Neuigkeit zur PetitionENFIN PRODUIRE LES VACCINS POUR VOLAILLES EN CONDITIONNEMENTS ADAPTÉS AUX PETITS ÉLEVAGESPétition Vaccins Volailles : après les Députés des Sénateurs interviennent
Collectif RURALITEFrankreich
05.05.2022

Pétition Vaccins Volailles : Après les Députés des Sénateurs interviennent, auront-ils plus de réponses du Ministère de l'Agriculture ?

Bonjour à tous

Dans la dernière mise à jour de la Pétition Vaccins Volailles, j'alertais pour dire que l'heure est grave, pour notre pays particulièrement mais pour le monde entier dans les faits.

Or la situation, la pratique politique contemporaine délétère et inefficiente, ne cesse de s'aggraver tant et plus, dans un cynisme pseudo-libéral, une comédie communicante grandissante savamment orchestrée ne trompant que les imbéciles. Avec 17 millions d'abstentionnistes et une montée toujours plus présente de la réaction et de la tentation aveugle du nationalisme et du repli sur soi, dans un contexte de défiance et de rejet massif, vous devriez, Monsieur le Président de la République réélu, changer rapidement de politique avant que le pays ne soit irrémédiablement et dangereusement plus divisé qu'il ne l'est déjà !

Car, pendant que la guerre est à nos portes et capte toutes les énergies du monde, que le peuple Ukrainien se bat avec courage pour défendre les démocraties, sa liberté et les nôtres, vous entretenez les mêmes moteurs pour ne satisfaire que le camp des nantis, la prédation et la cupidité, dans nos sociétés prétendument modernes et évoluées. Vous donnez les arguments pour vous faire battre et à l'opposé aucune garantie que vous agirez vraiment pour la justice et la concorde nationale. Pensant peut-être, comme ce fût le cas tout au long des dernières décennies, que la meilleure chose à faire serait de continuer d'accumuler en permanence la poussière sous le tapis, reporter à jamais la résolution des problèmes, ce qui ne fait qu'amplifier l'éclatement explosif de nos sociétés. Personne n'y gagnera, ni les riches, ni les pauvres toujours plus nombreux. Quand tout deviendra ingérable de tant de mépris distillé, sanctifiant en permanence la religion des profits maximum non partagés, et qu'a ce rythme tout risque à tout moment d'être emporté, même les meilleures volontés du monde.

Ainsi, votre Ministre de l'Agriculture a bien apporté une réponse formatée parue au Journal Officiel, à chacune des deux premières questions écrites produites par deux Députés. A celle de Mme la Députée Lise MAGNIER en 2017, après que j'aie bombardé toutes les Chambres lors de votre première élection. Pour rappel sous le quinquennat Hollande, pas un Parlementaire tous partis confondus n'avait daigné nous réponde, la Pétition Vaccins Volailles ayant été lancée en 2013. Le renouvellement de 75 % des Députés sortants après votre arrivée avait eu au moins un effet plus que bénéfique, une première brèche au mutisme généralisé. Merci Mme MAGNIER.

Puis, au moment du Débat National, dont la plupart des contributions pourrissent encore dans les caves des Préfectures, j'avais eu le temps de bombarder et les Chambres, et 14.000 mairies de France sur 36.000, avant que les cahiers de doléances ne soient prématurément clôturés à la mi-février ! Ce fût alors le tour du Député Pascal BRINDEAU d'interpeller votre gouvernement en 2019, et là aussi votre Ministre de l'Agriculture répondit, en respect des règles constitutionnelles.

Alors que la bataille continuait, puisque cela fait donc vous le savez bientôt 10 longues années et deux quinquennats que j'ai pris le parti de ne jamais lâcher cette action, deux autres Députés intervinrent, à l'occasion d'un nouveau bombardement des Parlements, mais certainement aussi parce que ce sujet, ce scandale du conditionnement des vaccins pour volailles uniquement pour les industriels avicoles que vous ne réglez toujours pas, est de plus en plus discuté. Ainsi les Députés Sereine MAUBORGNE et Jean-Paul DUFREGNE attendent toujours par contre la moindre réponse du Ministre de l'Agriculture à leurs questions écrites de 2021, depuis plus d'une année donc !

Peut-être pensez-vous que les deux réponses surfaites, administratives et technocratiques, qui entérinent à la lecture la main-mise et l'influence des cupides lobbys de l'agro-industrie qui détruisent tout autour d'eux et qui ne résolvent aucunement le problème pratiquement pour les petits éleveurs, seraient suffisantes et pourraient nous satisfaire ? Aujourd'hui plus qu'hier, nos patrimoines avicoles vivants irremplaçables, trésor national en grand danger de disparition avec toutes ces tergiversations, ne se nourriront pas de discours, dans le contexte international. Quand on laisse se perpétuer les problèmes sans jamais un à un les régler, ils s'accumulent. Nous sommes maintenant en plein paroxysme, celui de l'attentisme, de l'immobilisme et de la malhonnêteté érigés depuis des lustres comme ligne politique.

