Film Notre corps : les victimes du Pr Daraï gynécologue réclament mention de leur plainte


Film Notre corps : les victimes du Pr Daraï gynécologue réclament mention de leur plainte
Le problème
Nous, Aude Nazeyrollas, Marianghjula Agostini, Captant Sandra, Caroline Dubrowski, Anne-Laure, Linda, Manon, Lucie, victimes du professeur Daraï, demandons à ce que les spectateurs, spectatrices du film Notre corps et les membres de l’Académie des César soient informées de ces violences
Le film Notre corps de Claire Simon, “épopée des corps féminins” nominé aux Césars, a été tourné à l’hôpital Tenon dans le service dirigé par le gynécologue Émile Daraï, professeur accusé de viol et de violences par 32 femmes, dont des mineures, en 2021*. Il a été mis en examen l’année suivante. L’instruction est actuellement en cours. Pourtant, le film ne mentionne aucunement ces accusations.
Il n’est pas normal que le film passe sous silence ces faits dénoncés et instruits par la justice. Il ne donne aucun élément de contexte. Le professeur Daraï apparaît dans le film comme une personne d’autorité respectable, dirigeant une réunion d'équipe, puis supervisant une opération compliquée à l’aide de robots de pointe. L’envers du décor est caché. À la sortie du film, dans les nombreuses interviews qu'elle a données, la réalisatrice n'a jamais mentionné ces faits, préférant parler d’un “génie” “bienveillant” notamment dans cet article. Il a fallu attendre les vives réactions (voir un article d’Arrêt sur Images) de spectatrices pour qu'elle déplore les violences du gynécologue.
Nous demandons à ce que les spectateurs et spectatrices soient informés des plaintes en cours, par un carton d’avertissement en début de film ou tout autre moyen que la production jugera opportun.
Alors que Notre corps est nominé pour le César du meilleur film documentaire, nous souhaitons que les membres de l’Académie des César soient informés de cette problématique autour du film. Dans une période où le #MeToo du cinéma français est en pleine explosion, l’affaire Daraï rejoint les autres dénonciations de violences sexuelles de Gérard Depardieu, Jacques Doillon, Benoît Jacquot, Caubère, Beigbeder, Bedos, … La célébrité d’un artiste ou d’un grand ponte ne doit plus réduire les victimes au silence. Cette impunité doit cesser, et pour cela, notre parole de victime doit être enfin entendue.
Aude Nazeyrollas, Marianghjula Agostini, Captant Sandra, Caroline Dubrowski, Anne-Laure, Linda, Manon, Lucie.
*StopVOG France avait lancé l’alerte en publiant le témoignage d’une interne en médecine qui disait avoir été témoin du viol d’une patiente sans n’avoir rien pu dire. Depuis ce sont 190 témoignages de violences qui sont parvenus au collectif dont voici quelques extraits. Puisque la justice a décrété que les faits étaient graves et concordants, le Professeur Émile Daraï a été mis en examen en 2022 pour « violences volontaires par personne chargée d’une mission de service public ».

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Le problème
Nous, Aude Nazeyrollas, Marianghjula Agostini, Captant Sandra, Caroline Dubrowski, Anne-Laure, Linda, Manon, Lucie, victimes du professeur Daraï, demandons à ce que les spectateurs, spectatrices du film Notre corps et les membres de l’Académie des César soient informées de ces violences
Le film Notre corps de Claire Simon, “épopée des corps féminins” nominé aux Césars, a été tourné à l’hôpital Tenon dans le service dirigé par le gynécologue Émile Daraï, professeur accusé de viol et de violences par 32 femmes, dont des mineures, en 2021*. Il a été mis en examen l’année suivante. L’instruction est actuellement en cours. Pourtant, le film ne mentionne aucunement ces accusations.
Il n’est pas normal que le film passe sous silence ces faits dénoncés et instruits par la justice. Il ne donne aucun élément de contexte. Le professeur Daraï apparaît dans le film comme une personne d’autorité respectable, dirigeant une réunion d'équipe, puis supervisant une opération compliquée à l’aide de robots de pointe. L’envers du décor est caché. À la sortie du film, dans les nombreuses interviews qu'elle a données, la réalisatrice n'a jamais mentionné ces faits, préférant parler d’un “génie” “bienveillant” notamment dans cet article. Il a fallu attendre les vives réactions (voir un article d’Arrêt sur Images) de spectatrices pour qu'elle déplore les violences du gynécologue.
Nous demandons à ce que les spectateurs et spectatrices soient informés des plaintes en cours, par un carton d’avertissement en début de film ou tout autre moyen que la production jugera opportun.
Alors que Notre corps est nominé pour le César du meilleur film documentaire, nous souhaitons que les membres de l’Académie des César soient informés de cette problématique autour du film. Dans une période où le #MeToo du cinéma français est en pleine explosion, l’affaire Daraï rejoint les autres dénonciations de violences sexuelles de Gérard Depardieu, Jacques Doillon, Benoît Jacquot, Caubère, Beigbeder, Bedos, … La célébrité d’un artiste ou d’un grand ponte ne doit plus réduire les victimes au silence. Cette impunité doit cesser, et pour cela, notre parole de victime doit être enfin entendue.
Aude Nazeyrollas, Marianghjula Agostini, Captant Sandra, Caroline Dubrowski, Anne-Laure, Linda, Manon, Lucie.
*StopVOG France avait lancé l’alerte en publiant le témoignage d’une interne en médecine qui disait avoir été témoin du viol d’une patiente sans n’avoir rien pu dire. Depuis ce sont 190 témoignages de violences qui sont parvenus au collectif dont voici quelques extraits. Puisque la justice a décrété que les faits étaient graves et concordants, le Professeur Émile Daraï a été mis en examen en 2022 pour « violences volontaires par personne chargée d’une mission de service public ».

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Pétition lancée le 13 février 2024