La preuve du pudding, c'est qu'on le mange. Car, si le pudding n’existait pas, comment serait-il possible de le manger? De la même manière, la preuve des anciens combattants, c'est le ministère des anciens combattants. Car, si les anciens combattants n'existaient pas, à quoi bon un ministère des anciens combattants ?
C'est un raisonnement semblable que font les gens à propos du « secrétariat d'État à "l'égalité" femmes-hommes» (sic !). Ils se disent tout naturellement (et nous ne pouvons pas leur en vouloir) que s'il existe un « secrétariat d'État à "l'égalité" femmes hommes », c'est que "l'égalité femmes hommes" n'est pas "atteinte". Ils trouvent tout naturel que l'État, l'administration, les collectivités territoriales, les municipalités prennent en charge ce problème de la même manière qu'ils prennent en charge d'autres problèmes. N'est-ce pas là, dans le fond, le rôle de l'État ?
Ils se méprennent profondément. La nature et la fonction du secrétariat d'État à "l'égalité hommes femmes" sont tout à fait différentes de celles des ministères de l'agriculture, de l'éducation nationale, des anciens combattants. Il n'a pas pour fonction de réduire une mystérieuse inégalité, mais tout au contraire de la créer. Il a pour fonction de créer dans l'imagination des gens une réalité fantasmée, celle d'une société dans laquelle les femmes seraient de perpétuelles victimes et les hommes de perpétuels bourreaux.
Un proverbe dit qu'il n'y a pas de fumée sans feu. Ce n'est pas tout à fait exact. Il est possible de créer artificiellement de la fumée avec des fumigènes sans qu'il existe un véritable feu. Le secrétariat d'État à "l'égalité femmes hommes" est précisément ce fumigène qui crée une fumée sans feu. La réalité de la fumée crée la croyance à la réalité du feu.
Non seulement dans les sociétés occidentales les femmes ne sont pas traitées plus mal que les hommes, mais il ne fait aucun doute pour un observateur impartial (ce qui exclut évidemment les faussaires professionnels : intellectuels, universitaires, chercheurs, enseignants, sociologues, politiciens, journalistes, politologues, chroniqueurs, animateurs de télévision et de radio...) qu’elles sont mieux traitées que les hommes.
Le premier procédé utilisé par la machine d'abrutissement et de décervelage est la dramatisation du sort des femmes. Le second, la répétition à l'infini, sur tous les tons, encore et encore et encore, par tous les journaux, par toutes les télévisions, par tous les moyens disponibles, que le sort des femmes dans les sociétés occidentales serait terrible.
Adolf Hitler était un bon observateur de la putréfaction de la société allemande sous la république de Weimar. Au sujet du parlementarisme, il fait ces observations pertinentes :
"Le souci unique qui détermine soit l'établissement d'un programme nouveau, soit la modification du précédent, c’est le souci du résultat des prochaines élections.
Quand le jour des élections est passé et que les parlementaires ont tenu leur dernière réunion populaire, la commission du programme se dissout et la lutte pour la forme nouvelle des choses reprend la forme de la lutte pour le bon pain quotidien : c'est-à-dire, pour l'indemnité parlementaire."
Les terroristes intellectuels se plaisent à répéter que l'antiparlementarisme, "on sait où ça mène…". Sous-entendu, au nazisme. En s'exprimant ainsi, ils repeignent la description du fonctionnement des institutions politiques en antiparlementarisme. Dans une société corrompue, nul n'a le droit de décrire les institutions corrompues. Il ne faut pas que le peuple sache. Le remède à l'aveuglement, c'est plus d'aveuglement. Tout critique est considéré et traité en ennemi. En vérité, il est entièrement faux que la critique des institutions politiques d'une société corrompue mène au nazisme. C'est le contraire qui est vrai. C'est la politique de l'autruche qui mène au nazisme.
Bon observateur du parlementarisme, Adolf Hitler avait également bien perçu l’une des fonctions de la presse :
"Mon premier étonnement fut le peu de temps qui est nécessaire à cette puissance, la plus pernicieuse de l'État, pour créer une opinion déterminée, même si elle va complètement à l'encontre des idées et des aspirations les plus réelles et les plus certaines de la communauté. En quelques jours la presse sait, d'un ridicule petit détail, faire une affaire d'État de grosse importance. Et inversement, en aussi peu de temps, elle fait tomber dans l'oubli des problèmes vitaux jusqu'à les rayer complètement de la pensée et du souvenir du peuple."
C'est très exactement à cela que nous assistons aujourd'hui. La presse n'est pas du tout un contre-pouvoir, comme elle le prétend. Elle est un organe du pouvoir. La presse et l'appareil d'État sont, si l'on veut, comme l'armée de terre et l'armée de mer. Chacun a son rôle, mais ils sont placées sous un commandement unique. La fonction des activistes féministes est de créer la représentation fantasmée d'une société dans laquelle la vie des femmes serait un chemin de croix. La fonction des organes spécialisés de l'appareil d'État et de la presse est de servir d'amplificateur, de courroie de transmission, à cette représentation. Les journalistes ne critiquent rien, ils n'analysent rien, ils n'ont ni recul ni esprit critique. Ce n'est pas leur fonction, ce n'est pas ce qu'on leur demande. Ils ont une simple fonction de transmission et d'amplification.