Historien​.​ne​.​s contre CISH-2026 à Jérusalem/Historians against ICHS-2026 in Jerusalem

Le problème

Historiennes et historiens, nous refusons que le XXIVe congrès du centième anniversaire du Comité international des sciences historiques se déroule à Jérusalem en juillet 2026. 

Historiadores y historiadoras, nos oponemos a que el XXIV Congreso del Comité Internacional de Ciencias Históricas se celebre en Jerusalén en julio de 2026. 

As historians, we demand that the XXIVth and centenary Congress of the International Committee of Historical Sciences not take place in Jerusalem in July 2026.

Historiadoras e historiadores, nós nos recusamos a permitir que o XXIV Congresso do Comitê Internacional de Ciências Históricas seja realizado em Jerusalém em julho de 2026.

Noi, storiche e storici, rifiutiamo che il XXIV Congresso del Comitato Internazionale di Scienze Storiche (CISS) si tenga a Gerusalemme nel luglio 2026. 

[Mise à jour au 22 avril : suite à cette tribune, le Congrès du CISH reporté en 2028 : le CISH doit désormais l’annuler et s’engager pour la sauvegarde du patrimoine de Gaza. Suite à notre lettre ouverte adressée au CISH le 30 janvier dernier et après plus de deux mois de silence celui-ci annonce "que les conditions ne permettaient pas de préparer sereinement le Congrès de 2026 à Jérusalem” et qu’il a donc décidé de le reporter en 2028. Seule une “escalade en cours” est évoquée comme motif, pas un mot n’est dit pour s’inquiéter, regretter, encore moins protester de la destruction en cours du patrimoine historique et des lieux de recherche de Gaza. Aussi, nous invitons historiennes et historiens du monde entiers à amplifier notre démarche afin que le CISH renonce définitivement à l’organisation de son congrès à Jerusalem.

Update on 22 April: following this article, the ICHS Congress has been postponed to 2028: the ICHS must now cancel it and commit to safeguarding Gaza's heritage. Following our open letter to the ICHS on 30 January and after more than two months of silence, the ICHS has announced that "there are no conditions to prepare for the 2026 Congress in Jerusalem" and decide to postpone it until 2028. Only "the ongoing escalation" is mentioned as a reason, and not a word is said to express concern, regret, or protest at the ongoing destruction of Gaza's historical heritage and research sites. We therefore invite historians from all over the world to amplify our efforts to ensure that the ICHS definitively abandons the idea of holding its congress in Jerusalem.]

Version française

En septembre dernier, la principale et plus ancienne association internationale d’historien·ne·s lançait son appel à proposition pour son congrès auprès des 53 comités nationaux. Le 7 octobre avait lieu l’attaque meurtrière du Hamas : près de 1200 victimes dont 369 soldats de l’armée israélienne, 59 membres des forces de police et 851 civils ainsi que 240 personnes prises en otages. En riposte, l’armée israélienne commençait le bombardement méthodique de Gaza, puis à partir de fin octobre les opérations terrestres. 

Chaque jour, le nombre de victimes ne cesse de croitre, dépassant désormais les 30000 morts et plus du double de blessés. Il faut ajouter à ce chiffre les victimes de l’absence de soin, de maladies ou de faim, 1,9 millions de déplacés et sinistrés auquel s’ajoute l’agression conjointe et continue des colons et des soldats envers les Palestinien·ne·s de Cisjordanie. 

Sont également visés dans cette offensive de très nombreux sites du patrimoine culturel et historiques détruits ou endommagés (l’église Saint-Porphyrius, la mosquée Omari et sa précieuse bibliothèque à Jabaliya, le cimetière romain vieux de 2 000 ans dans le nord de Gaza, le Musée Rafah, le Musée culturel Al Qarara, et le musée Deir Al Balah, de nombreuses architectures de la Vieille Ville de Gaza, le Monastère Saint Hilarion) mais aussi six des cimetières actuels retournés au bulldozer.  

Sont tout autant ciblées les universités, toutes désormais bombardées et l’une d’entre elles, University of Palestine minée et entièrement rasée. En Cisjordanie à la célèbre université de Bir Zeit se succèdent arrestations, attaques de colons et raids de l’armée pour faire taire ce lieu de la contestation intellectuelle palestinienne. Fin novembre les archives centrales de la municipalité de Gaza et de nombreux documents qui remontaient au XIXème siècle ont été détruits, comme la vieille ville qui n’est plus qu’un champ de ruine.

Le gouvernement de l’État d’Israël mène une guerre de destruction de la population palestinienne, de sa culture, de son histoire. Par notre profession nous ne saurions aujourd’hui demeurer aveugle et insensible à ce qui se déroule sous nos yeux. 

Pour ces raisons nous demandons au CISH :

  • d’annoncer au plus vite le déplacement de son congrès dans un autre pays.
  • de s’associer aux autres organismes internationaux, UNESCO, Conseil international des Archives, Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS) pour exiger un cessez-le-feu immédiat condition indispensable à la protection des populations et du patrimoine

Premiers signataires :

1. RAHAL Malika, directrice de l’Institut d’histoire du temps présent, CNRS, Aubervilliers

2. VIRGILI Fabrice, directeur de recherche CNRS-SIRICE, Aubervilliers.

3. ZANCARINI FOURNEL Michelle, Université de Lyon 1.

4. ALTUG Seda, maîtresse de conférence, Université Boğazici, Istanbul.

5. WHITE Benjamin Thomas, maître de conférence, Université de Glasgow.

6. LAGROU Pieter, professeur, Université Libre de Bruxelles.

7. SHEPARD Todd, professeur, Université Johns Hopkins.

8. MOHAND AMER Amar, historien, Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle, Oran.

9. MCDOUGALL James, professeur, Université d'Oxford

10. RAYMOND Candice, chargée de recherche CNRS, Centre d'Histoire Sociale des mondes contemporains

11. COMPAGNON Olivier, professeur, Université Sorbonne Nouvelle (Institut des Hautes Études de l'Amérique latine) / Institut Universitaire de France

