

Engagements non tenus, associations perdues


Engagements non tenus, associations perdues
Le problème
Belleville Citoyenne lance cette pétition pour dénoncer l’écart entre les discours de soutien aux associations et la réalité des abandons administratifs et financiers que nous subissons sur le terrain.
Nous demandons :
- La reconnaissance RÉELLE et CONCRÈTE du rôle essentiel des associations de proximité dans la cohésion sociale, culturelle et citoyenne de nos quartiers.
- Que cesse l’hypocrisie institutionnelle qui consiste à vanter le rôle des associations de terrain tout en les maintenant dans une précarité administrative et financière permanente par des retards de subventions et des dispositifs inadaptés.
- Que plus aucune structure engagée auprès des habitant·es ne soit mise en danger par des blocages administratifs et des retards institutionnels.
- Que les associations de terrain ne soient plus sommées de réparer les fractures sociales sans disposer des moyens nécessaires pour survivre.
La situation à laquelle l'association Belleville Citoyenne fait face :
Le 3 juin prochain, l’avenir de Belleville Citoyenne sera examiné par le tribunal pour liquidation.
Depuis plusieurs mois, nous alertons sur une situation devenue intenable : retards de versement des financements publics, absence de visibilité budgétaire, multiplication des contraintes administratives et impossibilité pour notre association de terrain d’absorber des délais de paiement de plusieurs mois.
Aujourd’hui, après plus de 15 ans de présence dans les quartiers populaires de l’Est parisien, notre association va disparaître, purement et simplement. Et derrière la disparition de Belleville Citoyenne, ce ne sont pas uniquement des bureaux qui ferment, ce sont surtout :
- Des habitant·es qui ne seront plus accompagné·es dans leurs démarches administratives et dans leur accès au droit.
- Des jeunes privé·es d’espaces essentiels pour se construire, être écoutés, se former et être accompagnés vers l’emploi.
- Des formations gratuites qui disparaissent.
- Des ateliers d’initiation au numérique, des ateliers de théâtre et de cinéma, un studio d’enregistrement et des espaces de solidarité qui s’arrêtent.
- Des événements (concerts, spectacles, représentations) qui offrent un espace d’expression et de visibilité aux créations artistiques.
- Des emplois supprimés : 10 salarié·es en CDI, des intermittent·es, des formateur·rices, des volontaires en service civique dans une structure qui travaille pourtant quotidiennement auprès des publics que les politiques publiques proclament vouloir accompagner.
La situation actuelle de Belleville Citoyenne n’est pas liée à une mauvaise gestion interne.
Belleville Citoyenne est une structure professionnalisée, qui travaille depuis des années avec des conventions signées, des financements validés et des dispositifs publics institutionnels.
Mais comment construire un plan de trésorerie viable lorsque des financements votés ou contractualisés sont retardés pendant des mois, lorsque les budgets publics ne sont pas adoptés à temps, ou lorsque les versements attendus n’arrivent finalement pas dans les calendriers annoncés ?
Le fonctionnement actuel de certains financements publics, notamment européens et étatiques, exclut progressivement les petites et moyennes associations de proximité au profit de structures capables d’absorber des mois, voire des années, de décalage de trésorerie. Et souvent, ces mêmes “grosses” structures ne sont pas au cœur des quartiers pour toucher véritablement les publics visés par les appels à projets.
À force de complexifier les dispositifs et de retarder les versements, les pouvoirs publics fragilisent puis condamnent consciemment les associations qui assurent une présence quotidienne auprès des habitant·es les plus précaires.
Comment parler de lutte contre les inégalités, de fracture numérique, d’insertion des jeunes ou de cohésion sociale lorsque les structures qui travaillent réellement sur le terrain disparaissent les unes après les autres ?
Nous souhaitions aujourd’hui prendre la parole publiquement pour dénoncer cette réalité.
Quoi qu’il advienne dans les prochains jours, nous resterons fiers du travail accompli pendant toutes ces années aux côtés des habitant·es, des jeunes, des bénévoles, des partenaires et des salarié·es qui ont fait vivre Belleville Citoyenne.

