Payer ses achats au juste prix... Pollution comprise !


Payer ses achats au juste prix... Pollution comprise !
Le problème
Quand vous faites vos courses, le prix que vous payez ne contient pas le coût de la pollution générée par le transport et la production des marchandises, ni de celle générée par les emballages ou encore de celle générée par les engrais et autres produits utilisés, etc.
Il n’y a pas longtemps, j’ai découvert un projet qui veut produire des tablettes de chocolat dont le cacao bio serait approvisionné en voilier : wow, génial ! En y réfléchissant, j’ai réalisé que malgré tout le travail que ça représente et l'impact résolument moindre sur l'écologie de ce mode de transport, ce chocolat va coûter plus cher qu’un chocolat industriel, alors que la production et l’acheminement de ce dernier créent considérablement plus de pollution.
Car la pollution générée par les productions industrielles n’est jamais payée par le consommateur ! Elle est payée par les poissons, par les voisins de l’usine qui en respirent l’air, par les travailleurs des mines qui meurent d’un cancer à 45 ans, etc.
J’ai découvert qu’en économie on appelle ça une « externalité ».
Trois exemples d’externalités environnementales :
- Voitures électriques, smartphones, etc. dont les composants et l’assemblage génèrent une pollution gigantesque et qui proviennent souvent d’un autre continent,
- Produits de l’agriculture intensive qui appauvrissent les sols, rejettent des engrais et traitements qui ont des conséquences sur la biodiversité,
- Voyages en avion, dont la conséquence en terme de pollution atmosphérique n’entre jamais dans le prix du billet,
- Emballages de toutes sortes de tous les biens de consommation modernes, qu’il s’agisse de produits technologiques ou de plats préparés, de petites ou de grosses choses, dont le recyclage est géré et payé par les collectivités (et donc par l'ensemble des contribuables), et dont la pollution environnementale générée est payée par ceux qui la respirent.
Je propose donc la création de deux taxes distinctes :
1. Une "taxe sur la pollution du transport", nulle en-dessous d'un certain seuil (300km?), faible jusqu'à un autre seuil (500 km?) puis proportionnelle à cette distance. (Cette taxe s'appliquerait aussi bien sur la nourriture que sur les produits électroniques, les voitures, etc.). Cette mesure prendrait en compte le mode de transport ainsi que la somme des distances parcourues par les composants et le produit fini (un vol en avion n’étant pas égal à un transport groupé par voie ferrée).
2. Une "taxe sur la pollution de la production", qui prendrait en compte le coût de la gestion de la pollution (hors transport) générée par la production de l'objet vendu, tel que :
- La collecte, le retraitement, l'incinération, le recyclage, etc. des emballages,
- La gestion de la pollution occasionnée par la production des objets vendus, tels que - les rejets de gaz ou de sous-produits,
- La gestion de la pollution générée par l'acquisition des matières premières (extraction minière, pollution des sols par les engrais, etc.)
La taxe sur la pollution du transport serait réinvestie au profit d'une production locale de qualité.
La taxe sur la pollution de la production serait réinvestie dans le traitement des déchets et la gestion sérieuse de cette filière (contrôle des fraudes, activités de retraitement, tri partout, gestion collective du compost, investissement dans des solutions efficaces et neutres en carbone sur le long terme)
Les produits locaux et plus responsables écologiquement se battraient ainsi sur un pied d’égalité avec les produits industriels ; l’augmentation de la demande permettrait des économies d’échelle et donc aiderait à réduire les prix, rendant ces produits encore plus accessibles.
L'objectif est bien évidemment de faciliter la prise de conscience par chacun, par une matérialisation des conséquences de nos choix de consommation. La cible au long terme de cette opération est de conduire à une diminution de la demande des biens de consommation les plus polluants, qui deviendraient plus chers, et donc moins accessibles, alors que la consommation (et donc la production) de produits locaux et moins industriels deviendrait plus abordable et plus facile.
