Actualización de la peticiónEmpêchons la destruction de millions de contraceptifs financés par les États-UnisPoint de situation au 6 septembre : nouvelles de Belgique le stock de contraceptifs est immobilisé.
Paul ARCHAMBAULTNantes, Francia
6 sept 2025

Dans une dépêche Reuters du 5 septembre (Bruxelles), un porte-parole du ministre flamand de l’Environnement, Jo Brouns, a rappelé que :
« Le stock reste entreposé dans un hangar de Geel, dans la province d’Anvers. La Flandre, qui dispose de son propre gouvernement, interdit l’incinération de médicaments et dispositifs médicaux correctement stockés et encore utilisables, même si la destruction devait avoir lieu dans un autre pays. Une demande officielle de dérogation est requise pour que de tels articles soient détruits. À ce jour, aucune demande n’a été reçue. Détruire des fournitures médicales réutilisables va directement à l’encontre de notre politique. »

Ces règles sont en tous points similaires à celles de la France : notification obligatoire de toute velléité de transfert transfrontalier au PNTTD et interdiction de détruire des produits non alimentaires neufs (loi AGEC). Nous aurions donc apprécié que le ministère français de l’Environnement rappelle ces principes haut et fort, ce qui, à notre connaissance, n’est pas le cas à ce jour.

Le Brussels Times (5 septembre) rapporte que, pour éviter cette destruction, la diplomatie belge a tenté une médiation :
« Pour empêcher la destruction potentielle de ces articles dans un incinérateur, le ministère belge des Affaires étrangères a lancé une campagne diplomatique. Le ministre Maxime Prévot a même écrit à son homologue américain, Marco Rubio. Nous avons également activement médié entre les États-Unis et des tiers intéressés par la reprise du stock », a déclaré un porte-parole du ministère.
« Malgré ces efforts, aucune solution n’a été trouvée. Nous continuons à faire face à des divergences politiques fondamentales avec les États-Unis. »

Ces « divergences politiques fondamentales » butent, selon toute vraisemblance, sur l’idéologie conservatrice de l’administration américaine, hostile à l’aide internationale, aux droits des femmes et aux droits procréatifs. Elles reposent aussi, de manière plus masquée, sur la volonté de revendre le stock au plus offrant — un stock déjà financé par le contribuable américain. Mais dans quelle poche passerait cet argent ?

La Belgique affiche désormais publiquement une ligne claire et cohérente, à la fois juridique et diplomatique. La France, elle, reste silencieuse, alors même que son cadre légal est identique. Cette asymétrie nourrit l’opacité et interroge : qui, côté français, est ou a été pressenti par l’USAID/Chemonics pour exécuter le « sale travail » d’incinération en toute illégalité ?

Copiar enlace
WhatsApp
Facebook
X
Email