Petition updateFéminisme ou antimalisme ?Une question qui présente un certain intérêt
SOS men bashing
Feb 17, 2021

Outre les violences de toutes natures (physiques, morales, sexuelles, etc.) le thème de l'injustice salariale est un cheval de choix pour les diatribes féministes contre le pouvoir mâle (le sexisme, le machisme, la misogynie…). À travail égal, les femmes seraient moins payées que les hommes "parce qu'elles sont femmes".
« Un quart en moins » (Éditions La Découverte). "Des femmes se battent pour en finir avec les inégalités salariales", s'indigne Rachel Silvera, économiste et enseignante à l'université de Paris Ouest La Défense, chercheuse associée au CES (Centre d'économie de la Sorbonne) et membre du réseau de recherche « Marché du travail et genre » (Mage). Elle a codirigé Comparer les emplois entre les femmes et les hommes. De nouvelles pistes vers l'égalité salariale (La Documentation française, Paris 2010).

C'est du lourd ! Économiste, enseignante à l'université, chercheuse, directrice de recherche… Si une personnalité aussi éminente du monde scientifique le dit, c'est forcément que c'est vrai.

L'œuvre de Rachel Silvera est préfacée par Michelle Perrot, une activiste féministe que l'on ne présente plus :

« Maria, Carla, Catherine, Flora et les autres exercent des professions très variées. Elles sont caissières de supermarché, ouvrières câbleuses, secrétaires d'entreprise, cadre supérieur dans une banque, infirmière en hôpital psychiatrique, directrice de ressources humaines dans une fabrique de papier… Elles ont en commun d'être moins rémunérées que leurs collègues. Certaines d'entre elles ont osé porter plainte contre les discriminations, notamment salariales, dont elles étaient victimes en raison de leur sexe. Parmi les saisines relatives au travail, les recours de cette nature représentent seulement 3,3 %. Ils sont exceptionnellement déposés par des femmes. D'ordinaire, celles-ci ne s'autorisent pas à saisir la justice, trop souvent persuadées au fond d'elles-mêmes qu'elles n'ont pas de droit, que travailler, c'est déjà, selon le vieil adage, « bien pour une femme » et que, de toute façon, cela ne servirait à rien. À quoi bon ? Il faut du courage pour protester, se signaler, affronter les autorités, les tracasseries de toutes sortes. Dire non est un engagement.

Rachel Silvera, économiste, experte en la matière, a retrouvé et étudié les dossiers de ces plaignantes audacieuses ; elle les a interrogées sur leurs itinéraires, leurs difficultés et leurs succès. Elle nous fait entendre leurs récits, largement retranscrits. Cette parole, ces rares autobiographies de femmes au travail constituent le cœur vivant de son enquête. »
Une pétition sur Change.org (200 000 signatures, 40 fois plus que la présente pétition ! ) revendique la justice salariale dans la langue de Donald Trump : « Equal job, equal pay »

« Des réclamations collectives ont été déposées contre les quinze États Membres du Conseil de l’Europe qui les acceptent par le Groupe Européen des Femmes Diplômées des Universités, GEFDU / University Women of Europe, UWE, à l’initiative d'Anne Nègre, avocate au barreau de Versailles, France , pour violation de la Charte Sociale Européenne en matière de salaire égal pour un travail égal entre les femmes et les hommes. C’est une première historique !

« Collective complaints have been lodged against the fifteen Member States of the Council of Europe which accept them by the European Group of University Women, GEFDU / University Women of Europe, UWE, on the initiative of Anne Nègre, attorney at law, Bar of Versailles, France, for violation of the European Social Charter regarding equal pay for equal work between women and men. This is a historic first! »

C'est vrai ça ! Pourquoi, à travail égal, les femmes ne seraient-elles pas payées autant que les hommes ?

J'aimerais cependant poser une question : existe-t-il des entreprises dans lesquelles, à travail égal, une femme est moins payée qu'un homme ?

Cette question toute bête est moins bête qu'il n'y paraît. Elle propose une méthode logique pour déterminer si, effectivement, à travail égal, les femmes sont moins payées que les hommes. Si de telles entreprises existent, il sera possible de rechercher les raisons pour lesquelles cette situation injuste existe. Mais, s'il n'en existe aucune, nous serons nécessairement obligés de conclure qu'il n’est pas vrai qu’à travail égal, les femmes sont pas payées moins que les hommes. Car, pour qu'il en soit ainsi, il faut nécessairement qu'il existe certaines entreprises dans lesquelles, à travail égal, les femmes sont payées moins que les hommes.

Voilà pourquoi la question que je pose présente un certain intérêt. Et même, dirais-je, un intérêt certain.

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