EPFL : Stop Suspension of Polyquity

Le problème

ENGLISH VERSION BELOW


Mardi dernier, l’association féministe Polyquity, à l’origine de PayeTonEPFL durant la vague

#MeToo, organisait une conférence sur le féminisme décolonial faisant intervenir Paola Salwan Daher, activiste féministe.


La conférence titrée : “Fémonationalisme, colonialisme et féminisme: réponses du sud global”, revenait sur les rhétoriques racistes, nationalistes et colonialistes présentes dans certaines mouvances féministes, en prenant en exemple les événements récents à Gaza.


Deux jours après l’évènement, Polyquity était convoquée impérieusement devant la direction qui interdit l’association d’événement et d’affichage pour 10 jours sans discussion. La suspension peut durer 6 mois. 


Du jamais vu de mémoire d’étudiant·e·x·s.


L’EPFL prétend la tenue de propos “haineux et menaçants”, ce que tout le public présent ainsi que celle·ux qui ont visionné la vidéo de la conférence peuvent démentir.


Polyquity l’affirme : “Tout ce qui a été dit lors de la conférence et tout ce que nous disons et pensons concerne l’Etat d'Israël, et non des individus. Nous condamnons fermement toutes discrimination à l’encontre des personnes juives et/ou israëliennes ou musulmanes et/ou palestiniennes.”


La volonté de la direction est claire : lisser le discours sur le sujet de la Palestine


Pour unique base légale pour les suspendre, l’on fait appel à la LEX 8.2.1 qui reconnaît une association pourvu “qu’elle soit affranchie de toute orientation [...] de nature politique”. Mais dans un monde patriarcal comme le nôtre, défendre les droits des femmes, des minorités de genre et sexuelles ne peut être fait sans être politique.


Si nous avions fait une conférence sur ce qui se passe en RDC ou en Birmanie, aurions-nous été suspendues également ?


Tant que la mesure est en place, aucun événement ou action de Polyquity ne pourra avoir lieu sur le campus.


Dans quelques semaines, iels allaient aussi distribuer 1500 culottes menstruelles et 600 cups afin de combattre la précarité menstruelle. La suspension de leur statut d’association implique que ces culottes ne serviront à personne. Si la suspension est maintenue, l’EPFL fait le choix de privilégier la censure plutôt que 1000 personnes menstruées.


De plus, Polyquity a été sujette à des envois de vidéos de viols et violences sexuelles, afin de leur “démontrer que les violences sexuelles du 7 octobre sont vraies”— Polyquity l’affirme encore : “ce sont des faits que nous n’avons jamais, au grand jamais nié”. Ceci constitue un acte de violence sexuelle à leur égard.


Pour conclure, iels revendiquent les choses suivantes :

  • L’arrêt immédiat de la sanction et la rétractation de l’intention de suspension.
  • Que l’EPFL les aide à porter plainte contre les gens leur ayant envoyé des vidéos pornographiques sans leur consentement, afin de leur apporter une justice réparatrice.
  • Une révision de la LEX 8.2.1, notamment concernant “l’orientation politique”. Cette disposition ouvre la porte à l’arbitraire.
  • Iels voudraient que l’EPFL pérennise un service de distributions semestrielles d’un millier protections hygiéniques. Qui plus est, les bourses des personnes menstruées doivent avoir un budget alloué aux protections hygiéniques.
  • Étant donné la réactivité de l’EPFL sur cette affaire, iels exigent une réactivité égale sur les cas de harcèlement et de violence qui ont été dénoncés par Polyquity depuis tant d'années.
  • Pour finir, iels demandent une excuse publique et officielle de la part de l’EPFL pour ses accusations à l’encontre de leur association.


Comment pouvez-vous nous aider ?

  • Signez la pétition en leur soutien ! Partagez-la !
  • Suivez leur Insta pour les infos à suivre ! @polyquity

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ENGLISH VERSION : 

Last Tuesday, the feminist association Polyquity, which initiated PayeTonEPFL during the #MeToo wave, organized a conference on decolonial feminism given by a feminist activist Paola Salwan Daher.

The conference, entitled "Femonationalism, colonialism and feminism: responses from the global south", looked at the racist, nationalist and colonialist rhetoric present in certain feminist movements, using the recent events in Gaza as an example.

