Une fin de vie digne pour les chevaux

Cette pétition avait 750 signataires

Le problème

La Fédération française d’Equitation (FFE) compte près de 645.000
licenciés. Chaque année, en excluant 2020 et ses annulations dues à la
pandémie, 160.000 compétiteurs et 140.000 chevaux rivalisent durant
15.000 journées de concours. Et en club un cheval ou un poney est
monté en moyenne 10 heures par semaine.

La carrière d’un cheval de sport ou d’école s’arrête en moyenne vers
l’âge de 17-18 ans, celle d’un cheval de course dure entre 3 et 10
ans. Ceci alors que leur durée de vie, si elle n’est par chance pas
réduire par le stress physique et psychologique subi pendant ces
années de travail, peut aller jusqu’à 30 voire 35 ans.

Il y a 160.000 équidés en retraite en  2021. Or il n’y a en France
qu’une cinquantaine pensions spécialisées dans la retraite. Malgré ce
faible nombre, elles ne sont pas totalement occupées, car elles
se situent souvent trop loin du lieu de résidence des propriétaires,
ce qui les empêche d’aller voir leur cheval aisément. De plus,
l’hébergement chez un professionnel peut se révéler coûteux pour les
propriétaires : entre 200 et 400 € par mois. A domicile, héberger son
propre cheval nécessite des prairies permanentes, et au moins un
hectare pour un cheval, du temps, l’apprentissage de soins
spécifiques, ce qui peut se révéler compliqué.

D’où un véritable paradoxe : les chevaux à la retraite sont de plus en
plus nombreux, les hébergeurs professionnels ont des places vacantes.
C’est certainement une des raisons pour lesquelles l’abattage est le
sort de 8.000 chevaux retraités par an, trop vieux pour concourir ou
pour servir dans des clubs, malades, mais aussi trop couteux pour que
leur propriétaire puisse les entretenir.

Augmenter le nombre de pensions pour chevaux retraités permettrait
sans aucun doute de réduire l’abattage des chevaux reformés. Cette
euthanasie de convenance peut être limitée par l’article R.242-48 du
Code rural qui autorise les vétérinaires à « refuser de prodiguer des
soins pour tout motif légitime ». Mais alors, inévitablement, avec la
diminution des abattages, certains chevaux ayant échappé à une mort
prématurée, non encadrés par des professionnels risquent d’être
hébergés dans des conditions non optimales, en manque de soins
adaptés.

Révoltée mais non désespérée, j’ai donc décidé de monter un collectif,
« Une bonne Etoile ». Mon souhait est de fédérer autour de cette idée
: les 654.000 licenciés des clubs équestres pourraient donner chacun
10 euros par an pour subventionner la pension des chevaux retraités.
Ceci dégagerait 6.540.000 euros. Ces 10 euros seraient peu couteux pour les cavaliers, face à l’investissement de plusieurs centaines d’euros par an
que leur coûte une pratique régulière. Cette aide pourrait permettre de combler
les places vacantes, susciter la mise en place de nouvelles structures
d’hébergement et donc créer de l’emploi.

Un cheval en pension coûte 4800 euros par an à son propriétaire.
Sauver 8.000 chevaux couterait 38.400.000 euros. Les 6.540.000 euros
récoltés grâce à un texte de loi en ce sens, partagés entre 8.000 vies
de chevaux, apporteraient près de 820 euros par an à leur
propriétaire, soit environ 17% de leur investissement nécessaire.

Sans doute le moyen de convaincre une bonne partie des propriétaires de
placer leur cheval dans des conditions adaptées pour une fin de vie
digne et confortable.

J’ai besoin de vous pour m’aider et relayer auprès de vos amis,
parents, collègues, l’idée que nous pouvons faire beaucoup, avec peu
de moyens mais un grand respect de ces animaux qui nous promènent,
nous enchantent, tolèrent patiemment nos maladresses année après
année, en marche vers un avenir parfois bien funeste.

J’espère profondément que vous accepterez de soutenir mes convictions et les perspectives d’ «Une bonne Etoile », pour améliorer les choses.

Forte de mon projet, j’attends déjà votre signature avec impatience !

 

avatar of the starter
Elise FONTANILLELanceur de pétitionétudiante, passionnée d'équitation, très concernée par les problèmes du bien être animal, j'ai décidé d'en faire mon métier

Les décisionnaires

industries agroalimentaires
industries agroalimentaires
vétérinaires équins
vétérinaires équins

Message aux signataires