Petition updateProtégeons le vrai Savon de Marseille !L'UPSM répond à notre charte citoyenne pour le Savon de Marseille !
Adrien SERGENTMarseille, U, France
Jun 11, 2016
L'UPSM (L'Union des Professionnels du Savon de Marseille) vient de nous envoyer leur réponse à notre charte citoyenne pour le Savon de Marseille. Je vous la communique ci-dessous en pied de message telle que je l'ai reçue, sans modification, suppression ou ajout de contenu, je ferai bien entendu de même si je reçois des réponses d'autres fabricants de Savon de Marseille. Ceci afin que vous puissiez librement et en toute indépendance d'esprit vous forger votre avis de citoyen sur l'avenir du Savon de Marseille proposés par les différents acteurs du secteur. """Réponse de l'UPSM à notre charte citoyenne""" Les réponses de l’Union des Professionnels du Savon de Marseille à la « Charte citoyenne pour protéger le vrai Savon de Marseille" à l’attention d’Adrien Sergent, en vue d’une diffusion sur le site Change.org Préambule Fin de l’enquête publique le 12 juin 2016 Si vous êtes favorable à une Indication géographique pour le savon de Marseille traditionnel, cuit au chaudron dans la région marseillaise, il ne reste plus que quelques jours pour le faire savoir à l’Etat, dans le cadre de l’enquête publique officielle menée par l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle). En effet, jusqu’au 12 juin 2016, chacun peut exprimer sa volonté de voir le savon de Marseille reconnu par une Indication géographique. Pour cela, connectez-vous sur le site de l’INPI à l’adresse suivante : https://base-indications-geographiques.inpi.fr/fr/detail-ig/savon-de-marseille-3 Cliquer sur « Formuler une observation », Remplir les champs du formulaire (très simple), en indiquant « Avis favorable » Cliquer sur « Envoyer » Merci pour votre participation à ce que le savon de Marseille traditionnel soit enfin reconnu et protégé, grâce à une Indication géographique, label décerné par l’Etat. L’Union des Professionnels du Savon de Marseille est une association loi 1901 qui réunit, depuis 2011, les dernières savonneries traditionnelles de la région marseillaise fabriquant le savon de Marseille en chaudron, selon le « procédé marseillais » : à Marseille : o La savonnerie Fer à cheval o La savonnerie du Midi o La savonnerie Le Sérail à Salon-de-Provence : o La savonnerie Marius Fabre Ces quatre savonneries poursuivent ensemble un but commun : défendre, faire connaître et promouvoir le savon de Marseille authentique. Vous trouverez ci-dessous la réponse de l’Union des Professionnels du Savon de Marseille à chacune des questions de la « Charte citoyenne pour protéger le vrai savon de Marseille » proposée par Adrien Sergent. 1/ Tout mettre en œuvre pour que l’huile de palme, utilisée depuis 2 siècles pour fabriquer le Savon de Marseille, soit progressivement remplacée par d’autres matières toujours végétales (huile d’olive, coprah...) dans le respect des hommes et de l’environnement Réponse de l'UPSM : Depuis plusieurs années, les savonniers fabricants de l’UPSM conjuguent leurs efforts pour peu à peu remplacer ou supprimer l’huile de palme dans leur savon de Marseille. Des essais sont en cours dans les chaudrons des savonneries de l’UPSM pour trouver une composition qui exclue, à terme, l’huile de palme. Ces efforts portent déjà leurs fruits puisque nos formules contiennent désormais davantage d’huile d’olive et d’huile de coprah notamment, au détriment de l’huile de palme. 2/ Bannir l’utilisation de graisses animales, le Savon de Marseille ne doit pouvoir être fait qu’avec de l’huile végétale cultivée de façon durable. Réponse de l'UPSM : L’Edit de Colbert de 1688, mis en place par Louis XIV afin de protéger le savon de Marseille des abus et des fraudes, stipule qu’il ne pourra être utilisé pour la fabrication du savon « d’aucune graisse, beurre ni autres matières, mais seulement des huiles d’olive pures, et sans mélange de graisse ». Au 17ème siècle, seule l’huile d’olive était disponible sur le territoire pour fabriquer du savon ; les huiles de graines (coprah, palme, arachide, sésame) sont arrivées des colonies françaises au début du 19ème siècle. Les savonneries de l’UPSM respectent toujours les grands principes de cet édit du Roi, en fabriquant un savon de Marseille à base d’huiles exclusivement végétales, à l’exclusion de toute graisse animale. 