
Le New York Times rapportait, le 11 septembre, que le stock de contraceptifs financé par l’USAID aurait été détruit sur ordre de l’administration Trump en juin 2025. Cet ordre aurait été donné par Jeremy Lewin (Département d’État), sous prétexte que ces produits seraient « abortifs » — alors que tous les inventaires consultés par le NYT confirment qu’il s’agissait de contraceptifs classiques.
Mais cette information est contredite par les déclarations officielles belges relayées par Reuters le 12 septembre. Les autorités belges affirment que le stock est toujours entreposé en Belgique et qu’aucune demande officielle de dérogation pour incinération n’a été déposée. Cette contradiction met en évidence l’opacité totale entourant l’opération et la nécessité d’établir clairement où, quand et par qui une destruction aurait pu — ou pourrait encore — être exécutée.
Les espoirs de transfert de ce stock vers les populations africaines dépourvues d’industrie pharmaceutique restent donc ouverts. Il est également essentiel d’identifier qui, sur le sol européen, aurait pu accepter fin juin d’exécuter un tel ordre américain en toute illégalité.
Sans une mobilisation forte de la société civile, ce stock pourrait encore partir en fumée.