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Le problème
Belleville Citoyenne lance cette pétition pour dénoncer l’écart entre les discours de soutien aux associations et la réalité des abandons administratifs et financiers que nous subissons sur le terrain.
Nous demandons :
- La reconnaissance RÉELLE et CONCRÈTE du rôle essentiel des associations de proximité dans la cohésion sociale, culturelle et citoyenne de nos quartiers.
- Que cesse l’hypocrisie institutionnelle qui consiste à vanter le rôle des associations de terrain tout en les maintenant dans une précarité administrative et financière permanente par des retards de subventions et des dispositifs inadaptés.
- Que plus aucune structure engagée auprès des habitant·es ne soit mise en danger par des blocages administratifs et des retards institutionnels.
- Que les associations de terrain ne soient plus sommées de réparer les fractures sociales sans disposer des moyens nécessaires pour survivre.
La situation à laquelle l'association Belleville Citoyenne fait face :
Le 3 juin prochain, l’avenir de Belleville Citoyenne sera examiné par le tribunal pour liquidation.
Depuis plusieurs mois, nous alertons sur une situation devenue intenable : retards de versement des financements publics, absence de visibilité budgétaire, multiplication des contraintes administratives et impossibilité pour notre association de terrain d’absorber des délais de paiement de plusieurs mois.
Aujourd’hui, après plus de 15 ans de présence dans les quartiers populaires de l’Est parisien, notre association va disparaître, purement et simplement. Et derrière la disparition de Belleville Citoyenne, ce ne sont pas uniquement des bureaux qui ferment, ce sont surtout :
- Des habitant·es qui ne seront plus accompagné·es dans leurs démarches administratives et dans leur accès au droit.
- Des jeunes privé·es d’espaces essentiels pour se construire, être écoutés, se former et être accompagnés vers l’emploi.
- Des formations gratuites qui disparaissent.
- Des ateliers d’initiation au numérique, des ateliers de théâtre et de cinéma, un studio d’enregistrement et des espaces de solidarité qui s’arrêtent.
- Des événements (concerts, spectacles, représentations) qui offrent un espace d’expression et de visibilité aux créations artistiques.
- Des emplois supprimés : 10 salarié·es en CDI, des intermittent·es, des formateur·rices, des volontaires en service civique dans une structure qui travaille pourtant quotidiennement auprès des publics que les politiques publiques proclament vouloir accompagner.
La situation actuelle de Belleville Citoyenne n’est pas liée à une mauvaise gestion interne.
Belleville Citoyenne est une structure professionnalisée, qui travaille depuis des années avec des conventions signées, des financements validés et des dispositifs publics institutionnels.
Mais comment construire un plan de trésorerie viable lorsque des financements votés ou contractualisés sont retardés pendant des mois, lorsque les budgets publics ne sont pas adoptés à temps, ou lorsque les versements attendus n’arrivent finalement pas dans les calendriers annoncés ?
Le fonctionnement actuel de certains financements publics, notamment européens et étatiques, exclut progressivement les petites et moyennes associations de proximité au profit de structures capables d’absorber des mois, voire des années, de décalage de trésorerie. Et souvent, ces mêmes “grosses” structures ne sont pas au cœur des quartiers pour toucher véritablement les publics visés par les appels à projets.
À force de complexifier les dispositifs et de retarder les versements, les pouvoirs publics fragilisent puis condamnent consciemment les associations qui assurent une présence quotidienne auprès des habitant·es les plus précaires.
Comment parler de lutte contre les inégalités, de fracture numérique, d’insertion des jeunes ou de cohésion sociale lorsque les structures qui travaillent réellement sur le terrain disparaissent les unes après les autres ?
Nous souhaitions aujourd’hui prendre la parole publiquement pour dénoncer cette réalité.
Quoi qu’il advienne dans les prochains jours, nous resterons fiers du travail accompli pendant toutes ces années aux côtés des habitant·es, des jeunes, des bénévoles, des partenaires et des salarié·es qui ont fait vivre Belleville Citoyenne.

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Pétition lancée le 26 mai 2026