12. MERVIN Sabrina, directrice de recherche, CNRS/IREMAM

13. JOMIER Augustin, maître de conférences, INALCO, Paris

14. NEVEU Norig, chargée de recherche, CNRS/IREMAM 

15. HONVAULT Juliette, chargée de recherches, CNRS/IREMAM

16. VERDEIL Chantal, professeure, INALCO

17. PALIERAKI Eugenia, maîtresse de conférences, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

18. RILLON Ophélie, chargée de recherches, CNRS/IMAF, Aubervilliers

19. OUALDI M'hamed, professeur, Sciences Po-Paris

20. GRANGAUD Isabelle, directrice de recherche au CNRS, Centre Norbert Elias, Marseille 

21. SFEIR Jihane, professeure à l’université libre de Bruxelles

22. BOURMAUD Philippe, Université Jean Moulin - Lyon 3

23. PICARD Emmanuelle, professeure, ENS de Lyon

24. THENAULT Sylvie, Directrice de recherche CNRS, Centre d'histoire sociale des mondes contemporains

25. HILL Peter, maître de conférences, Northumbria University, Newcastle-upon-Tyne

26. COURREYE Charlotte, Maîtresse de conférences, Université Lyon 3 Jean Moulin

27. VALLET Eric, professeur, Université de Strasbourg

28. EDDE Anne-Marie, professeure émérite, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

29. BRAZZODURO Andrea, maître de conférences, Università di Napoli l'Orientale

30. GUIGNARD Didier, chargé de recherche, CNRS/IREMAM, Aix-en-Provence

31. ROVATTI Toni, ricercatrice, Università di Bologna

32. PLARIER Antonin, Maître de conférence, Université Jean Moulin - Lyon 3

33. GARNIER Sébastien, Maître de conférence, Université Paris 1

34. LACROIX Annick, maîtresse de conférences, Université Paris Nanterre

35. BRANCHE Raphaëlle, professeure, Université de Paris Nanterre 

36. VILLENEUVE François, professeur émérite, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

37. ARCHAMBAULT Fabien, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

38. GARRAIO Júlia, Universidade de Coimbra, Coimbra

39. AMARA Noureddine, historien, Scuola Superiore Meridionale, Naples

40. BLANCHARD Emmanuel, MCF HDR, U. de Versailles - Paris Saclay.

41. CLAVERT Frédéric, Professeur Assistant, Université du Luxembourg 

42. VAN STAËVEL Jean-Pierre, Professeur, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

43. PERRIER Antoine, Chargé de recherche, CNRS

44. LATTE ABDALLAH Stéphanie, directrice de recherche CNRS/CéSor-EHESS

45. VAN RENTERGHEM Vanessa, professeure, Inalco Paris

46. DREYFUS Françoise, professeur émérite, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

47. HOUSE Jim, maitre de conférences, université de Leeds

48. LETT Didier Professeur émérite Université Paris Cité

49. REBILLARD Eugénie, Chercheuse Ifpo. 

50. GENDRY Thaïs, Chercheuse, Scuola Superiore Meridionale, Naples

51. GERVASIO Gennaro, professeur, Università Roma Tre, Rome

52. VOGUET Elise, chargée de recherche, CNRS/IRHT Aubervilliers

53. BOUGAREL Xavier, directeur de recherche, CNRS/CETOBaC Aubervilliers

54. MÉOUCHY Nadine, historienne, ifpo

55. TIXIER DU MESNIL Emmanuelle, Professeur d’histoire médiévale, Paris Nanterre,

56. DIRECHE Karima, Directrice de recherche CNRS Aix-en-Provence

57. DORLIAN Samy, Maître de conférences, Sorbonne Université

59. LANGUE, Frédérique, Directrice de recherche CNRS, Institut d'histoire du temps présent, Aubervilliers.

60. ARAÚJO, Christophe, maitre de conférences, Université Paris Nanterre

61. KHURI-MAKDISI, Ilham, maitresse de conférences, Northeastern University, Boston

62. SANCHEZ Evelyne, Chercheuse CNRS, Institut d'Histoire du Temps Présent, Aubervilliers.

63. YUSTA Mercedes, Professeure des Universités, Université Paris 8

64. HARDY-GUILBERT Claire, Chercheur CNRS, Paris

65. DIAZ, Delphine, maîtresse de conférences, Université de Reims Champagne Ardenne/IUF

66. HERMANN, Denis, Chargé de recherche au CNRS, CeRMİ.

67. SADJI Dana, maîtresse de conférences, Boston College. 

68. DAVIS Muriam Haleh, Associate Professor, University of California, Santa Cruz

69. BOUDIER Mathilde, Maître de conférences, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

70. SIARI TENGOUR Ouanassa, Historienne, Chercheur, CRASC, Algérie

71. NEF Annliese, PR,  université Paris 1

72. SERNA, Ana María, maîtresse de conférences, Chercheuse, Instituto de Investigaciones Dr. José María Luis Mora, México 

