Il ne suffit pas de porter des talons
et d’aimer le rose
pour être une femme
Dora Moutot et Marguerite Stern, une ex-femen animent le mouvement femelliste.
Nous sommes en colère. Nous ne supportons plus l’hypocrisie ambiante. Nous traversons une époque absurde où la réponse à la question “Qu’est-ce qu’être une femme ?” ne semble plus évidente pour tout le monde. Selon certains médias, universitaires, militants, personnalités politiques et institutions, être une femme serait désormais un ressenti et non une réalité biologique.
Ainsi, en France, depuis 2016, la loi dispose que tout homme qui démontre qu’il se genre au féminin, peut devenir une femme sur ses papiers, et vice versa. Dans certains cercles, un étrange malaise s’installe dès qu’on ose affirmer que les femmes trans sont des mâles, alors qu'être un mâle est précisément le prérequis nécessaire pour être qualifié comme tel.
Nous sommes passées d’un féminisme universaliste à un féminisme orwellien soumis à l’idéologie transgenre où les femmes ne semblent plus être le sujet central du féminisme, où les procès en x-phobies deviennent la norme et où les revendications identitaires prennent le pas sur le vivre-ensemble. De la même façon qu’Orwell disait que “La guerre c’est la paix. La liberté c’est l’esclavage. L’ignorance c’est la force.”, désormais les hommes sont des femmes.
Le transgenrisme est une idéologie de l’autodétermination qui clame que le genre est le seul caractère valable pour se définir. Il nie la réalité sexuée des individus, et donc l’orientation sexuelle. Nous faisons la différence entre l’idéologie et les personnes. Nous reconnaissons la souffrance des personnes dysphoriques, ainsi que les violences que subissent les personnes trans.
A l’ère de l’anthropocène, alors que nous avons plus que jamais besoin de nous reconnecter au reste de la biosphère, il y a une dissonance cognitive à s’enfoncer dans le déni de nos réalités sexuées.
C’est dans ce contexte que nous lançons le mouvement FEMELLISTE, un mouvement qui se bat pour maintenir les droits sexués des femmes. Un mouvement de femmes originelles et originales ;)
Proposer ce terme, c’est faire sécession avec un féminisme qui a été totalement dévoyé.
C’est une femme qui reconnaît qu’elle est une femelle humaine. Une femme qui pense qu’un accouchement c’est puissant : la porte du monde c’est le sexe des femmes. C’est une femme qui ne rejette pas son animalité, qui sait qu’elle est un mammifère, et qui respecte son écologie intérieure. Reconnaître que nous sommes des femelles ne nous réduit pas à nos corps, ni à la maternité, ni à l’obligation d’avoir une sexualité.
Les femmes sont à la fois des êtres de nature (femelles) et des êtres de culture (humaines), avec des traits de personnalité propres à chacune. Simplement, le corps est la seule chose qui permet de définir ce qu’est une femme. Le problème, c’est que des idées ont été accolées à nos corps, alors dénaturalisons ces stéréotypes au lieu d’essayer de changer nos corps pour qu’ils correspondent à ces idées.
Une femelliste, c’est une femme qui veut que les spécificités de son corps soit reconnues, que les infrastructures s’adaptent à sa physiologie et que les maladies propres aux femmes soient prises en charge correctement. C’est à la société de s’adapter aux femmes et non aux femmes de s’adapter à la société que les hommes ont construite selon leurs normes.
