Dans le XXe arrondissement de Paris, en haut d’une petite rue en sens unique, la rue Jouye Rouve, une plaque qui marque l’endroit où la dernière barricade de la Commune de Paris est tombée rend hommage aux Communards :
« Ici, le 28 mai 1871, ont eu lieu les derniers combats de la Commune de Paris. En hommage aux hommes et femmes qui ont lutté pour la liberté et la justice. (nota bene : ils ne sont pas "tombés"pour la liberté et la justice, ils ont ont seulement "lutté" pour la liberté et la justice.) »
Comme on peut le lire en bas et à gauche, cette plaque, apposée j’imagine à l’initiative de la mairie de Paris, porte la date du 18 mars 2011. Cela signifie que la décision de la poser a été prise 140 ans après la fin de la Commune. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la mairie de Paris, si c’est bien elle qui a pris la décision d’apposer cette plaque commémorative, ne confondant pas vitesse et précipitation, a pris le temps de la réflexion pour aboutir à la conclusion que les Communards avaient "lutté" pour la liberté et la justice. * * *
Déclamation des droits de l’homme
L’article 16 de la déclamation des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 dit que toute société dans laquelle la séparation des pouvoirs n’est pas déterminée n’a point de constitution. Ignorant cette déclamation, les constituants de 1791 ont institué et constitutionnalisé un régime particulier, le régime d’assemblée, dans lequel un corps législatif aristocratique concentrait tous les pouvoirs entre ses mains : le pouvoir constituant, le pouvoir législatif, le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire.
