Un courrier électronique que j'ai reçu il a y un an et demi (juin 2019) une invitation à signer une pétition de Muriel Robin dont l'intitulé était : 60 femmes assassinées depuis le début de l'année. Assassinées, vraiment ? Où sont les faits, où sont les preuves ? Il n'y en a pas.
Il ne faut pas confondre assassinat et meurtre. Un assassinat est un meurtre avec préméditation. Tous les meurtres ne sont pas des assassinats. Il est plus que probable que parmi ces 60 meurtriers, un certain nombre ont tué sans avoir prémédité leur geste. Et, si tous ont prémédité leur geste, il faudrait le prouver, faits à l'appui, dans chaque. Ce n'est pas ce qui est fait. Un meurtre est ipso facto qualifié d'assassinat dans un but de sensationnel dans l'intitulé, mais dans le texte. Et que penser de "l'indifférence générale", alors que les journaux, les discours de politiques en parlaient plus qu'abondamment ?
Les féministes donnent des leçons de morale et de vertu. Ils sont en réalité profondément malveillants et malhonnêtes. Je suis écœuré par tant de malhonnêteté, d'hypocrisie et de cynisme. J'ai envie de vomir. Comment avoir envie de vivre dans une société corrompue et putride, une société toute de mensonge et d'hypocrisie dans laquelle les calomniateurs sont assurés d'une complicité active et d'une impunité totale ?
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Change.org
Triste décompte. Depuis janvier, 60 femmes ont été tuées en France par leur conjoint ou ex-partenaire.
Deux juges ont récemment appelé le Gouvernement à expérimenter le bracelet électronique pour ces hommes violents, une mesure qui a déjà fait ses preuves en Espagne. Une lueur d'espoir pour toutes les victimes françaises ?
Face à l'indifférence, soyez 1 million à rejoindre la campagne de Muriel Robin pour demander au Gouvernement des mesures fortes afin de sauver celles qui sont encore vivantes.
Adressée à Emmanuel Macron
Sauvons celles qui sont encore vivantes
Pétition de Muriel ROBIN
748 031 Signataires
Le tournage de Jacqueline Sauvage, dans lequel j’ai pu ressentir ce que pouvait être « en vrai » la violence conjugale, ne m’a pas laissée indemne. Je suis, depuis, connectée avec toutes ces victimes (femmes, hommes et enfants). Il était de mon devoir de citoyenne de prendre la parole pour qu’elles ne se sentent plus abandonnées. J’ai besoin de vous, et surtout elles ont besoin de vous afin que nous n’ayons plus honte du nombre effrayant de 150 cadavres par an. Cette pétition est pour leur dire qu’elles ne sont plus seules et que nous allons y arriver. C’est aussi une façon de les prendre dans nos bras. Je fais une confiance totale au Président de la République mais nous devons lui envoyer un signal fort venant du peuple afin que l’horreur s’arrête. Œuvrons main dans la main avec le gouvernement. ENSEMBLE. On a besoin des citoyens, de la police, du corps médical, des hommes de loi et on a besoin de VOUS. Merci.
Retrouvons nous le samedi 6 octobre à 14 heures, devant le Palais de Justice de Paris, 10 bd du Palais 75001. En province, n’hésitez pas à initier un rassemblement même jour, même heure.
Sauvons celles qui sont encore vivantes
Tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son conjoint ou de son ancien conjoint. L’an dernier, 123 ont ainsi perdu la vie. Et 225.000 autres ont été victimes de violences conjugales. Ces femmes ne sont pas des inconnues : ce sont nos mères, nos filles, nos amies, nos voisines.
Le président de la République Emmanuel Macron a fait de l’égalité femmes-hommes la grande cause de son quinquennat ; et la lutte contre les violences faites aux femmes a été proclamée « grande cause nationale » pour l’année 2018.
Et pourtant, un silence assourdissant persiste. Il faut que cela s’arrête. Il faut que notre cri de révolte soit aussi retentissant que le déni qui règne aujourd’hui.
Monsieur le président, agissons pour que ces femmes ne meurent plus dans l’indifférence totale, pour que nous n’ayons plus honte de ces cadavres.
Les lois existent, mais leur application est inégale. Des initiatives efficaces sont développées, mais leur déploiement repose trop souvent sur l’implication de quelques-uns. Il faut donner les moyens d’agir à ceux qui prennent en charge les femmes victimes et les hommes auteurs de ces violences.
En mettant fin à l’horreur, une femme battue doit ne pas être doublement terrifiée par un autre cauchemar qui va commencer. Lors des premiers dépôts de plainte, les victimes doivent être écoutées avec la plus grande attention. Nous demandons une formation O.BLI.GA.TOI.RE nationale de tous les métiers de loi (police, gendarmerie, juges, magistrats) et un plan d’urgence pour l’hébergement des femmes.
Il faut faire évoluer la médiation pénale, en imposant à l’agresseur une interdiction d’approcher le domicile de l’agressée. Il faut contraindre les hommes « violents » à se soigner.
Enfin, il est urgent de repenser la loi sur la légitime défense : comment une femme pourrait-elle répondre en « proportion » à un ou des coups de poings donnés par un homme ? C’est impensable. Pour les cas de violences conjugales, qui touchent aussi les enfants, la légitime défense est obligatoirement différée et ne peut être proportionnée. Une évolution de la loi devrait néanmoins se garder de donner le droit aux victimes de se faire justice elles-mêmes. C’est cet inextricable qu’il faut résoudre.
Si vous voulez manifester votre engagement, je vous propose que nous nous retrouvions toutes et tous le samedi 6 octobre à 14h, devant le Palais de Justice de Paris. Tous ensemble, montrons à ces femmes que nous leur tendons la main, et que viendra un jour où elles ne seront plus seules.
SAUVONS CELLES QUI SONT ENCORE VIVANTES
