Petition updateFéminisme ou antimalisme ?La centième fois, c'est la première
SOS men bashing
25 Nov 2019

Pour les féministes, la dixième, la centième ou la millième fois sont toujours la première. Ils présentent des faits dont on parle depuis des dizaines d'années comme une révélation. Cela fait des dizaines d'années que le féminisme use le thème des violences masculines sur les femmes. Cela fait des dizaines d'années que l'on déclare que les violences masculines sont endémiques, qu'elles se produisent à tous les niveaux de la société. Cela fait des dizaines d'années que l'on met en place des numéros verts pour les femmes battues.
Présenter la centième fois comme la première permet de produire un effet d'annonce, comme si une révélation venait de se produire, comme si, d'un coup, les yeux s'étaient dessillés. Chaque fait divers est grossi par l'appareil médiatique pour se transformer en une révolution. Un clapotis dans un verre d'eau comme le hashtag metoo se fait gros comme une révolution. Quand une actrice se plaint de Roman Polanski, c'est un "tournant" et l'actrice en question devient au bas mot un Garibaldi ou un Simon Bolivar de la libération des femmes. La parole des femmes se "libère", un tabou se brise. Plus rien ne sera désormais comme avant.
Mais pour que le tabou puisse se briser, il a été nécessaire de faire oublier qu'il s'est déjà brisé antérieurement à plusieurs reprises. Ah ! quel beau verbe que le verbe "sensibiliser". Il faut, voyez-vous, "sensibiliser" l'opinion. Car tout le mal vient de ce qu'elle ne l'était pas.
L'avantage de l'effet d'annonce, c'est qu'il permet d'exiger que l'on "mette fin" au phénomène incriminé, comme s'il n'avait existé jusqu'alors que parce que personne n'en avait pris conscience. Au lendemain de la décision du gouvernement suédois de pénaliser les clients de prostituées, en 1999, l'Obs titrait : "La prostitution, c'est fini". Il avait raison, l'Obs. Si la prostitution a existé depuis des milliers d'années, c'est seulement parce que l'opinion n'avait pas pris conscience qu'elle était une violence masculine (une de plus) faite aux femmes. Il suffisait donc de prendre une loi pour réprimer la violence financière des hommes pour que la prostitution disparaisse.
Aujourd'hui, des organisations féministes veulent "mettre fin aux violences "sexistes et sexuelles". Cette idée qu'il faut "mettre fin" aux violences "sexistes et sexuelles" découle de l'effet d'annonce. Car s'il apparaissait que la situation dure depuis des dizaines d'années, il serait peu probable qu'il puisse y être "mis fin" d'un coup de baguette magique.
Il y a toutefois quelque chose de nouveau dans la situation actuelle, la violence du discours féministe. Il y a vingt ans, le discours féministe n'atteignait pas le niveau de violence qu'il a aujourd'hui.
Les féministes conscients savent qu'il ne sera pas possible de mettre fin à ce qu'ils dénomment "les violences sexistes et sexuelles". Ce n'est pas d'ailleurs le but. S'ils réclament une montagne, c'est pour obtenir une taupinière. Mais comme cette taupinière, une fois obtenue, ne mettra pas fin aux "violences masculines et sexuelles", ils feindront quelques temps plus tard une nouvelle révélation, ce qui permettra un nouvel effet d'annonce pour réclamer une nouvelle montagne et obtenir une nouvelle taupinière.
C'est ainsi que, patiemment, taupinière après taupinière, se construit un véritable "code du masculinat" comparable au code de l'indigénat en vigueur autrefois dans l'Empire colonial français.

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