend cette industrie complètement insoutenable. Le requin hâ est classé comme « vulnérable » par l’IUCN, justifié par sa surpêche pour la viande et la longue durée de vie avant que cet animal commence à se reproduire (13 ans).
Vendre un produit avec un tel statut de conservation ne suit absolument pas les valeurs du Groupement des Mousquetaires :
« Le développement d’une consommation responsable : maîtriser l’intégralité du cycle de vie d’un produit, de l’extraction des matières premières à sa fin de vie, afin de mesurer et diminuer son coût social, sociétal et environnemental. »
(Extrait : http://www.mousquetaires.com/les-mousquetaires/le-developpement-durable/)
Même à travers ma courte vie de biologiste, plongeur sous-marine et photographe, j’ai pu constater une régression du nombre de requins bleu aux Açores (situés dans la zone de provenance de votre requin). Pendant plusieurs saisons de plongée avec ces beaux animaux, nous avons rencontré de moins en moins d’individus, que nous estimons être fortement lié à l’augmentation de bateaux de pêche Espagnoles et Portugais. Dans les petits ports de ces îles du Nord-Est de L’Atlantique, ont apparu de très grandes quantités de requins bleu parmi d’autres espèces, destinés au magasins comme les vôtre, à travers l’Europe. Vous comprendrez donc, que de voir cet animal dans le magasin de Gaillac, me fait très mal au cœur, ainsi que pour de très nombreux autres Français qui souhaitent protéger notre planète.
Nous vous demandons donc d’écouter vos clients et suivre le conseil de la communauté scientifique, en arrêtant immédiatement de vendre des requins à travers vos magasins en France et dans les autres pays servis par le Groupement des Mousquetaires.
En vous remerciant par avance, je vous prie d’agréer l’expression de ma considération distinguée.
Thomas Burd
thomasburd@gmail.com

Le problème
Chers dirigeants d’Intermarché et du Groupement des Mousquetaires,
Le 11/04/2016, dans le magasin « Intermarché Super » de Gaillac, le cadavre d’un requin était mis en vente sur le rayon pêche et je souhaite vous faire part en quoi cela est inacceptable. (Plus de photos sont visibles ici).
Voici les 3 problèmes importants avec la vente de ce requin :
1) Entre 70 et 100 millions de requins sont tués chaque année à travers les mers et océans, y compris notre belle Mer Méditerranée et L’Océan Atlantique du Nord-Est. Ces chiffres illustrent une décimation de ces populations, surtout parmi les espèces pélagiques qui sont facilement pêchés, comme le « requin bleu » que vous aimeriez vendre. Depuis des dizaines d’années il est accepté par la communauté scientifique internationale, que la consommation de requin entraine une perte significative de ces prédateurs, qui sont tellement important pour le bien-être des océans. Notre société a été avertie de la conséquence de nos actions, et nous, les consommateurs, vous informent que nous ne voulons plus voir ces produits à la vente. Il est de votre responsabilité environnementale de renoncer à la vente de requin, quel que soit l’espèce, pour permettre aux océans de se soigner.
2) Un manque de réglementation dans cette industrie, y compris pour les zones de pêche situées dans les eaux Européennes, se manifeste par une faible traçabilité et une mauvaise identification des produits, tel que le requin en question. Cela est bien évident dans votre magasin. Votre panneau indique que le produit est du « requin bleu », accompagné faussement par le nomenclature binominale « Isurus oxyrinchus », ce terme désignant véritablement requin mako (une espèce très différente). Si cette erreur dans l’étiquetage n’était pas suffisante, l’animal que vous vendez n’est ni du requin bleu (Prionace glauca), ni du requin mako (Isurus oxrinchus). Il s’agit en fait d’un requin hâ (Galeorhinus galeus), reconnaissable par la forme de sa nageoire caudale (photos visible ici).
Cela fait preuve que cette industrie de pêche n’est pas transparente dans ses démarches (justifiant donc un désinvestissement de votre part), ou bien montre que Intermarché a l’habitude de mal représenter ses produits aux clients.
3) Bien qu’elle ne soit pas illégale, il n’y a aucune limite imposée sur la pêche du requin bleu (Prionace glauca) ou requin hâ (Galeorhinus galeus) dans les eaux Européennes, ce qui rend cette industrie complètement insoutenable. Le requin hâ est classé comme « vulnérable » par l’IUCN, justifié par sa surpêche pour la viande et la longue durée de vie avant que cet animal commence à se reproduire (13 ans).
Vendre un produit avec un tel statut de conservation ne suit absolument pas les valeurs du Groupement des Mousquetaires :
« Le développement d’une consommation responsable : maîtriser l’intégralité du cycle de vie d’un produit, de l’extraction des matières premières à sa fin de vie, afin de mesurer et diminuer son coût social, sociétal et environnemental. »
(Extrait : http://www.mousquetaires.com/les-mousquetaires/le-developpement-durable/)
Même à travers ma courte vie de biologiste, plongeur sous-marine et photographe, j’ai pu constater une régression du nombre de requins bleu aux Açores (situés dans la zone de provenance de votre requin). Pendant plusieurs saisons de plongée avec ces beaux animaux, nous avons rencontré de moins en moins d’individus, que nous estimons être fortement lié à l’augmentation de bateaux de pêche Espagnoles et Portugais. Dans les petits ports de ces îles du Nord-Est de L’Atlantique, ont apparu de très grandes quantités de requins bleu parmi d’autres espèces, destinés au magasins comme les vôtre, à travers l’Europe. Vous comprendrez donc, que de voir cet animal dans le magasin de Gaillac, me fait très mal au cœur, ainsi que pour de très nombreux autres Français qui souhaitent protéger notre planète.
Nous vous demandons donc d’écouter vos clients et suivre le conseil de la communauté scientifique, en arrêtant immédiatement de vendre des requins à travers vos magasins en France et dans les autres pays servis par le Groupement des Mousquetaires.
En vous remerciant par avance, je vous prie d’agréer l’expression de ma considération distinguée.
Thomas Burd
thomasburd@gmail.com

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Pétition lancée le 18 avril 2016