Harcèlement scolaire : après les paroles, les actes? Tous concernés, Tous Mobilisés

Le problème

Notre fille, Marion, n'avait que 13 ans lorsqu'elle a mis fin à ses jours, suite au harcèlement scolaire qu’elle subissait dans son collège. Pendant des mois, elle a été insultée, moquée, mise à l'écart et victimes de brimades. Jusqu'à ce qu'elle ne tienne plus et décide de partir, en laissant derrière elle une lettre qui ne fait aucun doute sur la cause de son geste.

Comme Marion, trop d’enfants sont aujourd’hui victimes de harcèlement scolaire : en France, 1 élève sur 10 subit au sein de son école des violences psychologiques ou physiques répétées par d'autres élèves.

Comme d'autres familles de victimes, nous avons eu de l'espoir lorsque le 10 février dernier, France 2 a consacré un documentaire sur le sujet "Souffre-douleurs ils se manifestent" qui a démontré à quel point il est urgent d’agir. La plateforme mise en place à l’issue de ce documentaire a permis à près de 8000 victimes de déclarer la nécessité de changer la donne. Même la Ministre de l'Education était sur le plateau pour assurer l'action du gouvernement en ce sens. 

Mais depuis cette soirée et après les paroles, les actes manquent à l'appel. Le numéro d'écoute créé pour les enfants est long et impossible à mémoriser. Et quand bien même ce serait le cas, il n'est accessible que pendant les horaires de bureau, du lundi au vendredi. Mais pour nos enfants, le harcèlement n'est pas aux 35 heures...

Cela fait bien peu d'actions concrètes de la part de notre Ministre sur le thème du harcèlement alors même qu'elle a dévoilé sa réforme du collège il y a quelques jours. 

Ce documentaire a pourtant démontré que harcèlement dont il est question a des conséquences très graves sur les victimes, notamment phobie scolaire, décrochage scolaire, automutilation, conduites à risques (drogues, alcools…) et des suicides d’enfant comme Marion.

Trop longtemps nié, ce phénomène ne cesse de s’accroitre, malheureusement, en France, nous manquons cruellement de moyens humains, de campagnes audiovisuelles, de lieu d’écoute et d’accueil pour lutter efficacement contre ce fléau.

Depuis des mois, je milite notamment dans les médias pour faire entendre la voix de Marion, également au travers du livre "Marion 13 ans pour toujours" pour  que l’on prenne conscience de ce phénomène dont souffre trop de victimes et leurs familles confrontées à ce fléau.  Mais également avec l’association Marion Fraisse La Main Tendue, qui reçoit chaque jour des demandes d’aide face à l’inertie de l’éducation nationale, au déni collectif.

Aujourd'hui encore, il ne nous est renvoyé que ce silence assourdissant, alors il est urgent que le gouvernement réagisse, pour que l’école redevienne un lieu d’épanouissement et non de souffrance.

Ce qu'il faut, ce sont des mesures concrètes pour mettre fin à cette omerta, pour que les élèves puissent en parler et savoir quoi faire lorsqu'ils sont confrontés à cette épreuve. Ensemble demandons à la ministre de l'Education : 

- de créer sans attendre, comme annoncé lors de cette émission, un numéro court d’aide aux victimes, disponible 7/7 de 9h à minuit,  

- de diffuser un guide de lutte contre le harcèlement scolaire disponible à chaque rentrée dans le carnet de liaison de l’élève,

- de déployer des moyens humains dans les établissements, notamment en développant des formations terrain auprès des équipes pédagogiques.

Libérer la parole et informer sont les meilleures armes pour prévenir et lutter contre le harcèlement scolaire, dont le terreau fertile reste le silence et l'isolement.

Tous concernés, tous mobilisés, demandons à Najat Vallaud-Belkacem de faire preuve de courage politique pour faire reculer le harcèlement scolaire.

Signez et partagez autour de vous.

Nora Fraisse pour l’association Marion Fraisse La Main Tendue

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nora FRAISSELanceur de pétition
Victoire confirmée
Cette pétition a abouti avec 79 164 signatures !

Le problème

Notre fille, Marion, n'avait que 13 ans lorsqu'elle a mis fin à ses jours, suite au harcèlement scolaire qu’elle subissait dans son collège. Pendant des mois, elle a été insultée, moquée, mise à l'écart et victimes de brimades. Jusqu'à ce qu'elle ne tienne plus et décide de partir, en laissant derrière elle une lettre qui ne fait aucun doute sur la cause de son geste.

Comme Marion, trop d’enfants sont aujourd’hui victimes de harcèlement scolaire : en France, 1 élève sur 10 subit au sein de son école des violences psychologiques ou physiques répétées par d'autres élèves.

Comme d'autres familles de victimes, nous avons eu de l'espoir lorsque le 10 février dernier, France 2 a consacré un documentaire sur le sujet "Souffre-douleurs ils se manifestent" qui a démontré à quel point il est urgent d’agir. La plateforme mise en place à l’issue de ce documentaire a permis à près de 8000 victimes de déclarer la nécessité de changer la donne. Même la Ministre de l'Education était sur le plateau pour assurer l'action du gouvernement en ce sens. 

Mais depuis cette soirée et après les paroles, les actes manquent à l'appel. Le numéro d'écoute créé pour les enfants est long et impossible à mémoriser. Et quand bien même ce serait le cas, il n'est accessible que pendant les horaires de bureau, du lundi au vendredi. Mais pour nos enfants, le harcèlement n'est pas aux 35 heures...