3/ Respecter la méthode traditionnelle de fabrication du Savon de Marseille avec une saponification au chaudron en 5 étapes appelée ”procédé marseillais”. Réponse de l'UPSM : Les savonneries de l’UPSM perpétuent la fabrication traditionnelle du savon de Marseille, caractérisée par les cinq étapes du « procédé marseillais ». Il est d’ailleurs inscrit dans leur « Charte associative relative à la dénomination « Savon de Marseille » (UPSM, 2011), que : « Cette dénomination est destinée à être apposée sur des savons répondant au cahier des charges suivant : …/… - savons fabriqués en chaudron, ou savons réalisés à partir de 100% bondillons de savons fabriqués en chaudron ; - selon le procédé de saponification en 5 étapes dit « procédé marseillais » : - 1ère étape : l’empâtage dans un chaudron, de nos jours métallique, on charge successivement les huiles ou acides gras sous chauffage modéré et la lessive de soude ; le tout est porté à ébullition et la masse se transforme en émulsion, - 2ème étape : le relargage le savon étant insoluble dans l’eau salée, cette opération consiste en l’adjonction de sel marin permettant d’entraîner par le fond les lessives glycérineuses et salées ; le savon va ainsi se séparer d’une partie de l’eau qu’il contient ; - 3ème étape : la cuisson cette opération caractérise la saponification et permet la complète transformation en savon des corps gras mis en œuvre ; - 4ème étape : le lavage c’est un affinage de la pâte de savon effectué par une lessive de lavage permettant d’entraîner le glycérol, les impuretés et les acides gras non saponifiés ; - 5ème étape : la liquidation cette opération permet d’assurer la transition de la structure cristalline du savon vers sa phase lisse par ajout d’eau ; Ces différentes opérations prennent environ une semaine à dix jours ; » 4/ Exclure l’utilisation de colorants, de parfums, d’additifs, d’ajouts et de conservateurs Réponse de l'UPSM : Les savonneries de l’UPSM perpétuent la fabrication du savon de Marseille, traditionnellement sans colorant, sans parfum ni additif. Il est d’ailleurs inscrit dans leur « Charte associative relative à la dénomination « Savon de Marseille » (UPSM, 2011), que le savon de Marseille doit être : « sans parfum, sans colorant, sans ajout, sans adjuvant de fabrication, » En effet, c’est cette composition particulière (huiles végétales, sans parfum, sans colorant, sans conservateur, sans additif) qui lui confère ses vertus, notamment hypoallergéniques. Celles-ci sont reconnues par les professions médicales (dermatologues, pédiatres, sages femmes, etc…), qui recommandent l’utilisation du savon de Marseille pour les peaux sensibles, sèches, à tendance allergique, de bébé… Pour ces raisons, le consommateur recherche l’authenticité du savon de Marseille. 5/ Faire que la zone géographique de production du Savon de Marseille soit délimitée et ne dépasse pas les frontières de la région provençale. Réponse de l'UPSM : Les savonneries de l’UPSM perpétuent la tradition des savonneries de la région marseillaise. Cela correspond à la fois à l’histoire du savon de Marseille et à sa réalité : tous les chaudrons en fonctionnement aujourd’hui se situent dans la zone d’origine du savon de Marseille, la région marseillaise, correspondant de nos jours au département des Bouches-du-Rhône. Il est ainsi inscrit dans la « Charte associative relative à la dénomination « Savon de Marseille » de l’UPSM (2011) : - « le lieu de fabrication (saponification) des savons ou des bondillons* doit être situé dans la zone d’origine du savon de Marseille, le département des Bouches du Rhône (13). » * Bondillon : granulé de savon, qui peut-être fabriqué n’importe où 6/ Produire ou utiliser des copeaux (bondillons) de Savon qui ont été produits en chaudron et en Provence. Réponse de l'UPSM : Les savonneries de l’UPSM sont très attachées à perpétuer la fabrication traditionnelle du savon de Marseille en chaudron, dans sa zone d’origine. Cela est inscrit dans la « Charte associative relative à la dénomination « Savon de Marseille » de l’UPSM (2011) : - « savons fabriqués en chaudron, ou savons réalisés à partir de 100% bondillons de savons fabriqués en chaudron ; - selon le procédé de saponification en 5 étapes dit « procédé marseillais » - le lieu de fabrication (saponification) des savons ou des bondillons doit être situé dans la zone d’origine du savon de Marseille, le département des Bouches du Rhône (13). » 7/ Utiliser au maximum des savoir-faire, des ingrédients et des matières