73. BENKHALED-VINCE, Natalya, Associate Professor, Oxford University.

74. EDDÉ Carla, Université Saint-Joseph de Beyrouth. 

75. VERDO Geneviève, Professeure d'histoire contemporaine, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

76. AIGLE, Denise, directrice d'études émérite, École Pratique des Hautes Études, Paris

77. PIQUET, Caroline, maitresse de conférences, Sorbonne-Université

78. MICHEAU Françoise, professeur émérite d'histoire, Université Paris1 Panthéon-Sorbonne

79. ASSERAF Arthur, Professeur associé, University of Cambridge

80. VIGNA Xavier, professeur d’histoire contemporaine, Université Paris-Nanterre

81. GANIER Charles, chercheur en Histoire contemporaine, Université Paris-Cité

82. CAPDEVILA Luc , professeur d'histoire contemporaine, université Rennes 2

83 ROUQUET François, professeur d'histoire contemporaine, Université de Caen-Normandie

84. JARRIGE François, Maître de conférences, Université de Bourgogne

85. KERLAN Anne, directrice de recherche, CNRS, Aubervilliers

86. HOUTE Arnaud-Dominique, professeur d'histoire contemporaine, Sorbonne-Université

87. MAITTE Corine, professeure d'histoire moderne, université Gustave Eiffel

88. LARANJEIRO Catarina, Instituto de História Contemporânea (NOVA/FCSH), Lisbonne

89. CAUSARANO Pietro, professeur en histoire de l’education, Università di Firenze

90. BEN SLIMANE Fatma, Historienne, Université de Tunis

91. MARINO Brigitte, chargée de recherche, CNRS/IREMAM, Aix-en-Provence

92. HANAFI Nahema, maîtresse de conférences, Université d'Angers

93. ZUNIGA Jean-Paul, directeur d'études,  EHESS

94. NAÏLI, Falestin, chercheure associée Ifpo

95. AMRI Nelly, Professeure retraitée, Tunis.

96. DUSSERRE Aurélia, maîtresse de conférences en histoire contemporaine, Aix-Marseille Université

97. VIGREUX Jean, professeur d'histoire contemporaine, Université de Bourgogne (Dijon)

98. CLANCY-SMITH Julia, professor of History, University of Arizona, Tucson, USA

99. BARGOUI Sami, professeur, Université de la Manouba, Tunis

100. GALLO Stefano, Primo ricercatore, ISMed-CNR, Roma

101. BAZZAZ Sahar, professor of history, College of the Holy Cross, Worcester, Mass., USA

102. BIANCHI Roberto, professeur d'histoire contemporaine, Université de Florence, Italie

103. CARDINA Miguel, Centre d'Études Sociales de l'Université de Coimbra, Portugal

104. PUREZA José Manuel, Centre d'Études Sociales de l'Université de Coimbra,  Portugal

105. KANAAN Marlène, Professeur, Université de Balamand, Liban

106. GALFRÉ Monica, professeure d'histoire contemporaine, Università di Firenze

107. DALACHANIS Angelos, chargé de recherche, CNRS/IHMC, Paris 

108. DEGUILHEM Randi, directrice de recherche, CNRS, Aix en Provence / Paris

109. PLUMAUZILLE Clyde, chargée de recherche, CNRS/CMH, Paris

110. ALLIER Eugenia, directrice de recherche, Universidad Nacional Autónoma de México 

111. BOSSAERT Marie, maîtresse de conférences, Université Clermont Auvergne, Clermont-Ferrand

112. PAOLI Bruno, professeur, Université Lumière Lyon 2, France

113. BRIQUEL CHATONNET Françoise, DR émérite, CNRS

114. DEBIÉ Muriel, directrice d'études, école pratique des hautes études, Paris

115. PAPACONSTANTINOU Arietta, professeur, Aix-Marseille Université

116. MASETTI-ROUAULT Maria Grazia, Directrice d'études, EPHE, Paris 

117. HAWLEY Robert, directeur d’études, École Pratique des Hautes Études, Paris

118. VEIGA Ana, Presidente da Associação Nacional de História (ANPUH), Brésil. 

119. ROSA RODRIGUES Rogério, Professor de história na Universidade do Estado de Santa Catarina, Brasil, membro da Rede Brasileira de História Pública e da Diretoria de Assuntos Profissionais e Relações Institucionais da ANPUH. 

120.ALLIER MONTAÑO Eugenia, Instituto de Investigaciones Sociales, Universidad Nacional Autónoma de México. 

121. NIGET David, maître de conférences, Université d'Angers

122. DELÂTRE Gilles, professeur d'histoire en CPGE, Lycée Gerville-Réache, Basse-Terre, Guadeloupe.

123. HAJJAT Abdellali, professeur, Université libre de Bruxelles

124. FINE Agnès, Directrice d'Etudes à l'EHESS, LISST-CASn Univ.Toulouse Jean Jaurès
125. PAVARD Bibia, Maîtresse de conférences, Université Paris Panthéon-Assas
126. LESPINET-MORET Isabelle, professeure d'histoire contemporaine, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
127. CRONIER Emmanuelle, professeure, Université de Picardie Jules Verne
128. BRACKE Maud Anne, Professor, University of Glasgow, Ecosse 
129. BANTMAN Constance, membre associé, Universite Sorbonne Paris Nord 
130. BARILLÉ Claire, maîtresse de conférences, Université de Lille
131. BOITEL Isaure, maîtresse de conférences, Université de Picardie Jules Verne
132. MACHU Laure, maîtresse de conférences, Université de Paris-Nanterre. 
133. BURESI Pascal, Directeur de recherche CNRS, Directeur d'études EHESS
134. CLARKE, Jackie, maîtresse de conférence, Université de Glasgow
135. PONSARD Nathalie, maîtresse de conférence, Université Clermont Auvergne

136. PINSOLLE Dominique, maître de conférences, Université Bordeaux Montaigne

 

 

Versión en español

Historiadores y historiadoras, nos oponemos a que el XXIV Congreso del Comité Internacional de Ciencias Históricas se celebre en Jerusalén en julio de 2026. 

El pasado mes de septiembre, la principal y más antigua asociación internacional de historiadores y historiadoras lanzó su convocatoria de propuestas a los 53 comités nacionales. El 7 de octubre tuvo lugar el mortífero atentado de Hamás: murieron casi 1.200 personas, entre ellas 369 soldados del ejército israelí, 59 miembros de la policía y 851 civiles, además de 240 personas tomadas como rehenes. En respuesta, el ejército israelí comenzó su metódico bombardeo de Gaza, seguido de operaciones terrestres desde finales de octubre. Cada día, el número de víctimas sigue aumentando, acercándose ya a los 30.000 muertos y más del doble de heridos. A esta cifra hay que añadir las víctimas de la falta de cuidados, las enfermedades y el hambre, 1,9 millones de desplazados y víctimas de catástrofes, y la agresión conjunta que siguen llevando a cabo colonos y soldados contra los palestinos en Cisjordania.

La ofensiva también tuvo como objetivo un gran número de lugares del patrimonio cultural e histórico que han sido destruidos o dañados (la iglesia de San Porfirio, la mezquita de Omari y su preciosa biblioteca de Jabaliya, el cementerio romano de 2.000 años de antigüedad del norte de Gaza, el museo de Rafah, el museo cultural de Al Qarara y el museo de Deir Al Balah, un gran número de edificios de la ciudad vieja de Gaza y el monasterio de San Hilarión), así como seis de los cementerios existentes que habían sido arrasados. 

Las universidades también han sido objeto de ataques, todas ellas bombardeadas y una de ellas, la Universidad de Palestina, minada y arrasada. En Cisjordania, en la famosa Universidad de Bir Zeit, se han sucedido las detenciones, los ataques de colonos y las redadas del ejército para silenciar este lugar de protesta intelectual palestina. A finales de noviembre, los archivos centrales del municipio de Gaza y numerosos documentos que datan del siglo XIX fueron destruidos, al igual que el casco antiguo, que ahora no es más que un campo de ruinas.

El gobierno del Estado de Israel está librando una guerra para destruir al pueblo palestino, su cultura y su historia. Desde nuestra profesión, no podemos hoy permanecer ciegos e insensibles ante lo que se está desarrollando ante nuestros ojos.  

Por estas razones pedimos al CISH :

  • que anuncie a la mayor brevedad posible el traslado de su congreso a otro país.
  • que se una a otros organismos internacionales, la UNESCO, el Consejo Internacional de Archivos y el Consejo Internacional de Monumentos y Sitios (ICOMOS) para exigir un cese del fuego inmediato, condición esencial para la protección de los civiles y del patrimonio.

English version

As historians, we demand that the XXIVth and centenary Congress of the International Committee of Historical Sciences not take place in Jerusalem in July 2026.

Last September, the foremost and oldest international association of historians addressed a call for proposals to its 53 national committees. On October 7, the deadly Hamas attack took place making nearly 1,200 victims including 369 soldiers of the Israeli army, 59 members of the police force and 851 civilians as well while 240 people were taken hostage. In response, the Israeli army launched a methodical bombardment of Gaza, followed by ground operations at the end of October. Every day, the tally continues to increase: it now reaches 30,000 dead and more than twice that many injured. Victims of lack of care, disease or hunger should be added to this figure, as should 1.9 million displaced people, and the victims of the continuous aggression by both settlers and soldiers towards Palestinians in the West Bank.

