Petition updateExigeons la justice pour Arnaud, ex-salarié d'EDF, licencié pour avoir trop parlé !Un visite de pré-reprise humiliante avec des actes odieux et du harcèlement sexuel.
Arnaud BEGINSaint Maclou La Brière, France
Oct 8, 2024

Les faits sont consécutifs à ma visite de pré-reprise qui a eu lieu avec un médecin du travail d'EDF en date du 7 avril 2023 et à la suite de laquelle je me suis trouvé extrêmement choqué et éprouvé. J'ai toujours des séquelles psychologiques. 

Cette visite de pré-reprise n’était pas faite pour favoriser mon retour à l’emploi, mais bien pour me déclarer « inapte à mon poste » et « inapte à tout poste de travail ».

Ce médecin du travail d'EDF l’avait d’ailleurs déjà mentionné avec violence dans les réserves qu’EDF a émises dans le cadre d’une demande de reconnaissance de mon accident du travail en date du 7 novembre 2022. Lors de cette visite de pré-reprise je n'étais pas au courant que 6 mois avant, ce médecin du travail d'EDF, que je n'avais jamais rencontré auparavant, m'avait déjà fait une étude de poste en écrivant que j'étais inapte à tout poste dans l'entreprise. 

Mais revenons à ma visite de pré-reprise au travail. Celle-ci a eu lieu dans le bureau de ce médecin du travail d'EDF le 7 avril 2023 en fin de matinée. Cette visite a été organisée à ma demande et non à la demande de la Direction ou de mon management et encore moins du médecin du travail. Pour ces derniers, la visite de pré-reprise n’était pas nécessaire, et seule une visite de reprise devait être effectuée. Pour ma part, j’avais le sentiment que la Direction d’EDF cherchait à me licencier pour inaptitude (ce qui s’est d’ailleurs, par la suite, révélé vrai). Afin d’éviter l’inaptitude « directe », possible uniquement lors d’une visite de reprise, j’ai donc demandé une visite de pré-reprise.

Cette visite de pré-reprise s’est déroulée, autant sur le fond que sur la forme, de manière inhumaine, humiliante, pathogène, avec des actes et surtout des positions non médicales et dégradantes. Je me suis senti sali, ridiculisé en tant qu’humain, et en position physique de totale domination par rapport à ce docteur, qui était d’une froideur extrême. 

Froideur extrême tant dans sa manière de me parler que dans les actes qu’il a réalisés sur ma personne. Il est allé jusqu’à me « taper » sur l’avant-bras afin – je cite – « de me relaxer » car ma tension ne lui convenait pas (tension qu’il ne m’a, au demeurant, jamais communiquée) : un geste que je qualifie de violence physique. Ce médecin s’est non seulement montré peu soucieux de ma santé, mais aussi d’une cruauté qui m’a énormément choqué. Au cours de mes 25 années de carrière chez EDF, jamais je n’avais été confronté à un tel comportement délétère et plus qu’inapproprié d’un médecin du travail. 

En effet, je me suis retrouvé en slip dans la position dite « du penseur de Rodin » (où le torse est penché et s’appuie sur les cuisses), ma tête à 20 centimètres du pantalon de ce docteur, ce dernier « m’engueulant » car je n’écartais pas bien les pieds (et donc les cuisses et donc de facto l’anus) alors qu’il voyait pourtant que je n’arrivais pas à tenir cette position. Ce médecin, toujours d’une froideur extrême, me dominait à la fois psychologiquement et physiquement ! J’ai néanmoins fait ce que ce médecin me demandait par peur de l’inaptitude donc sous la contrainte et la peur d’être licencié, car tel était bien le but de la Direction du site de Paluel et d’EDF. Alors que j’étais en état de choc, j’ai finalement mis fin à cette posture tout à fait humiliante en me rhabillant.

Ces faits sont particulièrement déplacés d’autant plus que ma visite de pré-reprise concernait un retour au travail après une dépression et non pour des problèmes de rhumatologie. Cette position du « penseur de Rodin » permettait-elle à ce médecin de juger de mon état psychique, psychologique ou de souffrance au travail, j’en doute fortement. Et vous ? 

