Violences policières : pour une réponse politique coup de poing !

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Le 21 novembre, Michel Zecler, un producteur noir a été attaqué par des policiers de la Brigade Territoriale de Contact, dans le XVIIème arrondissement de Paris. Plusieurs vidéos, qui ne laissent pas place aux doutes, montrent un déchaînement de violence et de haine en réponse à... l'absence de masque de la victime !

La première vidéo montre l'agression des 3 policiers, hyper-violente, dans l'entrée du bâtiment. La seconde -encore plus choquante- se déroule dans l'espace public, devant des dizaines de policiers en renfort, qui assistent passivement au "massacre" du producteur : l'un des policiers assène 7 coups au visage de la victime à terre, au point de se plaindre d'avoir mal aux mains...

La simple vue de ces vidéos amène deux réactions naturelles :

  • Le déferlement de violence gratuite sur un citoyen, devant des dizaines de policiers, n'est pas le fruit d'une dérive individuelle ou d'un petit clan : c'est bien une "culture du coup de poing" partagée a minima dans toute cette brigade. Les dizaines de fonctionnaires assistant à la scène sans intervenir font acte de complicité.
  • On ne peut s'empêcher de penser : "pour une scène d'agression policière filmée, combien d'autres se déroulent chaque jour dans l'impunité ?"

La réponse politique doit être aussi puissante que la violence physique à laquelle nous avons assisté. Ainsi, nous demandons une réforme de la police incluant 4 actes politiques forts à Gérald Darmanin :

  1. Une refonte transparente de l'IGPN, chargée de contrôler les actions policières : davantage de moyens, d'indépendance et d'éthique.
  2. Un plan de priorité nationale pour former efficacement les forces de l'ordre à leur déontologie (éthique, droits et devoirs), ainsi que renforcer l'évaluation psychologique et morale des agents de terrain, tant au moment de leur recrutement que par un suivi régulier tout au long de leur carrière. Ce n'est qu'en accompagnant davantage nos représentants de l'ordre qu'ils sauront apprécier la proportionnalité de leurs actes et géreront mieux leurs émotions.
  3. Une réforme du processus de recrutement des personnes appelées à assurer le maintien de l'ordre, valorisant leur moralité, ainsi que l'équilibre émotionnel des agents.
  4. Une démarche volontariste de réconciliation nationale, déclinée concrètement au niveau local, entre les citoyens et les forces de l'ordre, pour créer un climat apaisé et productif. Nous manquons d'espace de rencontre et de confiance.

Face à la violence à laquelle nous venons d'assister, seuls des actes politiques, rapides et concrets, ont la capacité de recréer un lien de confiance dans nos forces de l'ordre. 

Si vous êtes indignés et souhaitez une réponse républicaine courageuse à cette violence systémique, signez et partagez cette pétition. 

Co-rédacteurs de cette pétition : Orianne Badji (17 ans), Juliette Cuegnet (16 ans), Hugo Desbois-Huot (1? ans), Lola Kammerer (17 ans).