Also targeted in this offensive are numerous destroyed or damaged cultural and historical heritage sites (the Saint-Porphyrius church, the Omari mosque and its precious library in Jabaliya, the 2,000-year-old Roman cemetery in northern Gaza, the Rafah Museum, the Al Qarara Cultural Museum, and the Deir Al Balah Museum, as well as numerous architectural productions in the Old City of Gaza, the Saint Hilarion Monastery) but also six cemeteries currently in use that have been bulldozed.

Universities have equally become targets, with all of them now bombed and one of them —the University of Palestine— that was mined and completely razed. In the West Bank at the famous Bir Zeit University, there have been arrests, attacks on settlers and army raids to silence this place of Palestinian intellectual protest. At the end of November, the central archives of the municipality of Gaza, with its numerous documents dating back to the 19th century, were destroyed, as was the old city which is nothing more than a field of ruin.

The government of the State of Israel is waging a war of destruction of the Palestinian population, its culture, and its history. Our profession as historians forbids us to remain insensitive and blind to what is happening before our very eyes.

For these reasons we ask the CISH:

  • to announce as quickly as possible the transfer of its congress to another country.
  • to join other international organizations, UNESCO, International Council on Archives, International Council on Monuments and Sites (ICOMOS) to demand an immediate ceasefire, an essential condition for the protection of civilians and heritage

Versão em português 

Historiadoras e historiadores, nós nos recusamos a permitir que o XXIV Congresso do Comitê Internacional de Ciências Históricas seja realizado em Jerusalém em julho de 2026.

Em setembro passado (2023), a principal e mais antiga associação internacional de historiadores  lançou a convocação de propostas para seu congresso aos 53 comitês nacionais. Em 7 de outubro, ocorreu o ataque mortal do Hamas: quase 1.200 pessoas foram mortas, incluindo 369 soldados do exército israelense, 59 membros da força policial e 851 civis, além de 240 pessoas feitas reféns. Em resposta, o exército israelense iniciou seu bombardeio metódico em Gaza, seguido de operações terrestres a partir do final de outubro. O número de vítimas aumenta diariamente,  ultrapassando 30.000 mortos e mais do que o dobro de feridos. A esse número devem ser acrescentadas as vítimas de falta de assistência, doenças e fome, 1,9 milhão de pessoas deslocadas e vítimas de desastres, sem mencionar a contínua agressão conjunta de colonos e soldados contra os palestinos na Cisjordânia.

A ofensiva também tem como alvo um grande número de locais de patrimônio histórico e cultural que foram destruídos ou danificados (a Igreja de São Porfírio, a Mesquita Omari e sua preciosa biblioteca em Jabaliya, o cemitério romano de 2.000 anos de idade no norte de Gaza, o Museu Rafah, o Museu Cultural Al Qarara e o Museu Deir Al Balah, um grande número de edifícios na Cidade Velha de Gaza e o Mosteiro de Santo Hilarion), bem como seis dos cemitérios existentes que foram demolidos.  

As universidades também foram alvo, todas elas bombardeadas e uma delas, a Universidade da Palestina, foi minada e arrasada. Na Cisjordânia, na famosa Universidade Bir Zeit, houve uma sucessão de prisões, ataques de colonos e ataques do exército para silenciar esse local de protesto intelectual palestino. No final de novembro, os arquivos centrais do município de Gaza e vários documentos que datam do século XIX foram destruídos, assim como a cidade velha, que agora não passa de um campo de ruínas.

O governo do Estado de Israel está travando uma guerra para destruir o povo palestino, sua cultura e sua história. Em nossa profissão não podemos permanecer cegos e insensíveis ao que está se desenrolando diante de nossos olhos. 

Por esses motivos, pedimos ao ICHS :

  • anuncie o mais rápido possível que transferirá seu congresso para outro país.
  • que una forças com outros órgãos internacionais, a UNESCO, o Conselho Internacional de Arquivos e o Conselho Internacional de Monumentos e Sítios (ICOMOS), para exigir um cessar-fogo imediato como condição essencial para a proteção das populações e do patrimônio.

Versione italiana

Noi, storiche e storici, rifiutiamo che il XXIV Congresso del Comitato Internazionale di Scienze Storiche (CISS) si tenga a Gerusalemme nel luglio 2026. 

Lo scorso settembre, la principale e più antica associazione internazionale di storici ha lanciato l’invito a presentare proposte ai 53 comitati nazionali. Il 7 ottobre ha avuto luogo l’attacco mortale di Hamas: quasi 1.200 persone sono state uccise, tra cui 369 soldati dell’esercito israeliano, 59 membri delle forze di polizia e 851 civili, oltre a 240 persone prese in ostaggio. In risposta, l’esercito israeliano ha iniziato un bombardamento metodico su Gaza, seguito da operazioni di guerra terrestre a partire dalla fine di ottobre. Ogni giorno il numero delle vittime continua a salire, sfiorando la cifra di 30.000 morti e più del doppio di feriti. A questa stima vanno aggiunte le vittime causate dalla mancanza di cure, dalle malattie e dalla fame, 1,9 milioni di sfollati e vittime delle distruzioni, nonché della continua aggressione congiunta di coloni e soldati ai danni di palestinesi in Cisgiordania.

L’offensiva ha preso di mira anche un gran numero di siti del patrimonio culturale e storico, che sono stati distrutti o danneggiati (la chiesa di San Porfirio, la moschea Omari e la sua preziosa biblioteca a Jabaliya, il cimitero romano risalente a 2.000 anni fa nel nord di Gaza, il museo di Rafah, il museo culturale di Al Qarara e il museo di Deir Al Balah, un gran numero di edifici nella Città Vecchia di Gaza e il monastero di Sant’Ilarione), oltre a sei dei cimiteri esistenti rasi al suolo. 

Anche le università sono state prese di mira, tutte sottoposte a bombardamenti e una di esse, l’Università della Palestina, minata e rasa al suolo. In Cisgiordania, presso la famosa Università di Bir Zeit, si sono susseguiti arresti, attacchi di coloni e incursioni dell’esercito per mettere a tacere questo centro di protesta intellettuale palestinese. Alla fine di novembre, gli archivi centrali della municipalità di Gaza e numerosi documenti del XIX secolo sono stati distrutti, così come la città vecchia, che ora non è altro che un cumulo di rovine.

Il governo dello Stato di Israele sta conducendo una guerra per distruggere il popolo palestinese, la sua cultura e la sua storia. Nella nostra professione, non possiamo oggi restare ciechi e insensibili di fronte a ciò che si sta svolgendo sotto i nostri occhi. 

Per questi motivi chiediamo al CISS :

  • di annunciare al più presto che sposterà il suo congresso in un altro Paese.
  • di unirsi agli altri organismi internazionali, all’UNESCO, al Consiglio Internazionale degli Archivi e al Consiglio Internazionale dei Monumenti e dei Siti (ICOMOS) per chiedere un immediato cessate il fuoco, condizione essenziale per la protezione dei civili e del patrimonio storico e culturale.
Cette pétition avait 270 signataires

Le problème

Historiennes et historiens, nous refusons que le XXIVe congrès du centième anniversaire du Comité international des sciences historiques se déroule à Jérusalem en juillet 2026. 

