Exiger des excuses publiques envers Madame Hébert


Exiger des excuses publiques envers Madame Hébert
Le problème
Pour des excuses publiques, des correctifs éditoriaux et un journalisme responsable
Le présent texte vise à dénoncer, de manière rigoureuse, factuelle et responsable, des manquements déontologiques sérieux dans le traitement journalistique réservé à Mme Mylène Hébert, victime et conférencière sur la traite humaine, à l’occasion de plusieurs articles publiés depuis 2025, notamment :
l’article Diffamation contre Alain Carrier : des accusations issues du « délire », non crédibles et infondées, Mylène Hébert déboutée en Cour supérieure le 16 janvier 2026 dans vingt.
l’article intitulé « En plein “délire”, elle associe faussement un ex-élu à un réseau de pédophilie », publié le 2 février 2026 dans La Tribune, signé par le journaliste Simon Roberge.
Il ne s’agit en aucun cas de remettre en question une décision judiciaire.
Il s’agit d’examiner la manière dont ces décisions ont été présentées au public, le vocabulaire employé, les amalgames opérés, ainsi que les conséquences humaines et sociales qui en découlent.
1. Confusion entre décision judiciaire et jugement sur la personne
Un principe fondamental du journalisme judiciaire consiste à distinguer clairement :
une décision fondée sur la preuve recevable en droit ;
un jugement sur la personne, son vécu ou sa santé mentale.
Or, les articles visant Mme Mylène Hébert emploient un vocabulaire disqualifiant et psychiatrisant, notamment les termes « délire », « faussement » et « élucubrations », sans rappeler qu’un tribunal ne pose pas de diagnostic psychiatrique et ne se prononce pas sur l’état psychologique d’une justiciable.
Il est par ailleurs essentiel de rappeler qu’aucun diagnostic psychiatrique n’a été déposé au tribunal, aucune expertise clinique n’a été produite, et aucune évaluation médicale n’a été transmise ni au journaliste ni au média.
Cette confusion entre décision judiciaire et qualification psychologique constitue un manquement grave à la rigueur, à la précision et à l’éthique journalistique.
2. Atteinte à la dignité et stigmatisation
L’usage d’un langage assimilable à une qualification psychiatrique, en l’absence de toute expertise médicale, hors de tout cadre clinique, porte atteinte à la dignité de Mme Mylène Hébert et contribue à sa stigmatisation publique.
Un média ne peut, sans contrevenir à ses obligations déontologiques, transformer un revers judiciaire en disqualification personnelle ou psychologique.
3. Absence de contextualisation sur le traumatisme
La littérature scientifique et clinique reconnaît largement que des personnes ayant vécu des traumatismes peuvent présenter :
une mémoire fragmentée ;
des incohérences apparentes dans leur récit ;
des comportements perçus comme atypiques ;
des difficultés majeures à se défendre seules dans un cadre judiciaire.
Aucune contextualisation de ces réalités n’est offerte dans les articles concernés, privant le public d’une compréhension nuancée de la situation vécue par Mme Hébert.
Cette omission nuit à la qualité de l’information et à la responsabilité sociale du média.
4. Caractère répétitif des manquements
Il est préoccupant de constater qu’il s’agit au moins du deuxième article publié depuis 2025 adoptant un traitement similaire à l’endroit de Mme Mylène Hébert.
Cette répétition démontre un problème structurel de pratiques journalistiques, et non un incident isolé.
5. Conséquences humaines et sociales
Le traitement médiatique réservé à Mme Mylène Hébert entraîne des conséquences réelles et prévisibles, notamment :
une atteinte durable à sa réputation et à sa dignité ;
une exposition accrue au harcèlement et à la stigmatisation ;
une aggravation de la détresse psychologique ;
un effet dissuasif sur la parole d’autres personnes traumatisées ou vulnérabilisées.
Ces impacts doivent être pris en considération par tout média se réclamant d’une mission d’intérêt public.