Enfin ne voilà t-il pas que deux Sénateurs ont rejoint les Députés pour tenter de vous faire réagir constructivement. Tout d'abord le Sénateur Jean-Pierre DECOOL en septembre 2021, qui élargit pas ailleurs la problématique à l'espèce Pigeons. En effet, quand nous avons lancé en 2013 la Pétition Vaccins Volailles, les laboratoires pharmaceutiques produisaient des vaccins pigeons en 10, 20 ou 50 doses. Depuis ils se sont calqués sur leur politique de sélection économique et de destruction massive des petites structures d'élevage en appliquant désormais la même « démarche » commerciale en place depuis des décennies avec les vaccins volailles : des conditionnements toujours plus grands à des tarifs inaccessibles en 1.000, 2.000, 3.000 doses ou plus pour les pigeons, aussi …. ! Toujours plus, la cupidité maladive n'ayant plus de limites, il n'y a plus de pilote dans l'avion !

Ensuite le Sénateur Yves DETRAIGNE en mars 2022. Et bien tous deux attendent toujours aussi la moindre réponse de ce gouvernement.

La première démarche concernant cette grave problématique de la démocratisation des vaccins aviaires, dans un pays qui ne cesse par ailleurs de se donner bonne conscience en votant pourtant lois sur lois pour « défendre le bien-être animal », cela ne semble donc déranger personne que les grands laboratoires pharmaceutiques vétérinaires soient possiblement hors-la-loi en discriminant les petits élevages et en premier lieu les animaux rares, réservoir de biodiversité domestique, qui y sont préservés, a été la Fédération ProNaturA France en 2009. A l'époque, l'action ne s'était pas prolongée parce que non suivie d'une campagne de diffusion ininterrompue comme celle qui vient de s'écouler avec la Pétition Vaccins Volailles depuis 2013.

Cependant, dès cette époque, un Député visionnaire était déjà intervenu de manière très efficace, accompagnant ces premières demandes de règlement de ce gravissime problème, Monsieur Pierre MOREL-A-L'HUISSIER du département de la Lozère, toujours présent à l'Assemblée Nationale. Et, comme en ces années on respectait encore notre Constitution démocratique, il avait obtenu une réponse parue au Journal Officiel de la part du Ministre de l'Agriculture. Réponse sur laquelle on peut lire une partie très intéressante : «... Seuls les titulaires des autorisations de mise sur le marché sont à même de décider d'une modification du conditionnement des médicaments vétérinaires. Conscient de la difficulté posée par l'absence de conditionnements de taille adaptée aux petits élevages, une évolution de la réglementation est à l'étude pour permettre le fractionnement de conditionnements primaires en unités thérapeutiques, au moment de la délivrance au détail des médicaments. ».

Nous étions donc sous la Présidence SARKOZY, et bien que cette volonté déclarée de faire évoluer la réglementation pour trouver une solution palliative en demi-teinte, agir au niveau des distributeurs puisque à lire cette réponse gouvernementale il n'y aurait aucun moyen d'action sur les producteurs de vaccins titulaires des AMM ( autorisations de mise en marché ), force est de constater que cela n'a jamais abouti. Et, bien au contraire, la situation depuis n'a fait qu'empirer, puisque dans les réponses plus récentes apportées aux Députés MAGNIER et BRINDEAU il est spécifié que le fractionnement des conditionnements primaires reste formellement interdit. Pour exemple, une spécialité vétérinaire existant sur le marché en vaccin inactivé, pour couvrir 4 maladies avicoles virales, Newcastle, Bronchite Infectieuse, Rhinotrachéite Infectieuse et Gumboro, n'existe qu'en flacons unitaires de minimum 1.000 doses au tarif de 450 €, avec un rappel annuel à effectuer sur les reproducteurs !

Voila un très bel exemple « de soutien » aux petits élevages de volailles, sachant qu'il y a bien d'autres vaccins à appliquer si l'on veut protéger à minima ses reproducteurs uniques, d'autant plus si l'on est éleveur exposant en Concours et Expositions Avicoles qui animent la ruralité et que les scolaires viennent visiter. Pour ne pas voir les plus beaux sujets exposés, qui déterminent la qualité d'un Concours, contracter une maladie handicapante et la ramener ensuite dans l'élevage avec le risque de tout perdre. C'est ce qui arrive en permanence depuis des années puisque tous ces vaccins sont financièrement inaccessibles aux petits éleveurs sélectionneurs, avec comme résultat un appauvrissement drastique et une disparition progressive de plus en plus avancée de tous nos patrimoines avicoles vivants. C'est une honte impardonnable, c'est le tiers-monde ! Puisqu'il serait prétendument impossible d'exiger la moindre modification de la taille des conditionnements.