Historiadores y historiadoras, nos oponemos a que el XXIV Congreso del Comité Internacional de Ciencias Históricas se celebre en Jerusalén en julio de 2026. 

As historians, we demand that the XXIVth and centenary Congress of the International Committee of Historical Sciences not take place in Jerusalem in July 2026.

Historiadoras e historiadores, nós nos recusamos a permitir que o XXIV Congresso do Comitê Internacional de Ciências Históricas seja realizado em Jerusalém em julho de 2026.

Noi, storiche e storici, rifiutiamo che il XXIV Congresso del Comitato Internazionale di Scienze Storiche (CISS) si tenga a Gerusalemme nel luglio 2026. 

[Mise à jour au 22 avril : suite à cette tribune, le Congrès du CISH reporté en 2028 : le CISH doit désormais l’annuler et s’engager pour la sauvegarde du patrimoine de Gaza. Suite à notre lettre ouverte adressée au CISH le 30 janvier dernier et après plus de deux mois de silence celui-ci annonce "que les conditions ne permettaient pas de préparer sereinement le Congrès de 2026 à Jérusalem” et qu’il a donc décidé de le reporter en 2028. Seule une “escalade en cours” est évoquée comme motif, pas un mot n’est dit pour s’inquiéter, regretter, encore moins protester de la destruction en cours du patrimoine historique et des lieux de recherche de Gaza. Aussi, nous invitons historiennes et historiens du monde entiers à amplifier notre démarche afin que le CISH renonce définitivement à l’organisation de son congrès à Jerusalem.

Update on 22 April: following this article, the ICHS Congress has been postponed to 2028: the ICHS must now cancel it and commit to safeguarding Gaza's heritage. Following our open letter to the ICHS on 30 January and after more than two months of silence, the ICHS has announced that "there are no conditions to prepare for the 2026 Congress in Jerusalem" and decide to postpone it until 2028. Only "the ongoing escalation" is mentioned as a reason, and not a word is said to express concern, regret, or protest at the ongoing destruction of Gaza's historical heritage and research sites. We therefore invite historians from all over the world to amplify our efforts to ensure that the ICHS definitively abandons the idea of holding its congress in Jerusalem.]

Version française

En septembre dernier, la principale et plus ancienne association internationale d’historien·ne·s lançait son appel à proposition pour son congrès auprès des 53 comités nationaux. Le 7 octobre avait lieu l’attaque meurtrière du Hamas : près de 1200 victimes dont 369 soldats de l’armée israélienne, 59 membres des forces de police et 851 civils ainsi que 240 personnes prises en otages. En riposte, l’armée israélienne commençait le bombardement méthodique de Gaza, puis à partir de fin octobre les opérations terrestres. 

Chaque jour, le nombre de victimes ne cesse de croitre, dépassant désormais les 30000 morts et plus du double de blessés. Il faut ajouter à ce chiffre les victimes de l’absence de soin, de maladies ou de faim, 1,9 millions de déplacés et sinistrés auquel s’ajoute l’agression conjointe et continue des colons et des soldats envers les Palestinien·ne·s de Cisjordanie. 

Sont également visés dans cette offensive de très nombreux sites du patrimoine culturel et historiques détruits ou endommagés (l’église Saint-Porphyrius, la mosquée Omari et sa précieuse bibliothèque à Jabaliya, le cimetière romain vieux de 2 000 ans dans le nord de Gaza, le Musée Rafah, le Musée culturel Al Qarara, et le musée Deir Al Balah, de nombreuses architectures de la Vieille Ville de Gaza, le Monastère Saint Hilarion) mais aussi six des cimetières actuels retournés au bulldozer.  

Sont tout autant ciblées les universités, toutes désormais bombardées et l’une d’entre elles, University of Palestine minée et entièrement rasée. En Cisjordanie à la célèbre université de Bir Zeit se succèdent arrestations, attaques de colons et raids de l’armée pour faire taire ce lieu de la contestation intellectuelle palestinienne. Fin novembre les archives centrales de la municipalité de Gaza et de nombreux documents qui remontaient au XIXème siècle ont été détruits, comme la vieille ville qui n’est plus qu’un champ de ruine.

Le gouvernement de l’État d’Israël mène une guerre de destruction de la population palestinienne, de sa culture, de son histoire. Par notre profession nous ne saurions aujourd’hui demeurer aveugle et insensible à ce qui se déroule sous nos yeux. 

Pour ces raisons nous demandons au CISH :

  • d’annoncer au plus vite le déplacement de son congrès dans un autre pays.
  • de s’associer aux autres organismes internationaux, UNESCO, Conseil international des Archives, Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS) pour exiger un cessez-le-feu immédiat condition indispensable à la protection des populations et du patrimoine

Premiers signataires :

1. RAHAL Malika, directrice de l’Institut d’histoire du temps présent, CNRS, Aubervilliers

2. VIRGILI Fabrice, directeur de recherche CNRS-SIRICE, Aubervilliers.

3. ZANCARINI FOURNEL Michelle, Université de Lyon 1.

4. ALTUG Seda, maîtresse de conférence, Université Boğazici, Istanbul.

5. WHITE Benjamin Thomas, maître de conférence, Université de Glasgow.

6. LAGROU Pieter, professeur, Université Libre de Bruxelles.

7. SHEPARD Todd, professeur, Université Johns Hopkins.

8. MOHAND AMER Amar, historien, Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle, Oran.

9. MCDOUGALL James, professeur, Université d'Oxford

10. RAYMOND Candice, chargée de recherche CNRS, Centre d'Histoire Sociale des mondes contemporains

11. COMPAGNON Olivier, professeur, Université Sorbonne Nouvelle (Institut des Hautes Études de l'Amérique latine) / Institut Universitaire de France