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Le problème
Quand vous faites vos courses, le prix que vous payez ne contient pas le coût de la pollution générée par le transport et la production des marchandises, ni de celle générée par les emballages ou encore de celle générée par les engrais et autres produits utilisés, etc.
Il n’y a pas longtemps, j’ai découvert un projet qui veut produire des tablettes de chocolat dont le cacao bio serait approvisionné en voilier : wow, génial ! En y réfléchissant, j’ai réalisé que malgré tout le travail que ça représente et l'impact résolument moindre sur l'écologie de ce mode de transport, ce chocolat va coûter plus cher qu’un chocolat industriel, alors que la production et l’acheminement de ce dernier créent considérablement plus de pollution.
Car la pollution générée par les productions industrielles n’est jamais payée par le consommateur ! Elle est payée par les poissons, par les voisins de l’usine qui en respirent l’air, par les travailleurs des mines qui meurent d’un cancer à 45 ans, etc.
J’ai découvert qu’en économie on appelle ça une « externalité ».
Trois exemples d’externalités environnementales :
- Voitures électriques, smartphones, etc. dont les composants et l’assemblage génèrent une pollution gigantesque et qui proviennent souvent d’un autre continent,
- Produits de l’agriculture intensive qui appauvrissent les sols, rejettent des engrais et traitements qui ont des conséquences sur la biodiversité,
- Voyages en avion, dont la conséquence en terme de pollution atmosphérique n’entre jamais dans le prix du billet,
- Emballages de toutes sortes de tous les biens de consommation modernes, qu’il s’agisse de produits technologiques ou de plats préparés, de petites ou de grosses choses, dont le recyclage est géré et payé par les collectivités (et donc par l'ensemble des contribuables), et dont la pollution environnementale générée est payée par ceux qui la respirent.
Je propose donc la création de deux taxes distinctes :
1. Une "taxe sur la pollution du transport", nulle en-dessous d'un certain seuil (300km?), faible jusqu'à un autre seuil (500 km?) puis proportionnelle à cette distance. (Cette taxe s'appliquerait aussi bien sur la nourriture que sur les produits électroniques, les voitures, etc.). Cette mesure prendrait en compte le mode de transport ainsi que la somme des distances parcourues par les composants et le produit fini (un vol en avion n’étant pas égal à un transport groupé par voie ferrée).
2. Une "taxe sur la pollution de la production", qui prendrait en compte le coût de la gestion de la pollution (hors transport) générée par la production de l'objet vendu, tel que :
- La collecte, le retraitement, l'incinération, le recyclage, etc. des emballages,
- La gestion de la pollution occasionnée par la production des objets vendus, tels que - les rejets de gaz ou de sous-produits,
- La gestion de la pollution générée par l'acquisition des matières premières (extraction minière, pollution des sols par les engrais, etc.)
La taxe sur la pollution du transport serait réinvestie au profit d'une production locale de qualité.
La taxe sur la pollution de la production serait réinvestie dans le traitement des déchets et la gestion sérieuse de cette filière (contrôle des fraudes, activités de retraitement, tri partout, gestion collective du compost, investissement dans des solutions efficaces et neutres en carbone sur le long terme)
Les produits locaux et plus responsables écologiquement se battraient ainsi sur un pied d’égalité avec les produits industriels ; l’augmentation de la demande permettrait des économies d’échelle et donc aiderait à réduire les prix, rendant ces produits encore plus accessibles.
L'objectif est bien évidemment de faciliter la prise de conscience par chacun, par une matérialisation des conséquences de nos choix de consommation. La cible au long terme de cette opération est de conduire à une diminution de la demande des biens de consommation les plus polluants, qui deviendraient plus chers, et donc moins accessibles, alors que la consommation (et donc la production) de produits locaux et moins industriels deviendrait plus abordable et plus facile.
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Pétition lancée le 17 octobre 2018