Si seulement les organismes publics comme l'Agence Nationale du Médicament Vétérinaire, en charge de la délivrance des AMM, faisaient correctement leur travail en amont, au lieu de se coucher d'entrée face aux exigences démesurées du lobby agricole industriel dont font partie les laboratoires vétérinaires, en imposant avant de délivrer toute autorisation de commercer que tous les vaccins aviaires soient aussi commandables en flacons de 50 ou 100 doses, nous n'en serions pas là, Monsieur le Président de la République. Nous pourrions alors nous vanter d'être une réelle puissance économique respectée et exemplaire, alors que tout porte à croire, dans notre fonctionnement archaïque, inefficace et dépassé, que nous frisons plutôt le ridicule et nous berçons d'illusions.

Bref, cette mise à jour étant certainement plus longue que la plupart de celles qui furent pondues au cours de ces longues années de lutte, nous terminerons en vous alertant sur un fait majeur, Monsieur le Président de la République, car nous préparons activement dès aujourd'hui le terrain des combats à venir dont l'apparition est imminente. Moi même en tant qu'éleveur expérimenté et reconnu, mais aussi toutes les structures organisationnelles de l'aviculture amatrice, nos fédérations et clubs associatifs affiliés. Nous sommes désormais sur le pied de guerre, nous aussi !

Avec cette obsession du risque zéro qui paralyse tous nos technocrates apeurés qu'ils soient nationaux ou européens, les empêchant d'agir ou de déplacer la moindre virgule craignant d'être désignés « responsables » de leurs décisions, la plupart du temps ils n'en prennent pas, sauf dans les discours, et laissent intentionnellement dangereusement pourrir les situations. Pourtant ils aiment se qualifier de « responsables » avec une certaine dose de condescendance mal placée.

Ainsi, à ce jour 16 millions de volailles ont encore été abattues cette année en France dans le cadre de la lutte contre la grippe aviaire. De l'avis de beaucoup praticiens vétérinaires c'est une boucherie et surtout un échec très coûteux, notamment pour l'avenir alimentaire de ce pays. Le Ministre de l'Agriculture serait en train de négocier auprès de la Commission Européenne et des ses technocrates non élus, pour que, dès l'automne 2023, les vaccins Grippe Aviaire puissent être utilisés pour les producteurs de palmipèdes, espèce particulièrement sensible, mais aussi pour les sélectionneurs professionnels qui détiennent les reproducteurs produisant les poussins, oisons, canetons, pintadeaux, etc …. en amont de toute la filière avicole industrielle. Sinon il n'y aura plus rien à claper dans ce pays et des milliers de chômeurs supplémentaires, sans parler des drames familiaux dans la ruralité.

Or, tout comme le vaccin COVID 19, le vaccin grippe aviaire serait dit « imparfait », c'est à dire qu'il protège des pertes dans les élevages, mais n'empêche pas la dissémination à bas bruit dans l'environnement de particules virales. Comme par exemple lorsque l'on transporte des animaux vivants par camions d'un endroit à un autre dans des caisses de contention ajourées, qui pourraient alors répandre partout dans les campagnes, dans les fossés, sur le bord des routes et des chemins, des millions de plumes contaminées.

Ainsi, le vaccin Grippe Aviaire devra être pour tout le monde ou pour personne. Même les producteurs professionnels d'oeufs, de poulets, de pintades, en dehors des petits éleveurs amateurs que nous sommes et qui protégeons nos patrimoines en races anciennes, pourraient « récolter » les miasmes de cette politique discriminante et disparaître à leur tour. D'ailleurs, plutôt que de diviser et de s'opposer en permanence les uns aux autres, entre « grands » et « petits », soyez assuré, Monsieur le Président de la République, que des contacts sont déjà en cours entre les petits éleveurs et les plus gros opérateurs de l'aviculture pour qu'enfin nous développions une vision bien plus solidaire de la société. Car ce n'est pas un gros mot, ne vous en déplaise. Aujourd'hui, chacun devra être de plus en plus conscient que la colère serait alors ingérable, pour de tels actes impardonnables.

Nos grands amis américains, dont nous avons largement besoin aujourd'hui pour défendre l'existence même de cette Europe timorée, sont eux bien plus pragmatiques et pratiques que nous. Ils n'ont pas peur de tout et de n'importe quoi en légiférant et réglementant à outrance. Ainsi chez eux on utilise déjà depuis plusieurs années le vaccin grippe aviaire, produit bien souvent par des laboratoires européens, sans qu'il n'y ait eu jusqu'à ce jour l'apparition du moindre risque biologique pour la santé humaine. Il est même commandable chez eux en ligne sur des sites internet. Ici ce seraient donc quelques technocrates qui pourraient décider demain, depuis leur bureau, qui aura le droit de vivre ou de mourir.

Liberté, Égalité, Fraternité

Pour être respectée dans la durée, au quotidien la République doit être respectable.

Pour le Collectif Ruralité – Vaccins Volailles, Philippe CARASSOU éleveur amateur naisseur sélectionneur en race Marans, Champion de France et Double Champion d'Aquitaine, Animateur de la Pétition Vaccins Volailles, Président du Conservatoire Avicole du Bouaou, Lot et Garonne

 

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