12. MERVIN Sabrina, directrice de recherche, CNRS/IREMAM

13. JOMIER Augustin, maître de conférences, INALCO, Paris

14. NEVEU Norig, chargée de recherche, CNRS/IREMAM 

15. HONVAULT Juliette, chargée de recherches, CNRS/IREMAM

16. VERDEIL Chantal, professeure, INALCO

17. PALIERAKI Eugenia, maîtresse de conférences, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

18. RILLON Ophélie, chargée de recherches, CNRS/IMAF, Aubervilliers

19. OUALDI M'hamed, professeur, Sciences Po-Paris

20. GRANGAUD Isabelle, directrice de recherche au CNRS, Centre Norbert Elias, Marseille 

21. SFEIR Jihane, professeure à l’université libre de Bruxelles

22. BOURMAUD Philippe, Université Jean Moulin - Lyon 3

23. PICARD Emmanuelle, professeure, ENS de Lyon

24. THENAULT Sylvie, Directrice de recherche CNRS, Centre d'histoire sociale des mondes contemporains

25. HILL Peter, maître de conférences, Northumbria University, Newcastle-upon-Tyne

26. COURREYE Charlotte, Maîtresse de conférences, Université Lyon 3 Jean Moulin

27. VALLET Eric, professeur, Université de Strasbourg

28. EDDE Anne-Marie, professeure émérite, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

29. BRAZZODURO Andrea, maître de conférences, Università di Napoli l'Orientale

30. GUIGNARD Didier, chargé de recherche, CNRS/IREMAM, Aix-en-Provence

31. ROVATTI Toni, ricercatrice, Università di Bologna

32. PLARIER Antonin, Maître de conférence, Université Jean Moulin - Lyon 3

33. GARNIER Sébastien, Maître de conférence, Université Paris 1

34. LACROIX Annick, maîtresse de conférences, Université Paris Nanterre

35. BRANCHE Raphaëlle, professeure, Université de Paris Nanterre 

36. VILLENEUVE François, professeur émérite, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

37. ARCHAMBAULT Fabien, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

38. GARRAIO Júlia, Universidade de Coimbra, Coimbra

39. AMARA Noureddine, historien, Scuola Superiore Meridionale, Naples

40. BLANCHARD Emmanuel, MCF HDR, U. de Versailles - Paris Saclay.

41. CLAVERT Frédéric, Professeur Assistant, Université du Luxembourg 

42. VAN STAËVEL Jean-Pierre, Professeur, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

43. PERRIER Antoine, Chargé de recherche, CNRS

44. LATTE ABDALLAH Stéphanie, directrice de recherche CNRS/CéSor-EHESS

45. VAN RENTERGHEM Vanessa, professeure, Inalco Paris

46. DREYFUS Françoise, professeur émérite, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

47. HOUSE Jim, maitre de conférences, université de Leeds

48. LETT Didier Professeur émérite Université Paris Cité

49. REBILLARD Eugénie, Chercheuse Ifpo. 

50. GENDRY Thaïs, Chercheuse, Scuola Superiore Meridionale, Naples

51. GERVASIO Gennaro, professeur, Università Roma Tre, Rome

52. VOGUET Elise, chargée de recherche, CNRS/IRHT Aubervilliers

53. BOUGAREL Xavier, directeur de recherche, CNRS/CETOBaC Aubervilliers

54. MÉOUCHY Nadine, historienne, ifpo

55. TIXIER DU MESNIL Emmanuelle, Professeur d’histoire médiévale, Paris Nanterre,

56. DIRECHE Karima, Directrice de recherche CNRS Aix-en-Provence

57. DORLIAN Samy, Maître de conférences, Sorbonne Université

59. LANGUE, Frédérique, Directrice de recherche CNRS, Institut d'histoire du temps présent, Aubervilliers.

60. ARAÚJO, Christophe, maitre de conférences, Université Paris Nanterre

61. KHURI-MAKDISI, Ilham, maitresse de conférences, Northeastern University, Boston

62. SANCHEZ Evelyne, Chercheuse CNRS, Institut d'Histoire du Temps Présent, Aubervilliers.

63. YUSTA Mercedes, Professeure des Universités, Université Paris 8

64. HARDY-GUILBERT Claire, Chercheur CNRS, Paris

65. DIAZ, Delphine, maîtresse de conférences, Université de Reims Champagne Ardenne/IUF

66. HERMANN, Denis, Chargé de recherche au CNRS, CeRMİ.

67. SADJI Dana, maîtresse de conférences, Boston College. 

68. DAVIS Muriam Haleh, Associate Professor, University of California, Santa Cruz

69. BOUDIER Mathilde, Maître de conférences, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

70. SIARI TENGOUR Ouanassa, Historienne, Chercheur, CRASC, Algérie

71. NEF Annliese, PR,  université Paris 1

72. SERNA, Ana María, maîtresse de conférences, Chercheuse, Instituto de Investigaciones Dr. José María Luis Mora, México 