À cela se sont ajoutés d’autres gestes plus que douteux : massage des épaules, doigts le long de ma colonne vertébrale jusqu’à mon slip (raie des fesses) toujours dans une totale domination. 

Je devais pourtant obéir docilement, car c’est à ce médecin qu’il appartenait de valider mon aptitude. C’était à lui aussi de donner son blanc-seing à toute reprise du travail après un arrêt supérieur à trente jours : un abus de son droit qu’il a exercé à outrance, sans aucune forme d’empathie. Il m’a sali !

Dans sa démarche, il était « strict et j’avais peur ». Peur à 52 ans et après 5 ans de harcèlement moral incessant de la part d’EDF. Néanmoins, nous avons atteint, ce vendredi 7 avril 2023, le paroxysme de cette violence au travail, et la ligne rouge a été franchie lors de cette visite de pré-reprise par ce docteur, mais aussi par l’inaction de la Direction après les faits, puis de l’ASN. 

Outre cet ensemble de gestes totalement déplacés, ce docteur m’a adressé des menaces d’inaptitude au travail qui étaient – et je peux le prouver – réalisées dans une démarche préméditée ayant pour seul objectif de me licencier pour « inaptitude ». Après m’avoir largement ausculté, ce médecin m’a en effet enjoint de prendre rendez-vous chez un psychiatre afin de décider de mon aptitude ou pas sur un poste – je cite – de « haute sécurité ».  Je n'occupe pas de poste de "haute sécurité" et ce poste n'existe pas. 

Ce docteur a montré par là qu’il ne connaissait absolument pas mon emploi : je suis « Expert Sûreté », ce qui n'a rien à voir avec un « poste à haute responsabilité de sécurité » ! Deux questions se posent dès lors : pourquoi m’avoir fait subir ce type de visite pour me dire d’aller voir un psychiatre dont nous n’aurions jamais eu le rapport ?

En outre, en quoi consiste cet emploi de « haute sécurité » ? Ledit psychiatre, sûrement indépendant d’EDF, m’aurait reçu et questionné sur un emploi que je ne connais pas et qui n’est pas le mien ! J’ai ce document en ma possession. L’ASN peut-elle me dire en quoi consiste cet emploi de « haute sécurité » ? Ayant largement échangé avec la Direction du site de Paluel, elle devrait être à même de décrire ce poste…  ? Aucune réponse de l'ASN, ni d'EDF.

En réalité, cette situation de harcèlement que je subis depuis septembre 2018 – et dont nous connaissons maintenant l’origine – est devenue tellement gênante compte tenu des personnes mises en cause que la logique même de cette visite de pré-reprise était de me déclarer « inapte à mon poste » lors de ma visite de reprise, programmée le 13 avril 2023 à 11h00, voire même « inapte à tout travail dans l’entreprise » et de me licencier ensuite, comme cela a déjà été écrit par ce docteur dans le document concernant les réserves employeur concernant la déclaration d'un accident du travail en date du 7 novembre 2022, soit 6 mois auparavant ... Réserves tout à fait abjectes !

Tel est bien ce qui avait été envisagé par ce docteur, que je ne connaissais pas avant cette visite de pré-reprise, en concertation avec la Direction : me déclarer « inapte » pour ensuite me licencier. Qu’a fait l’ASN ? Rien. Pourtant, les preuves et les éléments de preuve sont là. Je n’invente rien, n’en déplaise à ’ASN.

Cela m’a d’ailleurs été confirmé par un second médecin qui est venu aider ce docteur afin de lui permettre, alors que j’étais dans un état de stress intense, de finir d’écrire tranquillement sur mon dossier médical « bonne hygiène corporelle » et « agent aux idées délirantes » au lieu de me porter assistance. EDF refuse évidemment de me donner le nom de ce second médecin qui m’a un peu trop parlé (écoutez la conversation sur le lien en bas).

