Stop au massacre de la sélection en Master !

Stop au massacre de la sélection en Master !

0 a signé. Prochain objectif : 5 000 !
Quand elle atteindra 5 000 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être reprise par les médias et journaux locaux !
Léa BARIOLET et Victor SOTO (étudiants sans Master) a lancé cette pétition adressée à Frédérique Vidal et à

Stop au massacre de la sélection en Master !

Madame la Ministre,

Aujourd’hui, ce sont des dizaines de milliers d’étudiants de licence qui se retrouvent dans l’attente et dans l’angoisse. L’attente d’une place dans un master qui les acceptera, à défaut de les intéresser. Et pourtant les places existent, mais le système actuel ne permet pas de les allouer justement et efficacement. 

Certains masters reçoivent plusieurs milliers de candidatures pour seulement 35 places. Les directeurs de master ne peuvent pas décemment étudier les candidatures, personnellement et individuellement. Il en résulte un traitement opaque et injuste pour les étudiants qui voient leur dossier réduit simplement à des notes et encore, quand il n’y a pas d’erreur ! Nous sommes de bons étudiants, nous avons eu des mentions et pourtant, nous n’avons aucun master.

La situation oblige les étudiants à postuler dans des dizaines de masters partout en France, voire à envisager l’étranger ! Ils se retrouvent à accepter provisoirement des masters qu’ils ne veulent pas par peur de ne jamais être admis dans ceux qu’ils souhaitent. Ils prennent ainsi des places à des étudiants qui veulent vraiment ces formations, et qui eux-mêmes se retrouvent à accepter des masters qu’ils ne souhaitent pas non plus. Le système se bloque, la machine est grippée et les étudiants en sont les premières victimes.

Les étudiants refoulés sont contraints d’aller dans des formations privées, souvent très chères et dont la qualité de formation est médiocre. S’ils n’ont pas les moyens de payer ces formations, ils se mettent à travailler, souvent dans un emploi qui ne correspond pas à leurs qualifications car aujourd’hui, une simple licence générale ne permet rien. Les plus informés font des recours auprès du tribunal administratif et souvent gagnent, aggravant les inégalités sociales.

Ce désastre humain ne s’arrête pas là : cette injustice se poursuit même jusqu’à la rentrée de septembre. Avec le jeu des acceptations et des remontées de liste qui ne se font jamais, des milliers de places de master se retrouvent libres et des milliers d’étudiants titulaires d’une licence ne peuvent pas en bénéficier alors qu’ils en rêveraient. 

Aujourd’hui, le recours au rectorat pour les étudiants refoulés de leurs candidatures ne fonctionne pas. Les conditions pour y accéder sont inconnues des étudiants et les solutions proposées sont souvent en totale inadéquation avec leurs nécessités. Comment justifier à un étudiant qui travaille et qui s’occupe de sa famille qu’il doit aller en master à plus de 500 km de son domicile ?

Il est urgent d’agir, madame la Ministre et pas dans deux ans, mais dès l’année prochaine. Nous avons besoin d’aide, et aujourd’hui nous sommes abandonnés.

Pour permettre une meilleure gestion des flux en master, nous demandons urgemment : 

  • Une augmentation du nombre de places dans tous les masters, avec les moyens financiers et d’encadrement qui suivent,
  • Une gestion nationale des candidatures en master, à la manière de Parcoursup pour le post-bac,
  • Une gestion des listes d’attente et des critères de sélection transparents pour que chacun soit au courant de son rang et puisse s’organiser décemment,
  • L’augmentation de la bourse mobilité master et son extension à tout changement d’académie et plus seulement de région,
  • La professionnalisation des licences pour permettre une réelle orientation et sortie à bac+3.

Les étudiants ont besoin de stabilité et de prévoyance dans la poursuite de leurs études, non d’une place in extremis, à la dernière minute, dans n’importe quoi et n’importe où.

Moyen de contact : etudiantssansmaster@gmail.com

 

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Quand elle atteindra 5 000 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être reprise par les médias et journaux locaux !