Encadrement des loyers : les marseillais·es en ont besoin !


Encadrement des loyers : les marseillais·es en ont besoin !
Le problème
pétition adressée à M. Olivier Klein, Ministre délégué à la Ville et au Logement, Mme Martine Vassal, présidente de la Métropole d’Aix-Marseille Provence, et à l’ensemble des élu·es métropolitain·es, par la coalition citoyenne et marseillaise contre le logement cher.
Il n’est plus une semaine où deux marseillais·es, qu’ils et elles soient né·es ici ou arrivé·es récemment, ne discutent du coût du logement. Les chiffres des expert·es confirment cette préoccupation généralisée d’une forte inflation des loyers et du foncier.
Aux avant-postes des dépenses des classes populaires depuis fort longtemps (avec un taux d’effort estimé entre 25 et 40%), le logement cher devient désormais difficilement supportable pour la majorité d’entre nous. Cette situation aggrave les inégalités sociales et entraîne des difficultés d’accès à l’emploi, à l’éducation, à la santé… De plus en plus de ménages doivent choisir entre payer leur loyer et faire des courses. A Marseille, nous sommes triplement touché·es : d’abord par l’inflation et la hausse du coût de l’énergie, comme partout ailleurs ; puis par l’habitat indigne vers lequel les prix du marché poussent les plus précaires et des petits propriétaires ; enfin par les appétits de promoteurs, des loueurs touristiques ou plus simplement par l’exode de classes moyennes cherchant à habiter Marseille, ce cocktail créant une flambée des prix du foncier comme de la location.
L’accès au logement est un droit fondamental dont la mécanique du marché exclut donc des catégories sociales de plus en plus larges, entraîne l’ensemble de la population, locataires comme propriétaires, dans de nouvelles difficultés sociales. Les classes populaires et moyennes se retrouvent de plus en plus éloignées de certains quartiers du centre-ville, devenant finalement victimes de l’attrait nouveau de la ville à l’extérieur, tandis que les plus précaires (mères isolées, étudiant·es, sans emploi, travailleur·ses pauvres, personnes sans-papiers, demandeur·ses d’asile…) ne peuvent simplement pas se loger dignement en l’absence d’une action publique suffisante et se retrouvent ainsi victimes de gros propriétaires indignes.
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Nous, marseillais et marseillaises, organisations citoyennes, demandons :
- que le Ministère et la Métropole Aix-Marseille-Provence reconnaissent cette urgence sociale en autorisant l’expérimentation de l’encadrement des loyers à Marseille d’ici au 23 novembre (date butoir fixée par la loi 3DS). La Mairie de Marseille a, lors du conseil municipal du 30 septembre, délibéré en ce sens. Au vu de la situation de tension locative et des indicateurs de pauvreté, mais également du consensus politique qui semble pouvoir se dégager, cette mesure peut être appliquée dès maintenant à Marseille et fait sens pour l’ensemble des classes populaires et moyennes de la ville.
- que cet encadrement se fasse à l'échelle la plus fine possible comme le permet la loi, en produisant les données nécessaires pour cela, afin d'être cohérente avec la réalité des loyers fortement variables d'un îlot d'immeuble à l'autre. Cela apparaît d’autant plus nécessaire au vu de la mise en place de la stratégie d’aménagement et de rénovation du centre-ville en cours (Projet Partenarial d’Aménagement).
Elle pourra également être complétée par des mesures de soutien, de développement du logement social et la confirmation du maintien des loyers constants dans le cadre des projets de rénovation urbaine de cités HLM, financés par l’Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU), tel que les locataires de la cité Air-Bel l’ont obtenu récemment. Après la période d’expérimentation prévue par la loi ELAN, nous espérons enfin que le législateur fera évoluer cette mesure vers la possibilité d’un encadrement des loyers à la baisse dès que nécessaire et en limitant le recours aux compléments de loyers.
Premiers signataires (par ordre alphabétique) : Adelphi'cité ; Alternatiba Marseille ; Amicale des Locataires d'Air Bel ; Les Amis de la Terre Bouches-du-Rhône ; ANV-COP 21 Bouches-du-Rhône ; L'Après M ; Aouf ; Association des Usagers de la PADA ; Association "Il fait bon vivre dans ma cité" ; Association Malezi ; un Centre-Ville Pour Tous ; Collectif d'Air Bel ; Collectif du 5 novembre - Noailles en colère ; Conscience (national) ; FSU 13 ; Gilets Jaunes Marseille centre ; JUST ; Ligue des Droits de l'Homme Marseille ; Mouvement des mères isolées ; Nos Vies, Nos Voix - le mouvement citoyen marseillais ; Paroles Vives ; RUSF 13 ; Syndicat des Quartiers Populaires de Marseille …
avec le soutien de : la Fondation Abbé Pierre et Médecins du Monde
crédit photo : Jean de Peña
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Le problème
pétition adressée à M. Olivier Klein, Ministre délégué à la Ville et au Logement, Mme Martine Vassal, présidente de la Métropole d’Aix-Marseille Provence, et à l’ensemble des élu·es métropolitain·es, par la coalition citoyenne et marseillaise contre le logement cher.