Tout était donc bien prémédité et programmé puisque ce médecin m’a confirmé que l’étude de mon poste avait déjà été faite par un autre docteur que je ne connais pas et qu’ils (EDF) avaient des dossiers sur moi. C’est pour ne pas dénoncer ce médecin à l’Ordre des Médecins qu’EDF ne veut pas me donner son nom. 

Devant la violence de cette visite de pré-reprise, j’ai appelé les gendarmes de Saint-Valéry-en-Caux vers 12h30 du bureau de ce médecin et en sa présence, afin de mettre fin à cette souffrance et à ce « choc psychologique ». J’étais face à un médecin qui, alors qu’il s’était bien rendu compte de ma souffrance, n’a strictement rien fait ; il est d’ailleurs sorti de son bureau, me laissant seul en pleine souffrance pour aller prévenir la Direction et un troisième médecin. La gendarmerie de Saint-Valéry-en-Caux n’a pas souhaité se déplacer et m’a transmis le SAMU. Quelle honte !

Le 3 éme médecin, médecin du travail, que je ne connaissais pas à l’époque, a même tenté, de façon autoritaire, de me faire raccrocher mon téléphone alors que j’étais en pleine conversation avec le médecin urgentiste du SAMU. Nous l’entendons très bien sur l’enregistrement. Il s’agit d’une violence verbale de plus. Ce sont les pompiers qui sont arrivés dans le bureau de ce médecin qui ont mis fin à ces faits violents en faisant sortir les différentes personnes présentes à l’entrée du bureau. Quant au médecin du travail, il était certainement plus préoccupé à s’entretenir avec la Direction que de se soucier des conséquences de son attitude sur la santé de son patient.

Cela est tout à fait inadmissible et intolérable. Avant l’arrivée des pompiers, j’ai échangé avec ce second médecin qui me dira, je cite : « Vous ne pouvez pas revenir sur votre poste dans un environnement toxique (…) vous ne pouvez pas revenir dans votre poste après avoir fait une déclaration d’accident du travail en date du 7 novembre 2022 (…) nous avons de toute façon des dossiers sur vous (…) ».  

Cet échange avec ce médecin s’apparente donc à des mesures de représailles et à des actes d’intimidations. Il prouve aussi que mon inaptitude était déjà actée ! Écoutez bien ce deuxième médecin qui me dira qu'ils ont des dossiers sur moi, ... Trois médecins du travail pour me faire raccrocher.  

Le procureur de Rouen n'a rien fait. J'ai écrit un courrier, à la suite de cette visite de pré-reprise (dont je n'ai pas mis le début sur l'audio) au secrétaire du CSE, à la Direction, à l'ASN et au syndicat et personne n'a rien fait. Aucun des syndicats du site de Paluel : CGT, CFE, FO, CFDT n'ont fait quelque chose. Pour mettre du contexte je reprenais le travail après un arrêt de plus de 6 mois et 36 jours de travail depuis septembre 2021 ....

Je suis allé voir une association sur le Havre qui m'a confirmé que ce que j'avais vécu était du harcèlement sexuel et une agression sexuelle par ce médecin. Lors de ma convocation à l'entretien préalable à mon licenciement, le Directeur Adjoint de la Division du Parc Nucléaire dira « Pour finir, M. BEGIN nous a mimé sa visite médicale avec le docteur "X", salissant un peu plus l’intégrité du médecin du travail », « mail du 30 août 2023 (Ndlr : il se trompe même de date, quel sérieux !) à la DRH d’EDF et pour lequel vous mettez en copie l’inspecteur du travail, le directeur général de l’ASN et vos avocats (...). Vous annoncez déposer plainte contre ce médecin (agression sexuelle, discrimination, mise en danger de la vie d’autrui, etc.…). ». Vous comprendrez que je suis en fragilité psychologique ! Je m'arrête là pour ce soir. Bonne écoute. 

https://www.youtube.com/watch?v=weJgsihVkfY

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