Petition updateFéminisme ou antimalisme ?Aurait-elle eu sa photo dans Match ?
SOS men bashing
Feb 25, 2020

Comme vous le savez, l'hebdomadaire Paris-Match a publié dans son numéro du 12 décembre 2019 une longue interview par Hervé Gattegno et Aurélie Raya du cinéaste Roman Polanski accusé de viol par plusieurs femmes. Cette interview, publiée de la page 72 à la page 81, est illustrée de photos de Roman Polanski lui-même, de Samantha Geimer, de son ex-épouse Sharon Tate, de Nastasia Kinski, d'Emmanuelle Seigner avec laquelle il est marié.
Au cours de l'interview de Roman Polanski, l'un des deux journalistes de Match (on ne dit pas lequel) pose à Roman Polanski une question classique au sujet de la comédienne Charlotte Lewis qui accuse Roman Polanski de l'avoir violée en 1982 : « Quel intérêt aurait-elle de vous accuser à tort ? » À cette question, je réponds par une autre question : Valentine Monnier aurait-elle eu sa photo en pleine page de Match si elle n'avait pas accusé Polanski de l'avoir battue et violée ?
Ce que je n'ai pas précisé quand j'ai publié le texte de l'interview accordée à Match par Roman Polanski, c'est qu'elle est suivie d'un article de deux pages par Aurélie Raya, sans Hervé Gattegno cette fois-ci, consacré à son accusatrice, Valentine Monnier. Le grand principe du contradictoire, je présume. A gauche, en pleine page, une photo de Valentine Monnier à l'âge de 18 ans dans la baie de San Francisco. Nous pouvons lire cette question : « Qui est Valentine Monnier, la dernière jeune femme à mettre en cause Roman Polanski ? » Valentine Monnier, une Jeune femme ? Si elle avait 18 ans en 1975, elle en a aujourd'hui 63. Ce n'est pas si jeune que ça. Celle qui dénonce Roman Polanski, ce n'est pas la jeune Valentine Monnier de la baie de San Francisco, c'est la femme de 63 ans. Comment se fait-il que la journaliste qualifie la femme qui accuse aujourd'hui Roman Polanski de jeune femme? Je vous laisse y réfléchir. Vous me répondrez que je pinaille mais je ne pinaille peut-être pas autant que vous le pensez. Car les petits ruisseaux font les grandes rivières.
A propos de détails anodins, en voici un autre: l'emploi de l'indicatif, qui indique un fait, non une éventualité comme le conditionnel. "Pour surmonter le traumatisme, Valentine (Valentine, pas Valentine MONNIER, Roman POLANSKI, pas Roman) a vécu dans le déni". L'emploi de l'indicatif présente le déni et le traumatisme comme des faits établis, non comme des allégations. Encore un détail sans importance, me direz-vous.
A la question : « Quel intérêt "Valentine" aurait-elle d'accuser Roman POLANSKI à tort ? » je réponds par d'autres questions. D'après vous, Aurélie Raya, journaliste à Match, aurait-elle consacré un article à "Valentine" si cette dernière n'avait pas accusé Roman Polanski de viol ? "Valentine" aurait-elle eu sa photo en pleine page d'un grand hebdomadaire si elle n'avait pas accusé Roman Polanski de viol ? Réfléchissez-y deux secondes, je suis sûr que vous allez comprendre.

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