Cela fait bien peu d'actions concrètes de la part de notre Ministre sur le thème du harcèlement alors même qu'elle a dévoilé sa réforme du collège il y a quelques jours. 

Ce documentaire a pourtant démontré que harcèlement dont il est question a des conséquences très graves sur les victimes, notamment phobie scolaire, décrochage scolaire, automutilation, conduites à risques (drogues, alcools…) et des suicides d’enfant comme Marion.

Trop longtemps nié, ce phénomène ne cesse de s’accroitre, malheureusement, en France, nous manquons cruellement de moyens humains, de campagnes audiovisuelles, de lieu d’écoute et d’accueil pour lutter efficacement contre ce fléau.

Depuis des mois, je milite notamment dans les médias pour faire entendre la voix de Marion, également au travers du livre "Marion 13 ans pour toujours" pour  que l’on prenne conscience de ce phénomène dont souffre trop de victimes et leurs familles confrontées à ce fléau.  Mais également avec l’association Marion Fraisse La Main Tendue, qui reçoit chaque jour des demandes d’aide face à l’inertie de l’éducation nationale, au déni collectif.

Aujourd'hui encore, il ne nous est renvoyé que ce silence assourdissant, alors il est urgent que le gouvernement réagisse, pour que l’école redevienne un lieu d’épanouissement et non de souffrance.

Ce qu'il faut, ce sont des mesures concrètes pour mettre fin à cette omerta, pour que les élèves puissent en parler et savoir quoi faire lorsqu'ils sont confrontés à cette épreuve. Ensemble demandons à la ministre de l'Education : 

- de créer sans attendre, comme annoncé lors de cette émission, un numéro court d’aide aux victimes, disponible 7/7 de 9h à minuit,  

- de diffuser un guide de lutte contre le harcèlement scolaire disponible à chaque rentrée dans le carnet de liaison de l’élève,

- de déployer des moyens humains dans les établissements, notamment en développant des formations terrain auprès des équipes pédagogiques.

Libérer la parole et informer sont les meilleures armes pour prévenir et lutter contre le harcèlement scolaire, dont le terreau fertile reste le silence et l'isolement.

Tous concernés, tous mobilisés, demandons à Najat Vallaud-Belkacem de faire preuve de courage politique pour faire reculer le harcèlement scolaire.

Signez et partagez autour de vous.

Nora Fraisse pour l’association Marion Fraisse La Main Tendue

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nora FRAISSELanceur de pétition

Les décisionnaires

Najat Vallaud-Belkacem
Ancienne ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
Répondu
Mesdames, Messieurs, Vous avez été nombreux à apporter votre soutien à la pétition de Nora Fraisse pour aller plus loin dans la lutte contre le harcèlement à l'école. Ce jeudi 5 novembre, j'ai souhaité organiser la première journée nationale pour dire Non au harcèlement et mobiliser très largement toute la société autour de cette cause essentielle. A cette occasion, j'ai dévoilé plusieurs mesures importantes que vous souteniez à travers cette pétition. Un numéro à 4 chiffres, le 3020, est mis en place. Afin d'anticiper les nombreux appels, j'ai décidé d'augmenter les crédits accordés à l'association. C'est un numéro gratuit, il est ouvert du lundi au vendredi de 9h à 18h (en dehors des jours fériés). Je sais que vous réclamiez par ailleurs une augmentation de la durée dans la journée, mais les tests menés par l’association ont démontré que cela n'augmentait pas le nombre des appels et que pour maximiser les résolutions de cas, il valait mieux concentrer les écoutants sur les heures de semaine. Enfin, contrairement à ce que certaines informations laissaient entendre, le numéro est ouvert pendant les vacances à l’exception d’une semaine à Noël et d’un mois en été (15 juillet au 15 août.). Je vous précise que ce numéro n’est pas un simple numéro d’écoute. Il enclenche une procédure de prise en charge locale par le référent départemental « harcèlement ». Ce référent fait le lien entre la famille et l‘établissement pour aider à la résolution de la situation de harcèlement. Un nouveau clip réalisé par Mélissa Theuriau pour les 7-11 ans sera diffusé gracieusement sur de nombreuses chaînes de télévision et dans les salles de cinéma pour toucher un maximum d'élèves de primaire. Vous réclamiez aussi la diffusion d’un guide à tous les établissements. Le ministère de l'Education nationale en lien avec les associations avait élaboré plusieurs guides. Ceux-ci ont été rénovés et sont accessibles à cette adresse : http://www.nonauharcelement.education.gouv.fr/ressources/guides. J’ai adressé un message à l’ensemble des personnels de l’Education nationale afin qu’ils puissent avoir connaissance de ces ressources. Je vous signale également les protocoles de prise en charge des situations de harcèlement et les fiches à destination des familles, des élèves et des professionnels : http://www.nonauharcelement.education.gouv.fr/ressources. Pour aller toujours plus loin dans la formation des personnels, j'ai fixé des objectifs ambitieux au ministère: 1500 formateurs formeront 300 000 personnes d'ici la fin 2016. Un module de formation en ligne (m@gistère) pour le 1er degré a par ailleurs été mis en ligne. Vous trouverez des informations complémentaires relatives aux actions que nous menons sur le nouveau site dédié, http://education.gouv.fr/nonauharcelement Bien cordialement, Najat Vallaud-Belkacem Ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
Mises à jour sur la pétition