Petition updateFéminisme ou antimalisme ?Marx et le prolétariat
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Feb 7, 2024

L'idée de Marx que le prolétariat est révolutionnaire est une conséquence de la révolution française de 1789. La révolution de 1789 a donné naissance à deux idées, celle de révolution, et celle de classe révolutionnaire.
L'idée de révolution est commune à tous. Personne ne conteste qu'il y a eu en France une révolution en 1789. Antérieurement à la révolution de 1789, on pensait seulement à des réformes, non à une révolution. Ce sont les événements de 1789 qui après coup ont fait apparaître que la bourgeoisie était une classe révolutionnaire. Comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, la bourgeoisie était révolutionnaire sans le savoir.
L'idée de classe révolutionnaire est particulière à Marx. Pour les libéraux, la révolution de 1789 n'a pas été une révolution bourgeoise mais la révolution de principes philosophiques révélés par les Lumières. La révolution de 1789 est la révolution de la liberté et de l'égalité. 
Marx, au contraire, a vu dans la révolution française la prise du pouvoir par une classe sociale particulière, la bourgeoisie. D'où l'idée qu'il existe, dans toute société, une classe révolutionnaire. Seuls ceux qui pensent, comme Marx, que la révolution de 1789 était une révolution bourgeoise admettent l'idée de classe révolutionnaire. 
Cela signifie qu'il existe deux conceptions de l'État, une conception libérale et une conception marxiste. Pour les libéraux, l'État est une association. Les hommes vivent en société. Ils ont besoin de règles. Ils concluent un "contrat social" et instituent l'État pour les faire respecter. 
La vision marxiste de l'État est différente. La société est divisée en classes sociales antagonistes dont les intérêts sont inconciliables. La classe dominante économiquement devient la classe dominante politiquement et économiquement dominante en créant une organisation d'oppression de toutes les autres classes, l'État.
Marx a extrapolé le caractère révolutionnaire de la bourgeoisie révélé par la révolution de1789. Il en a fait une loi générale. Il a transposé au prolétariat la constatation qu'il avait faite, après coup, au sujet de la bourgeoisie. De ce que la bourgeoisie s'est révélée révolutionnaire, il a déduit que le prolétariat aussi était révolutionnaire. 
Le problème est que Marx connaissait mal le prolétariat. Il ne l'a jamais fréquenté. Issu d'un milieu bourgeois, il a toujours mené une existence bourgeoise (il a engrossé la bonne). Il n'a jamais travaillé en usine, jamais distribué de tracts, jamais participé à un piquet de grève, jamais construit une barricade, jamais tiré un coup de fusil. Auguste Blanqui a passé trente sept années de sa vie en prison (la liberté, vous comprenez). Marx n'a jamais été emprisonné. Comparez et jugez.
Pendant la commune de Paris Marx était à Londres. Il aurait parfaitement pu venir à Paris pour faire bénéficier les Communards de ses conseils. Il ne l'a pas fait. Il a préféré rester bien au chaud en Angleterre.
Marx ne se sentait à l'aise que parmi les gens de son milieu : les érudits, les philosophes, les mandarins. L'association internationale des travailleurs n'était pas une association de travailleurs, mais une association d'érudits dans laquelle il n'y avait aucun ouvrier. Marx n'a jamais été autre chose qu'un bourgeois allemand radical et un révolutionnaire de salon. 
Marx a idéalisé le prolétariat pour les besoins de sa théorie. Il a créé un prolétariat imaginaire, métaphysique, paré de vertus et de qualités imaginaires dont Marx avait besoin pour faire du prolétariat une classe révolutionnaire. Marx n'a pas pris en compte les différences profondes entre la condition de la bourgeoisie dans la féodalité (la monarchie) et celle du prolétariat dans un régime capitaliste.

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