Et si on reprenait notre destin en main ?

The issue

Il y a des soirs, comme ce soir, où je me demande à quel moment on a cessé de se dire que tout ça nous appartenait encore.
Notre destin, notre démocratie, nos rêves… Tout ce qu’on avait cru possible, et qu’on a laissé filer, peu à peu, sans même s’en rendre compte.

Alors on se contente de regarder ce spectacle désolant que l’on connaît par cœur.
On en parle, on s’indigne, on s’épuise à chercher des coupables. Et puis on finit par se dire que tout ça ne dépend plus de nous.

Ces politiques qu’on accuse de tous les maux ne sont, au fond, que le reflet d’un système à bout de souffle.
Une démocratie qui avance encore, mais par habitude plus que par conviction.
On ne choisit plus, on élimine.
On ne vote plus pour, on vote contre.
Et c’est peut-être ça, le plus terrible : s’être convaincus qu’on n’avait plus le choix.

Demain encore, on les regardera rejouer la même scène.
Les mêmes indignations de façade, les mêmes invectives, les mêmes postures.
Chacun criant plus fort que l’autre pour mieux exister dans le vacarme.
Et pendant ce temps-là, le réel continue d’avancer, sans eux, sans nous.
Ils déverseront leur fiel sur l’autre, quel qu’il soit, adversaire politique, riche, pauvre, affamé, immigré…
Comme si par fatalité tout devait toujours finir dans la peur, la haine ou la division.
Comme si la médiocrité avait fini par devenir notre horizon commun.

Mais nous ne méritons pas ça.
Nous valons mieux que ça.
Et au fond, on le sait.

C’est Stéphane Hessel qui nous encourageait à nous indigner.
Mais l’indignation ne suffit plus.
Elle soulage un instant, puis s’éteint, laissant derrière elle le même sentiment d’impuissance.

Il est temps de nous reprendre en main.
De reprendre ce destin que nous avons laissé filer, trop longtemps, naïvement peut-être, résignés assurément.
Peut-être que notre erreur a été de croire qu’on ne pouvait rien y faire.

En écrivant, je sens bien que si je m’arrêtais là, ce texte ne serait qu’un cri de plus dans le vacarme. Mais je me surprends à vouloir croire que ces mots peuvent encore servir.

Alors, sans certitude mais avec espoir, je me dis qu’on pourrait, ensemble, leur montrer,
et surtout se montrer à nous-mêmes, qu’on est prêts.
Prêts à reprendre notre destin en main.
Prêts à se rassembler dans un élan fraternel, pour redonner du sens à ce qui nous relie.

Oui il y a de grandes chances que ces mots s’éteignent dans l’indifférence.
Peut-être parce qu’aujourd’hui, notre résignation a pris le pas sur notre indignation. Peu m’importe.

Ce texte n’est pas un coup de gueule.
C’est une invitation.
À se souvenir que la fatalité n’existe pas.
Qu’on peut toujours choisir.
Et qu’un peuple uni retrouve toujours la dignité de se relever.

Si ces mots font écho en vous, signez, partagez, ou gardez-les simplement en vous.
Encore une fois ce geste ne changera surement pas grand-chose.
Mais c’est justement en se disant que tout est vain qu’on finit par renoncer à tout.

Alors Osons.

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Il y a des soirs, comme ce soir, où je me demande à quel moment on a cessé de se dire que tout ça nous appartenait encore.
Notre destin, notre démocratie, nos rêves… Tout ce qu’on avait cru possible, et qu’on a laissé filer, peu à peu, sans même s’en rendre compte.

Alors on se contente de regarder ce spectacle désolant que l’on connaît par cœur.
On en parle, on s’indigne, on s’épuise à chercher des coupables. Et puis on finit par se dire que tout ça ne dépend plus de nous.

Ces politiques qu’on accuse de tous les maux ne sont, au fond, que le reflet d’un système à bout de souffle.
Une démocratie qui avance encore, mais par habitude plus que par conviction.
On ne choisit plus, on élimine.
On ne vote plus pour, on vote contre.
Et c’est peut-être ça, le plus terrible : s’être convaincus qu’on n’avait plus le choix.

Demain encore, on les regardera rejouer la même scène.
Les mêmes indignations de façade, les mêmes invectives, les mêmes postures.
Chacun criant plus fort que l’autre pour mieux exister dans le vacarme.
Et pendant ce temps-là, le réel continue d’avancer, sans eux, sans nous.
Ils déverseront leur fiel sur l’autre, quel qu’il soit, adversaire politique, riche, pauvre, affamé, immigré…
Comme si par fatalité tout devait toujours finir dans la peur, la haine ou la division.
Comme si la médiocrité avait fini par devenir notre horizon commun.

Mais nous ne méritons pas ça.
Nous valons mieux que ça.
Et au fond, on le sait.

C’est Stéphane Hessel qui nous encourageait à nous indigner.
Mais l’indignation ne suffit plus.
Elle soulage un instant, puis s’éteint, laissant derrière elle le même sentiment d’impuissance.

Il est temps de nous reprendre en main.
De reprendre ce destin que nous avons laissé filer, trop longtemps, naïvement peut-être, résignés assurément.
Peut-être que notre erreur a été de croire qu’on ne pouvait rien y faire.

En écrivant, je sens bien que si je m’arrêtais là, ce texte ne serait qu’un cri de plus dans le vacarme. Mais je me surprends à vouloir croire que ces mots peuvent encore servir.

Alors, sans certitude mais avec espoir, je me dis qu’on pourrait, ensemble, leur montrer,
et surtout se montrer à nous-mêmes, qu’on est prêts.
Prêts à reprendre notre destin en main.
Prêts à se rassembler dans un élan fraternel, pour redonner du sens à ce qui nous relie.

Oui il y a de grandes chances que ces mots s’éteignent dans l’indifférence.
Peut-être parce qu’aujourd’hui, notre résignation a pris le pas sur notre indignation. Peu m’importe.

Ce texte n’est pas un coup de gueule.
C’est une invitation.
À se souvenir que la fatalité n’existe pas.
Qu’on peut toujours choisir.
Et qu’un peuple uni retrouve toujours la dignité de se relever.

Si ces mots font écho en vous, signez, partagez, ou gardez-les simplement en vous.
Encore une fois ce geste ne changera surement pas grand-chose.
Mais c’est justement en se disant que tout est vain qu’on finit par renoncer à tout.

Alors Osons.

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Petition created on 6 October 2025