Two days after the event, Polyquity was summoned to appear before the Direction, which banned the association from holding events and displaying posters for 10 days without discussion. The suspension could last 6 months.

This is unheard of in student memory.

The EPFL claims that "hateful and threatening" comments were made, which is something the entire audience present and those who viewed the video of the conference can deny.

Polyquity states: "Everything that was said at the conference and everything that we say and think concerns the State of Israel, not individuals. We strongly condemn all discrimination against Jews and/or Israelis or Muslims and/or Palestinians".

The Direction’s intention is clear: to smooth out the discourse on the subject of Palestine.

The only legal basis for suspending them is LEX 8.2.1, which recognises an association provided "it is free from any political orientation". But in a patriarchal world like ours, defending the rights of women and gender and sexual minorities cannot be done without being political.

As long as the measure is in place, no Polyquity event or action can take place on campus.

In a few weeks' time, they would also be distributing 1,500 menstrual panties and 600 cups to combat menstrual insecurity. The suspension of their status as an association means that these panties will be of no use to anyone. If the suspension is maintained, the EPFL is choosing censorship over 1,000 menstruating people.

Furthermore, Polyquity was sent videos of rape and sexual violence, in order to "show them that the sexual violence of 7 October is true" - as Polyquity reaffirms: "these are facts that we have never, ever denied". This constitutes an act of sexual violence against them.

In conclusion, they demand the following:

  • An immediate end to the sanction and a retraction of the intention to suspend!
  • EPFL to help them bring charges against people who have sent them pornographic videos without their consent, in order to provide them with restorative justice!
  • A revision of LEX 8.2.1, particularly with regard to "political orientation". This provision opens the door to arbitrariness.
  • They would like the EPFL to perpetuate a service that distributes a thousand sanitary pads every six months. What's more, the scholarships of menstruating students would have to include a budget for sanitary protection!
  • Given the EPFL's responsiveness on this issue, they demand the same responsiveness on cases of harassment and violence that have been denounced by Polyquity for so many years.
  • Finally, they are demanding a public and official apology from EPFL for its accusations against their association.


How can you help?

  • Sign the petition in their support! Share it!
  • Follow their Insta for updates! @polyquity
avatar of the starter
Polyquity EPFLLanceur de pétition
Victoire
Cette pétition a abouti avec 3 918 signatures !

Le problème

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Mardi dernier, l’association féministe Polyquity, à l’origine de PayeTonEPFL durant la vague

#MeToo, organisait une conférence sur le féminisme décolonial faisant intervenir Paola Salwan Daher, activiste féministe.


La conférence titrée : “Fémonationalisme, colonialisme et féminisme: réponses du sud global”, revenait sur les rhétoriques racistes, nationalistes et colonialistes présentes dans certaines mouvances féministes, en prenant en exemple les événements récents à Gaza.


Deux jours après l’évènement, Polyquity était convoquée impérieusement devant la direction qui interdit l’association d’événement et d’affichage pour 10 jours sans discussion. La suspension peut durer 6 mois. 


Du jamais vu de mémoire d’étudiant·e·x·s.


L’EPFL prétend la tenue de propos “haineux et menaçants”, ce que tout le public présent ainsi que celle·ux qui ont visionné la vidéo de la conférence peuvent démentir.


Polyquity l’affirme : “Tout ce qui a été dit lors de la conférence et tout ce que nous disons et pensons concerne l’Etat d'Israël, et non des individus. Nous condamnons fermement toutes discrimination à l’encontre des personnes juives et/ou israëliennes ou musulmanes et/ou palestiniennes.”


La volonté de la direction est claire : lisser le discours sur le sujet de la Palestine


Pour unique base légale pour les suspendre, l’on fait appel à la LEX 8.2.1 qui reconnaît une association pourvu “qu’elle soit affranchie de toute orientation [...] de nature politique”. Mais dans un monde patriarcal comme le nôtre, défendre les droits des femmes, des minorités de genre et sexuelles ne peut être fait sans être politique.


Si nous avions fait une conférence sur ce qui se passe en RDC ou en Birmanie, aurions-nous été suspendues également ?


Tant que la mesure est en place, aucun événement ou action de Polyquity ne pourra avoir lieu sur le campus.