Il n’est plus une semaine où deux marseillais·es, qu’ils et elles soient né·es ici ou arrivé·es récemment, ne discutent du coût du logement. Les chiffres des expert·es confirment cette préoccupation généralisée d’une forte inflation des loyers et du foncier.
Aux avant-postes des dépenses des classes populaires depuis fort longtemps (avec un taux d’effort estimé entre 25 et 40%), le logement cher devient désormais difficilement supportable pour la majorité d’entre nous. Cette situation aggrave les inégalités sociales et entraîne des difficultés d’accès à l’emploi, à l’éducation, à la santé… De plus en plus de ménages doivent choisir entre payer leur loyer et faire des courses. A Marseille, nous sommes triplement touché·es : d’abord par l’inflation et la hausse du coût de l’énergie, comme partout ailleurs ; puis par l’habitat indigne vers lequel les prix du marché poussent les plus précaires et des petits propriétaires ; enfin par les appétits de promoteurs, des loueurs touristiques ou plus simplement par l’exode de classes moyennes cherchant à habiter Marseille, ce cocktail créant une flambée des prix du foncier comme de la location.
L’accès au logement est un droit fondamental dont la mécanique du marché exclut donc des catégories sociales de plus en plus larges, entraîne l’ensemble de la population, locataires comme propriétaires, dans de nouvelles difficultés sociales. Les classes populaires et moyennes se retrouvent de plus en plus éloignées de certains quartiers du centre-ville, devenant finalement victimes de l’attrait nouveau de la ville à l’extérieur, tandis que les plus précaires (mères isolées, étudiant·es, sans emploi, travailleur·ses pauvres, personnes sans-papiers, demandeur·ses d’asile…) ne peuvent simplement pas se loger dignement en l’absence d’une action publique suffisante et se retrouvent ainsi victimes de gros propriétaires indignes.
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Nous, marseillais et marseillaises, organisations citoyennes, demandons :
- que le Ministère et la Métropole Aix-Marseille-Provence reconnaissent cette urgence sociale en autorisant l’expérimentation de l’encadrement des loyers à Marseille d’ici au 23 novembre (date butoir fixée par la loi 3DS). La Mairie de Marseille a, lors du conseil municipal du 30 septembre, délibéré en ce sens. Au vu de la situation de tension locative et des indicateurs de pauvreté, mais également du consensus politique qui semble pouvoir se dégager, cette mesure peut être appliquée dès maintenant à Marseille et fait sens pour l’ensemble des classes populaires et moyennes de la ville.
- que cet encadrement se fasse à l'échelle la plus fine possible comme le permet la loi, en produisant les données nécessaires pour cela, afin d'être cohérente avec la réalité des loyers fortement variables d'un îlot d'immeuble à l'autre. Cela apparaît d’autant plus nécessaire au vu de la mise en place de la stratégie d’aménagement et de rénovation du centre-ville en cours (Projet Partenarial d’Aménagement).
Elle pourra également être complétée par des mesures de soutien, de développement du logement social et la confirmation du maintien des loyers constants dans le cadre des projets de rénovation urbaine de cités HLM, financés par l’Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU), tel que les locataires de la cité Air-Bel l’ont obtenu récemment. Après la période d’expérimentation prévue par la loi ELAN, nous espérons enfin que le législateur fera évoluer cette mesure vers la possibilité d’un encadrement des loyers à la baisse dès que nécessaire et en limitant le recours aux compléments de loyers.
Premiers signataires (par ordre alphabétique) : Adelphi'cité ; Alternatiba Marseille ; Amicale des Locataires d'Air Bel ; Les Amis de la Terre Bouches-du-Rhône ; ANV-COP 21 Bouches-du-Rhône ; L'Après M ; Aouf ; Association des Usagers de la PADA ; Association "Il fait bon vivre dans ma cité" ; Association Malezi ; un Centre-Ville Pour Tous ; Collectif d'Air Bel ; Collectif du 5 novembre - Noailles en colère ; Conscience (national) ; FSU 13 ; Gilets Jaunes Marseille centre ; JUST ; Ligue des Droits de l'Homme Marseille ; Mouvement des mères isolées ; Nos Vies, Nos Voix - le mouvement citoyen marseillais ; Paroles Vives ; RUSF 13 ; Syndicat des Quartiers Populaires de Marseille …
avec le soutien de : la Fondation Abbé Pierre et Médecins du Monde
crédit photo : Jean de Peña
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Pétition lancée le 3 novembre 2022