premières locales comme par exemple : l’huile d’olive de Provence, le sel de Camargue etc Réponse de l'UPSM : Les savonniers fabricants de l’UPSM perpétuent depuis toujours un savoir-faire local séculaire, d’ailleurs intitulé « procédé marseillais », consistant en une saponification des huiles végétales (= transformation des huiles en savon) en chaudron, à chaud, selon 5 étapes de fabrication bien définies (cf question 3). Les ingrédients sont autant que possible méditerranéens : certaines des matières premières utilisées se trouvent localement, comme le sel des marais salants de Camargue. L’huile d’olive, quant à elle, provient du bassin méditerranéen, en particulier d’Espagne ou d’Italie, où la forte production d’huile d’olive permet d’approvisionner les savonneries de la région marseillaise. En effet, l’huile d’olive locale est principalement valorisée pour la cuisine, et non plus pour la savonnerie, car les volumes d’huile d’olive produits dans le Sud de la France ne sont pas très importants. 8/ Respecter les formes “classiques” du Savon de Marseille. Réponse de l'UPSM : Les savonniers fabricants de l’UPSM perpétuent depuis toujours les formes « classiques » du savon de Marseille, et l’ont inscrit dans leur « Charte associative relative à la dénomination « Savon de Marseille » (UPSM, 2011) : « Cette dénomination est destinée à être apposée sur des savons répondant au cahier des charges suivant : - savons durs et homogènes se présentant en morceaux de différentes tailles de formes géométriques classiques (notamment cube, parallélépipède, ovale, …), ou en copeaux ou en paillettes ; Ne seront pas admises toutes les formes fantaisie du type personnages, animaux, boules, etc. » 9/ Lutter contre les contrefaçons qui salissent l’image du Savon de Marseille et faire en sorte que l’histoire, les valeurs et les qualités du Savon de Marseille soient respectées, protégées et partagées avec l’ensemble des citoyens pour être transmises aux générations futures. Réponse de l'UPSM : Les savonniers fabricants de l’UPSM perpétuent le savoir-faire d’excellence des « maîtres-savonniers » marseillais, qui existe depuis plusieurs siècles : la fabrication du savon en chaudron. Elles souhaitent partager ces valeurs avec le plus grand nombre, afin que ce savoir-faire unique, et le produit de grande qualité qui en découle, le savon de Marseille, soient transmis intacts aux générations futures. Extrait des statuts de l’UPSM : « L’Association a également pour objet, directement ou indirectement, tant en France qu’à l’étranger : - de promouvoir l’histoire, le nom et l’image du SAVON DE MARSEILLE, - de faire comprendre au grand public ce que doit désigner la dénomination SAVON DE MARSEILLE, en mettant en lumière ses spécificités : une qualité déterminée, une réputation et d’autres caractéristiques liées à son origine géographique. - de renforcer la visibilité internationale du SAVON DE MARSEILLE, - de promouvoir le savoir-faire traditionnel détenu par les membres de l’Association, - d’être garant du cahier des charges de fabrication du SAVON DE MARSEILLE.» La préservation des savoirs-faire locaux ancestraux s’avère en effet une absolue nécessité. Sans cela, ils risquent fort de disparaître à cause d’une globalisation dépourvue de règles. Si on perd le savoir-faire industriel et artisanal, la perte est sans retour. 10/ De façon plus générale défendre le Made In Provence (Produit en Provence) et s’engager au maximum dans une démarche de production économique qui soit respectueuse de l’environnement, socialement responsable et bonne pour l’économie régionale. Réponse de l'UPSM : Les savonniers fabricants de l’UPSM mènent une activité qui s’inscrit résolument et depuis longtemps dans le développement durable : - Une fabrication locale d’un produit respectueux de l’environnement, utilisant comme matières premières des huiles exclusivement végétales, c’est à dire des matières premières renouvelables - Les savonneries de l’UPSM sont des entreprises à taille humaine, proposant des emplois durables à une main d’œuvre locale - Des retombées économiques directes pour la région, le savon de Marseille représentant pour des milliers de touristes chaque année, l’un des symboles du patrimoine provençal et français, qu’ils veulent absolument découvrir et ramener dans leurs valises, au même titre que les parfums de Grasse ou l’huile d’olive de Provence.
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