Dans quelques semaines, iels allaient aussi distribuer 1500 culottes menstruelles et 600 cups afin de combattre la précarité menstruelle. La suspension de leur statut d’association implique que ces culottes ne serviront à personne. Si la suspension est maintenue, l’EPFL fait le choix de privilégier la censure plutôt que 1000 personnes menstruées.


De plus, Polyquity a été sujette à des envois de vidéos de viols et violences sexuelles, afin de leur “démontrer que les violences sexuelles du 7 octobre sont vraies”— Polyquity l’affirme encore : “ce sont des faits que nous n’avons jamais, au grand jamais nié”. Ceci constitue un acte de violence sexuelle à leur égard.


Pour conclure, iels revendiquent les choses suivantes :

  • L’arrêt immédiat de la sanction et la rétractation de l’intention de suspension.
  • Que l’EPFL les aide à porter plainte contre les gens leur ayant envoyé des vidéos pornographiques sans leur consentement, afin de leur apporter une justice réparatrice.
  • Une révision de la LEX 8.2.1, notamment concernant “l’orientation politique”. Cette disposition ouvre la porte à l’arbitraire.
  • Iels voudraient que l’EPFL pérennise un service de distributions semestrielles d’un millier protections hygiéniques. Qui plus est, les bourses des personnes menstruées doivent avoir un budget alloué aux protections hygiéniques.
  • Étant donné la réactivité de l’EPFL sur cette affaire, iels exigent une réactivité égale sur les cas de harcèlement et de violence qui ont été dénoncés par Polyquity depuis tant d'années.
  • Pour finir, iels demandent une excuse publique et officielle de la part de l’EPFL pour ses accusations à l’encontre de leur association.


Comment pouvez-vous nous aider ?

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ENGLISH VERSION : 

Last Tuesday, the feminist association Polyquity, which initiated PayeTonEPFL during the #MeToo wave, organized a conference on decolonial feminism given by a feminist activist Paola Salwan Daher.

The conference, entitled "Femonationalism, colonialism and feminism: responses from the global south", looked at the racist, nationalist and colonialist rhetoric present in certain feminist movements, using the recent events in Gaza as an example.

Two days after the event, Polyquity was summoned to appear before the Direction, which banned the association from holding events and displaying posters for 10 days without discussion. The suspension could last 6 months.

This is unheard of in student memory.

The EPFL claims that "hateful and threatening" comments were made, which is something the entire audience present and those who viewed the video of the conference can deny.

Polyquity states: "Everything that was said at the conference and everything that we say and think concerns the State of Israel, not individuals. We strongly condemn all discrimination against Jews and/or Israelis or Muslims and/or Palestinians".

The Direction’s intention is clear: to smooth out the discourse on the subject of Palestine.

The only legal basis for suspending them is LEX 8.2.1, which recognises an association provided "it is free from any political orientation". But in a patriarchal world like ours, defending the rights of women and gender and sexual minorities cannot be done without being political.

As long as the measure is in place, no Polyquity event or action can take place on campus.

In a few weeks' time, they would also be distributing 1,500 menstrual panties and 600 cups to combat menstrual insecurity. The suspension of their status as an association means that these panties will be of no use to anyone. If the suspension is maintained, the EPFL is choosing censorship over 1,000 menstruating people.

Furthermore, Polyquity was sent videos of rape and sexual violence, in order to "show them that the sexual violence of 7 October is true" - as Polyquity reaffirms: "these are facts that we have never, ever denied". This constitutes an act of sexual violence against them.

In conclusion, they demand the following:

  • An immediate end to the sanction and a retraction of the intention to suspend!
  • EPFL to help them bring charges against people who have sent them pornographic videos without their consent, in order to provide them with restorative justice!
  • A revision of LEX 8.2.1, particularly with regard to "political orientation". This provision opens the door to arbitrariness.
  • They would like the EPFL to perpetuate a service that distributes a thousand sanitary pads every six months. What's more, the scholarships of menstruating students would have to include a budget for sanitary protection!
  • Given the EPFL's responsiveness on this issue, they demand the same responsiveness on cases of harassment and violence that have been denounced by Polyquity for so many years.
  • Finally, they are demanding a public and official apology from EPFL for its accusations against their association.


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Pétition lancée le 4 mai 2024