73. BENKHALED-VINCE, Natalya, Associate Professor, Oxford University.

74. EDDÉ Carla, Université Saint-Joseph de Beyrouth. 

75. VERDO Geneviève, Professeure d'histoire contemporaine, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

76. AIGLE, Denise, directrice d'études émérite, École Pratique des Hautes Études, Paris

77. PIQUET, Caroline, maitresse de conférences, Sorbonne-Université

78. MICHEAU Françoise, professeur émérite d'histoire, Université Paris1 Panthéon-Sorbonne

79. ASSERAF Arthur, Professeur associé, University of Cambridge

80. VIGNA Xavier, professeur d’histoire contemporaine, Université Paris-Nanterre

81. GANIER Charles, chercheur en Histoire contemporaine, Université Paris-Cité

82. CAPDEVILA Luc , professeur d'histoire contemporaine, université Rennes 2

83 ROUQUET François, professeur d'histoire contemporaine, Université de Caen-Normandie

84. JARRIGE François, Maître de conférences, Université de Bourgogne

85. KERLAN Anne, directrice de recherche, CNRS, Aubervilliers

86. HOUTE Arnaud-Dominique, professeur d'histoire contemporaine, Sorbonne-Université

87. MAITTE Corine, professeure d'histoire moderne, université Gustave Eiffel

88. LARANJEIRO Catarina, Instituto de História Contemporânea (NOVA/FCSH), Lisbonne

89. CAUSARANO Pietro, professeur en histoire de l’education, Università di Firenze

90. BEN SLIMANE Fatma, Historienne, Université de Tunis

91. MARINO Brigitte, chargée de recherche, CNRS/IREMAM, Aix-en-Provence

92. HANAFI Nahema, maîtresse de conférences, Université d'Angers

93. ZUNIGA Jean-Paul, directeur d'études,  EHESS

94. NAÏLI, Falestin, chercheure associée Ifpo

95. AMRI Nelly, Professeure retraitée, Tunis.

96. DUSSERRE Aurélia, maîtresse de conférences en histoire contemporaine, Aix-Marseille Université

97. VIGREUX Jean, professeur d'histoire contemporaine, Université de Bourgogne (Dijon)

98. CLANCY-SMITH Julia, professor of History, University of Arizona, Tucson, USA

99. BARGOUI Sami, professeur, Université de la Manouba, Tunis

100. GALLO Stefano, Primo ricercatore, ISMed-CNR, Roma

101. BAZZAZ Sahar, professor of history, College of the Holy Cross, Worcester, Mass., USA

102. BIANCHI Roberto, professeur d'histoire contemporaine, Université de Florence, Italie

103. CARDINA Miguel, Centre d'Études Sociales de l'Université de Coimbra, Portugal

104. PUREZA José Manuel, Centre d'Études Sociales de l'Université de Coimbra,  Portugal

105. KANAAN Marlène, Professeur, Université de Balamand, Liban

106. GALFRÉ Monica, professeure d'histoire contemporaine, Università di Firenze

107. DALACHANIS Angelos, chargé de recherche, CNRS/IHMC, Paris 

108. DEGUILHEM Randi, directrice de recherche, CNRS, Aix en Provence / Paris

109. PLUMAUZILLE Clyde, chargée de recherche, CNRS/CMH, Paris

110. ALLIER Eugenia, directrice de recherche, Universidad Nacional Autónoma de México 

111. BOSSAERT Marie, maîtresse de conférences, Université Clermont Auvergne, Clermont-Ferrand

112. PAOLI Bruno, professeur, Université Lumière Lyon 2, France

113. BRIQUEL CHATONNET Françoise, DR émérite, CNRS

114. DEBIÉ Muriel, directrice d'études, école pratique des hautes études, Paris

115. PAPACONSTANTINOU Arietta, professeur, Aix-Marseille Université

116. MASETTI-ROUAULT Maria Grazia, Directrice d'études, EPHE, Paris 

117. HAWLEY Robert, directeur d’études, École Pratique des Hautes Études, Paris

118. VEIGA Ana, Presidente da Associação Nacional de História (ANPUH), Brésil. 

119. ROSA RODRIGUES Rogério, Professor de história na Universidade do Estado de Santa Catarina, Brasil, membro da Rede Brasileira de História Pública e da Diretoria de Assuntos Profissionais e Relações Institucionais da ANPUH. 

120.ALLIER MONTAÑO Eugenia, Instituto de Investigaciones Sociales, Universidad Nacional Autónoma de México. 

121. NIGET David, maître de conférences, Université d'Angers

122. DELÂTRE Gilles, professeur d'histoire en CPGE, Lycée Gerville-Réache, Basse-Terre, Guadeloupe.

123. HAJJAT Abdellali, professeur, Université libre de Bruxelles

124. FINE Agnès, Directrice d'Etudes à l'EHESS, LISST-CASn Univ.Toulouse Jean Jaurès
125. PAVARD Bibia, Maîtresse de conférences, Université Paris Panthéon-Assas
126. LESPINET-MORET Isabelle, professeure d'histoire contemporaine, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
127. CRONIER Emmanuelle, professeure, Université de Picardie Jules Verne
128. BRACKE Maud Anne, Professor, University of Glasgow, Ecosse 
129. BANTMAN Constance, membre associé, Universite Sorbonne Paris Nord 
130. BARILLÉ Claire, maîtresse de conférences, Université de Lille
131. BOITEL Isaure, maîtresse de conférences, Université de Picardie Jules Verne
132. MACHU Laure, maîtresse de conférences, Université de Paris-Nanterre. 
133. BURESI Pascal, Directeur de recherche CNRS, Directeur d'études EHESS
134. CLARKE, Jackie, maîtresse de conférence, Université de Glasgow
135. PONSARD Nathalie, maîtresse de conférence, Université Clermont Auvergne

136. PINSOLLE Dominique, maître de conférences, Université Bordeaux Montaigne

 

 

Versión en español

Historiadores y historiadoras, nos oponemos a que el XXIV Congreso del Comité Internacional de Ciencias Históricas se celebre en Jerusalén en julio de 2026. 

El pasado mes de septiembre, la principal y más antigua asociación internacional de historiadores y historiadoras lanzó su convocatoria de propuestas a los 53 comités nacionales. El 7 de octubre tuvo lugar el mortífero atentado de Hamás: murieron casi 1.200 personas, entre ellas 369 soldados del ejército israelí, 59 miembros de la policía y 851 civiles, además de 240 personas tomadas como rehenes. En respuesta, el ejército israelí comenzó su metódico bombardeo de Gaza, seguido de operaciones terrestres desde finales de octubre. Cada día, el número de víctimas sigue aumentando, acercándose ya a los 30.000 muertos y más del doble de heridos. A esta cifra hay que añadir las víctimas de la falta de cuidados, las enfermedades y el hambre, 1,9 millones de desplazados y víctimas de catástrofes, y la agresión conjunta que siguen llevando a cabo colonos y soldados contra los palestinos en Cisjordania.

La ofensiva también tuvo como objetivo un gran número de lugares del patrimonio cultural e histórico que han sido destruidos o dañados (la iglesia de San Porfirio, la mezquita de Omari y su preciosa biblioteca de Jabaliya, el cementerio romano de 2.000 años de antigüedad del norte de Gaza, el museo de Rafah, el museo cultural de Al Qarara y el museo de Deir Al Balah, un gran número de edificios de la ciudad vieja de Gaza y el monasterio de San Hilarión), así como seis de los cementerios existentes que habían sido arrasados. 

Las universidades también han sido objeto de ataques, todas ellas bombardeadas y una de ellas, la Universidad de Palestina, minada y arrasada. En Cisjordania, en la famosa Universidad de Bir Zeit, se han sucedido las detenciones, los ataques de colonos y las redadas del ejército para silenciar este lugar de protesta intelectual palestina. A finales de noviembre, los archivos centrales del municipio de Gaza y numerosos documentos que datan del siglo XIX fueron destruidos, al igual que el casco antiguo, que ahora no es más que un campo de ruinas.

El gobierno del Estado de Israel está librando una guerra para destruir al pueblo palestino, su cultura y su historia. Desde nuestra profesión, no podemos hoy permanecer ciegos e insensibles ante lo que se está desarrollando ante nuestros ojos.  

Por estas razones pedimos al CISH :

  • que anuncie a la mayor brevedad posible el traslado de su congreso a otro país.
  • que se una a otros organismos internacionales, la UNESCO, el Consejo Internacional de Archivos y el Consejo Internacional de Monumentos y Sitios (ICOMOS) para exigir un cese del fuego inmediato, condición esencial para la protección de los civiles y del patrimonio.

English version

As historians, we demand that the XXIVth and centenary Congress of the International Committee of Historical Sciences not take place in Jerusalem in July 2026.

Last September, the foremost and oldest international association of historians addressed a call for proposals to its 53 national committees. On October 7, the deadly Hamas attack took place making nearly 1,200 victims including 369 soldiers of the Israeli army, 59 members of the police force and 851 civilians as well while 240 people were taken hostage. In response, the Israeli army launched a methodical bombardment of Gaza, followed by ground operations at the end of October. Every day, the tally continues to increase: it now reaches 30,000 dead and more than twice that many injured. Victims of lack of care, disease or hunger should be added to this figure, as should 1.9 million displaced people, and the victims of the continuous aggression by both settlers and soldiers towards Palestinians in the West Bank.