Demandes
Dans un esprit de responsabilité, de réparation et d’amélioration des pratiques journalistiques, nous demandons :
Des excuses publiques claires et explicites adressées à Mme Mylène Hébert, reconnaissant le caractère stigmatisant et déontologiquement problématique du traitement médiatique qui lui a été réservé ;
Un correctif éditorial visible, précisant notamment :
qu’une décision judiciaire statue sur la preuve et non sur la santé mentale ou la valeur d’une personne ;
que l’absence de preuve ne constitue pas une preuve de mensonge ou de fabulation.
qu’aucun diagnostic psychiatrique n’a été posé, produit ou reconnu dans ce dossie
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Le problème
Pour des excuses publiques, des correctifs éditoriaux et un journalisme responsable
Le présent texte vise à dénoncer, de manière rigoureuse, factuelle et responsable, des manquements déontologiques sérieux dans le traitement journalistique réservé à Mme Mylène Hébert, victime et conférencière sur la traite humaine, à l’occasion de plusieurs articles publiés depuis 2025, notamment :
l’article Diffamation contre Alain Carrier : des accusations issues du « délire », non crédibles et infondées, Mylène Hébert déboutée en Cour supérieure le 16 janvier 2026 dans vingt.
l’article intitulé « En plein “délire”, elle associe faussement un ex-élu à un réseau de pédophilie », publié le 2 février 2026 dans La Tribune, signé par le journaliste Simon Roberge.
Il ne s’agit en aucun cas de remettre en question une décision judiciaire.
Il s’agit d’examiner la manière dont ces décisions ont été présentées au public, le vocabulaire employé, les amalgames opérés, ainsi que les conséquences humaines et sociales qui en découlent.
1. Confusion entre décision judiciaire et jugement sur la personne
Un principe fondamental du journalisme judiciaire consiste à distinguer clairement :
une décision fondée sur la preuve recevable en droit ;
un jugement sur la personne, son vécu ou sa santé mentale.
Or, les articles visant Mme Mylène Hébert emploient un vocabulaire disqualifiant et psychiatrisant, notamment les termes « délire », « faussement » et « élucubrations », sans rappeler qu’un tribunal ne pose pas de diagnostic psychiatrique et ne se prononce pas sur l’état psychologique d’une justiciable.
Il est par ailleurs essentiel de rappeler qu’aucun diagnostic psychiatrique n’a été déposé au tribunal, aucune expertise clinique n’a été produite, et aucune évaluation médicale n’a été transmise ni au journaliste ni au média.
Cette confusion entre décision judiciaire et qualification psychologique constitue un manquement grave à la rigueur, à la précision et à l’éthique journalistique.
2. Atteinte à la dignité et stigmatisation
L’usage d’un langage assimilable à une qualification psychiatrique, en l’absence de toute expertise médicale, hors de tout cadre clinique, porte atteinte à la dignité de Mme Mylène Hébert et contribue à sa stigmatisation publique.
Un média ne peut, sans contrevenir à ses obligations déontologiques, transformer un revers judiciaire en disqualification personnelle ou psychologique.
3. Absence de contextualisation sur le traumatisme
La littérature scientifique et clinique reconnaît largement que des personnes ayant vécu des traumatismes peuvent présenter :
une mémoire fragmentée ;
des incohérences apparentes dans leur récit ;
des comportements perçus comme atypiques ;
des difficultés majeures à se défendre seules dans un cadre judiciaire.
Aucune contextualisation de ces réalités n’est offerte dans les articles concernés, privant le public d’une compréhension nuancée de la situation vécue par Mme Hébert.
Cette omission nuit à la qualité de l’information et à la responsabilité sociale du média.
4. Caractère répétitif des manquements
Il est préoccupant de constater qu’il s’agit au moins du deuxième article publié depuis 2025 adoptant un traitement similaire à l’endroit de Mme Mylène Hébert.
Cette répétition démontre un problème structurel de pratiques journalistiques, et non un incident isolé.
5. Conséquences humaines et sociales
Le traitement médiatique réservé à Mme Mylène Hébert entraîne des conséquences réelles et prévisibles, notamment :
une atteinte durable à sa réputation et à sa dignité ;
une exposition accrue au harcèlement et à la stigmatisation ;
une aggravation de la détresse psychologique ;
un effet dissuasif sur la parole d’autres personnes traumatisées ou vulnérabilisées.
Ces impacts doivent être pris en considération par tout média se réclamant d’une mission d’intérêt public.
Demandes
Dans un esprit de responsabilité, de réparation et d’amélioration des pratiques journalistiques, nous demandons :
Des excuses publiques claires et explicites adressées à Mme Mylène Hébert, reconnaissant le caractère stigmatisant et déontologiquement problématique du traitement médiatique qui lui a été réservé ;
Un correctif éditorial visible, précisant notamment :
qu’une décision judiciaire statue sur la preuve et non sur la santé mentale ou la valeur d’une personne ;
que l’absence de preuve ne constitue pas une preuve de mensonge ou de fabulation.
qu’aucun diagnostic psychiatrique n’a été posé, produit ou reconnu dans ce dossie
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Pétition lancée le 17 janvier 2026