Gina, Neko : plus jamais un train ne doit partir avec un animal vivant sous les roues

658

Essayons d'atteindre les 1000 signatures !
Les pétitions comptant plus de 1 000 signataires ont 5 fois plus de chances d'aboutir !
Signataires récents:
Frédéric et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Localiser un animal ne sert à rien si personne n’a les moyens d’aller le sauver en sécurité.

Après la mort de Neko début 2023, puis celle de Gina en juillet 2026, la question n’est plus seulement de savoir combien de minutes un train peut attendre.

La vraie question est celle-ci : que fait-on concrètement lorsqu’un animal est localisé ou entendu vivant sous un train ?

Attendre ne suffit pas. Il faut un protocole de sauvetage réel, sécurisé, traçable et applicable dans toutes les gares.

Neko, un chat qui voyageait avec sa famille, est mort écrasé par un train en gare de Paris-Montparnasse après s’être échappé de son sac de transport. Cette affaire avait bouleversé l’opinion publique et conduit la SNCF à annoncer un protocole en cas d’animal signalé sous un train.

Mais en juillet 2026, un nouveau drame est survenu.

Gina, la chatte d’Olivier Benkemoun, s’est échappée à Paris Gare de Lyon et s’est retrouvée sous un train. Selon son propriétaire, l’animal était localisé ou entendu vivant. Le départ aurait été retardé, mais le train a finalement quitté la gare. Gina est morte.

Les versions divergent aujourd’hui sur la durée exacte de l’interruption et sur les moyens mobilisés. Mais cette divergence ne change pas le fond du problème.

Si un animal est encore localisé, entendu ou raisonnablement présumé vivant sous un train, il ne suffit pas d’attendre quelques minutes.

Un animal n’est pas un bagage oublié.

Le Code civil français reconnaît les animaux comme des êtres vivants doués de sensibilité. Lorsqu’un chat, un chien ou tout autre animal domestique est coincé sous un train, il ne s’agit pas seulement d’un incident d’exploitation. Il s’agit d’une vie en danger.

Nous ne demandons pas que des voyageurs, des propriétaires ou des agents non habilités descendent sur les voies. Nous demandons exactement l’inverse : une procédure professionnelle, sécurisée, préparée, avec des responsabilités claires.

Un protocole ne peut pas se limiter à un compte à rebours. Un protocole doit permettre une intervention réelle.

C’est pourquoi nous demandons à SNCF Voyageurs, à SNCF Réseau et au ministère chargé des Transports de mettre en place un véritable protocole national de sauvetage des animaux en gare.

Nous demandons :

1) L’interdiction de faire repartir un train lorsqu’un animal est localisé ou entendu vivant sous ou près du train, tant qu’une intervention sécurisée reste nécessaire et possible, sauf danger humain immédiat clairement établi.

2) L’intervention d’agents habilités et formés, capables d’agir dans un cadre sécurisé, au lieu d’une simple recherche depuis le quai.

3) Une procédure de sécurisation de la zone, incluant lorsque cela est nécessaire et techniquement possible la coupure ou la sécurisation de l’alimentation électrique.

4) La présence, dans les grandes gares, d’un kit d’intervention animal : lampe, caméra ou endoscope, couverture, cage-trappe, filet adapté, gants, nourriture odorante, lecteur de puce lorsque c’est utile.

5) L’association du propriétaire depuis une zone sûre, car sa voix, son odeur, une couverture ou une caisse de transport peuvent aider un animal paniqué à sortir.

6) Une annonce claire aux voyageurs et en gare lorsqu’un animal vivant est en danger, afin d’éviter les incompréhensions, les mouvements inutiles et la pression exercée sur les agents.

7) L’interdiction de toute annonce rassurante non vérifiée. Aucun passager, aucun propriétaire, aucune famille ne doit entendre qu’un animal « va bien » tant qu’il n’a pas été effectivement récupéré et vérifié.

8) La rédaction obligatoire d’un rapport d’incident remis au propriétaire : heure du signalement, personnes alertées, actions tentées, décision prise, motif du départ, responsable opérationnel.

9) Un audit indépendant du protocole actuel, associant sécurité ferroviaire, associations de protection animale, vétérinaires, spécialistes du comportement animal, représentants d’usagers et agents de terrain.

10) Une formation des personnels concernés aux réactions des animaux paniqués, notamment des chats, qui ne sortent pas forcément au bruit, à l’appel ou à la pression, et qui nécessitent une approche calme, patiente et adaptée.

Ces demandes sont concrètes. Elles sont raisonnables. Elles ne mettent pas en danger les vies humaines. Elles visent au contraire à éviter l’improvisation, la panique, la pression du départ et les décisions irréversibles.

La SNCF indique elle-même retarder chaque année des dizaines de départs pour des animaux échappés. Un risque connu et récurrent mérite mieux qu’une recherche depuis le quai. Il doit être anticipé, avec des moyens réels.

Neko est mort en 2023. Gina est morte en 2026. Entre les deux, un protocole a été annoncé. Si un animal meurt alors qu’il avait été signalé, localisé ou entendu sous un train, c’est que ce protocole doit être réévalué, renforcé et rendu réellement opérationnel.

Pour Neko.
Pour Gina.
Pour tous les animaux qui voyagent avec leurs familles.

Nous demandons un protocole national réel, sécurisé et vérifiable.

Plus jamais un train ne doit partir avec un animal vivant sous les roues.

avatar of the starter
Paola MLanceur de pétition

Les décisionnaires

Christophe Fanichet
Président-directeur général de SNCF Voyageurs
Jean Castex
Jean Castex
Président-directeur général du groupe SNCF
Philippe Tabarot
Philippe Tabarot
Ministre des transports
Matthieu Chabanel
Matthieu Chabanel
Président-directeur général de SNCF Réseau

Voix de signataires

Mises à jour sur la pétition