Also targeted in this offensive are numerous destroyed or damaged cultural and historical heritage sites (the Saint-Porphyrius church, the Omari mosque and its precious library in Jabaliya, the 2,000-year-old Roman cemetery in northern Gaza, the Rafah Museum, the Al Qarara Cultural Museum, and the Deir Al Balah Museum, as well as numerous architectural productions in the Old City of Gaza, the Saint Hilarion Monastery) but also six cemeteries currently in use that have been bulldozed.

Universities have equally become targets, with all of them now bombed and one of them —the University of Palestine— that was mined and completely razed. In the West Bank at the famous Bir Zeit University, there have been arrests, attacks on settlers and army raids to silence this place of Palestinian intellectual protest. At the end of November, the central archives of the municipality of Gaza, with its numerous documents dating back to the 19th century, were destroyed, as was the old city which is nothing more than a field of ruin.

The government of the State of Israel is waging a war of destruction of the Palestinian population, its culture, and its history. Our profession as historians forbids us to remain insensitive and blind to what is happening before our very eyes.

For these reasons we ask the CISH:

  • to announce as quickly as possible the transfer of its congress to another country.
  • to join other international organizations, UNESCO, International Council on Archives, International Council on Monuments and Sites (ICOMOS) to demand an immediate ceasefire, an essential condition for the protection of civilians and heritage

Versão em português 

Historiadoras e historiadores, nós nos recusamos a permitir que o XXIV Congresso do Comitê Internacional de Ciências Históricas seja realizado em Jerusalém em julho de 2026.

Em setembro passado (2023), a principal e mais antiga associação internacional de historiadores  lançou a convocação de propostas para seu congresso aos 53 comitês nacionais. Em 7 de outubro, ocorreu o ataque mortal do Hamas: quase 1.200 pessoas foram mortas, incluindo 369 soldados do exército israelense, 59 membros da força policial e 851 civis, além de 240 pessoas feitas reféns. Em resposta, o exército israelense iniciou seu bombardeio metódico em Gaza, seguido de operações terrestres a partir do final de outubro. O número de vítimas aumenta diariamente,  ultrapassando 30.000 mortos e mais do que o dobro de feridos. A esse número devem ser acrescentadas as vítimas de falta de assistência, doenças e fome, 1,9 milhão de pessoas deslocadas e vítimas de desastres, sem mencionar a contínua agressão conjunta de colonos e soldados contra os palestinos na Cisjordânia.

A ofensiva também tem como alvo um grande número de locais de patrimônio histórico e cultural que foram destruídos ou danificados (a Igreja de São Porfírio, a Mesquita Omari e sua preciosa biblioteca em Jabaliya, o cemitério romano de 2.000 anos de idade no norte de Gaza, o Museu Rafah, o Museu Cultural Al Qarara e o Museu Deir Al Balah, um grande número de edifícios na Cidade Velha de Gaza e o Mosteiro de Santo Hilarion), bem como seis dos cemitérios existentes que foram demolidos.  

As universidades também foram alvo, todas elas bombardeadas e uma delas, a Universidade da Palestina, foi minada e arrasada. Na Cisjordânia, na famosa Universidade Bir Zeit, houve uma sucessão de prisões, ataques de colonos e ataques do exército para silenciar esse local de protesto intelectual palestino. No final de novembro, os arquivos centrais do município de Gaza e vários documentos que datam do século XIX foram destruídos, assim como a cidade velha, que agora não passa de um campo de ruínas.

O governo do Estado de Israel está travando uma guerra para destruir o povo palestino, sua cultura e sua história. Em nossa profissão não podemos permanecer cegos e insensíveis ao que está se desenrolando diante de nossos olhos. 

Por esses motivos, pedimos ao ICHS :

  • anuncie o mais rápido possível que transferirá seu congresso para outro país.
  • que una forças com outros órgãos internacionais, a UNESCO, o Conselho Internacional de Arquivos e o Conselho Internacional de Monumentos e Sítios (ICOMOS), para exigir um cessar-fogo imediato como condição essencial para a proteção das populações e do patrimônio.

Versione italiana

Noi, storiche e storici, rifiutiamo che il XXIV Congresso del Comitato Internazionale di Scienze Storiche (CISS) si tenga a Gerusalemme nel luglio 2026. 

Lo scorso settembre, la principale e più antica associazione internazionale di storici ha lanciato l’invito a presentare proposte ai 53 comitati nazionali. Il 7 ottobre ha avuto luogo l’attacco mortale di Hamas: quasi 1.200 persone sono state uccise, tra cui 369 soldati dell’esercito israeliano, 59 membri delle forze di polizia e 851 civili, oltre a 240 persone prese in ostaggio. In risposta, l’esercito israeliano ha iniziato un bombardamento metodico su Gaza, seguito da operazioni di guerra terrestre a partire dalla fine di ottobre. Ogni giorno il numero delle vittime continua a salire, sfiorando la cifra di 30.000 morti e più del doppio di feriti. A questa stima vanno aggiunte le vittime causate dalla mancanza di cure, dalle malattie e dalla fame, 1,9 milioni di sfollati e vittime delle distruzioni, nonché della continua aggressione congiunta di coloni e soldati ai danni di palestinesi in Cisgiordania.

L’offensiva ha preso di mira anche un gran numero di siti del patrimonio culturale e storico, che sono stati distrutti o danneggiati (la chiesa di San Porfirio, la moschea Omari e la sua preziosa biblioteca a Jabaliya, il cimitero romano risalente a 2.000 anni fa nel nord di Gaza, il museo di Rafah, il museo culturale di Al Qarara e il museo di Deir Al Balah, un gran numero di edifici nella Città Vecchia di Gaza e il monastero di Sant’Ilarione), oltre a sei dei cimiteri esistenti rasi al suolo. 

Anche le università sono state prese di mira, tutte sottoposte a bombardamenti e una di esse, l’Università della Palestina, minata e rasa al suolo. In Cisgiordania, presso la famosa Università di Bir Zeit, si sono susseguiti arresti, attacchi di coloni e incursioni dell’esercito per mettere a tacere questo centro di protesta intellettuale palestinese. Alla fine di novembre, gli archivi centrali della municipalità di Gaza e numerosi documenti del XIX secolo sono stati distrutti, così come la città vecchia, che ora non è altro che un cumulo di rovine.

Il governo dello Stato di Israele sta conducendo una guerra per distruggere il popolo palestinese, la sua cultura e la sua storia. Nella nostra professione, non possiamo oggi restare ciechi e insensibili di fronte a ciò che si sta svolgendo sotto i nostri occhi. 

Per questi motivi chiediamo al CISS :

  • di annunciare al più presto che sposterà il suo congresso in un altro Paese.
  • di unirsi agli altri organismi internazionali, all’UNESCO, al Consiglio Internazionale degli Archivi e al Consiglio Internazionale dei Monumenti e dei Siti (ICOMOS) per chiedere un immediato cessate il fuoco, condizione essenziale per la protezione dei civili e del patrimonio storico e culturale.

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