L'obtention d'un statut pour les saisonniers

L'obtention d'un statut pour les saisonniers

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Quand elle atteindra 7 500 signatures, cette pétition aura plus de chance de recevoir de l'attention de la part du décisionnaire !
John DMGT a lancé cette pétition adressée à gouvernement et à

Il est temps de vous parler d'un sujet qui nous concerne tous, nous travailleurs de l'ombre.
Avec la nouvelle réforme Pôle Emploi qui va nous tomber dessus le 1er juillet 2021, les travailleurs saisonniers déjà dans une certaine précarité, le seront d'avantage.

 

Si on fait le point sur les nouvelles mesures que prévoit la réforme et qui nous touchent le plus, nous travailleurs saisonniers, ça nous donne :


sera pris en compte dans le calcul du salaire journalier de référence, le salaire mensuel moyen (c'est-à-dire en divisant le salaire par tous les jours du mois, travaillés ou non, et ce pendant 24 mois).

Actuellement, seuls les jours travaillés sont pris en compte dans le calcul du salaire journalier de référence (le salaire est divisé par le nombre de jours travaillés uniquement, ce qui donne un résultat plus élevé qu'en divisant par la totalité des jours de la période).

Le salaire journalier de référence, qui sert de calcul à l'indemnité chômage, devrait donc être beaucoup moins favorable aux demandeurs d'emploi à compter du 1er juillet 2021.

Pour limiter l'impact de cette mesure, le Gouvernement a donc instauré un plancher. De plus, même si l'allocation est moins élevée chaque mois, elle devrait être versée pendant plus longtemps.


Le 1er novembre 2019, la durée d'affiliation minimale pour bénéficier des allocations chômage avait été durcie. Il fallait avoir travaillé au moins 130 jours ou 910 heures (soit 6 mois environ) au cours des 24 derniers mois, pour avoir droit au chômage. La durée minimale d'indemnisation était également passée à 182 jours.

Depuis le 1er août 2020, il faut finalement justifier de 88 jours travaillés ou 610 heures (soit 4 mois environ) au cours des 24 derniers mois. En effet, un décret du 29 juillet 2020 a modifié les conditions d'affiliation qui étaient applicables depuis le 1er novembre 2019, à cause du Covid-19.

De même, la durée minimale de versement de l'allocation chômage a été ramenée à 122 jours au lieu de 182 jours.

Le 1er octobre 2021 au plus tôt (ou lorsque le marché du travail se sera assaini), les conditions d'affiliation pour toucher le chômage vont revenir à 6 mois de travail (130 jours) au cours des 24 derniers mois et la durée minimale d'indemnisation devrait de nouveau être de 182 jours.

En septembre 2022, un système de bonus-malus sur le taux de contribution d'assurance chômage des employeurs entrera en vigueur dans 7 secteurs d'activité.

Ce système permet de moduler à la hausse ou à la baisse, le taux de contribution de l'employeur, en fonction du taux de séparation que connaît son entreprise.

Si elle a un taux de séparation élevé (= beaucoup de fins de contrats, notamment dues à une accumulation de contrats courts types CDD, contrats de missions, contrats précaires...), son taux de contribution chômage sera majoré. Les entreprises les plus touchées par la crise sanitaire liée au covid-19 ne seront pas tout de suite touchées par ce dispositif.

 

 

Qu'on travaille dans le milieu agricole, ou le tourisme, on a besoin de nous toujours dans les coups de bourre. Principalement pendant les périodes d'été et d'hiver.
Alors oui, pour beaucoup on vit dans nos camions, on ne paye pas de loyer, donc avoir un salaire misérable ça ne nous «dérange» pas compte tenu du travail effectué, sous toute conditions météorologiques, car les fruits et légumes n'attendent pas pour être ramassés.


D'une part, on en bave autant que vous. On vit dans nos camions/campings-cars avec le froid l'hiver, parfois sans chauffage, sans électricité, sans eau courante car toutes les vannes sont fermées et mises hors gel, l'humidité, et j'en passe. On n'a pas la chance de tous avoir un terrain digne de ce nom à disposition, entre les arrêtés préfectoraux nous interdisant le nous installer, le voisinage auquel on «nuit visuellement» car il y a quelques camions posés ici et là.

D'autre part, peut être qu'on ne paye pas de loyer, mais on a des factures à payer quand même, que ce soit le gaz, la nourriture, les frais de réparations des véhicules, les frais de gasoil quand on a la chance de ne pas tomber sur un patron qui nous plante au dernier moment alors qu'on a fait 500km's pour arriver chez lui.

Ce mode de vie nous l'avons choisis de notre plein gré, nous souhaitons juste avoir accès à des lieux décents ou nous installer le temps de travailler pour l'employeur qui nous embauche quelques semaines/mois.

 

 

On a des contrats hyper précaires, contrat saisonniers, sans date de fin. On peut nous arrêter le contrat à tout moment, on n'a pas de cumul de congés payés, pas de prime d'heures supplémentaires souvent. La nouvelle réforme visant à réduire le nombre de contrats courts, nous sommes impactés par celle-ci. Faire les saisons n'est qu'une succession de contrats courts/précaires. Qui plus est, lorsque une année comme 2021 où le gel détruit une bonne partie des cultures arboricoles et vigneronnes Françaises, le travail est fortement impacté dans le domaine agricole. Les contrats se feront plus rares, et sur de plus courtes durées.


On se casse littéralement le dos au travail pour que vous ayez des fruits, des légumes, du vin... Pour que vous puissiez jouir de vos loisirs préférés, le ski, la randonnée... Pour que vous puissiez aller au restaurant à toute période de l'année. Qu'il pleuve, qu'il neige, qu'il vente on est là.


On n'est malheureusement pas reconnu en tant que travailleurs précaires, bien qu'il devrait exister un statut saisonnier, comme pour les intermittents du spectacles. Ils font un travail extraordinaire, et heureusement qu'ils sont là.
Mais nous sommes là, nous aussi, travailleurs précaires, pour ravir vos papilles et vous faire voyager lorsque vous prenez du temps pour vous.

Alors pensez un peu à nous, afin de faire évoluer les choses sur la bonne voie, afin que tout saisonniers, peu importe son milieu professionnel, soit reconnu à son juste titre, et à sa juste valeur de travail.

 

Pour qu'un statut saisonnier soit mit en place, pour nous, travailleurs précaires, travailleurs de l'ombre.
Pour que notre travail soit enfin reconnu à sa juste valeur.

Pour que les travailleurs saisonniers aient enfin accès aux mêmes droits que n'importe qui, qu'on sorte de la précarité dans laquelle nous sommes, et que le gouvernement actuellement en place veut à tout pris accentuer, car disons le, cette réforme n'est juste qu'une solution mise en place pour faire des économies sur une population toujours plus pauvre.

 

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