Suppression du jour de carence dans la fonction publique

0 a signé. Allez jusqu'à 7 500 !


Monsieur le Président de la République,

Le 1er janvier 2018, vous avez rétabli le jour de carence pour les agents de la fonction publique. Nous vous demandons de le supprimer.

  • Parce que c’est injuste

Un agent malade qui se fait prescrire un arrêt de travail par son médecin subit une retenue sur salaire. En plus de supporter les conséquences directes de la maladie, il voit ses revenus diminuer. Dans le privé, deux tiers des salariés bénéficient d’une couverture totale des jours de carence. Les fonctionnaires, quant à eux, subissent tous une perte de revenus en cas de maladie. 

Avec le jour de carence, où est la justice ? 

  • Parce que c’est blessant

La restauration du jour de carence dans la fonction publique a été justifiée en 2017 par Gérald Darmanin pour “lutter contre le microabsentéisme”. L’existence du jour de carence ne conditionne pas les symptômes d'un malade. Le médecin qui prescrit un arrêt de travail ne le fait pas pour créer du microabsentéisme.

Le jour de carence, c'est le marqueur de la défiance. Cette défiance qui, dans beaucoup de secteurs de la société, alimente le manque de considération pour les fonctionnaires et leur travail. Penser que les fonctionnaires sont des tricheurs, c’est malmener les services publics.

Avec le jour de carence, où est la confiance ?

  • Parce que c’est inutile

Le jour de carence a déjà été instauré entre 2012 et 2014. L’INSEE a publié en novembre 2017 une étude qui montre qu’il a eu pour effet de faire baisser de 50% les arrêts de 2 jours, mais d’augmenter de 25% ceux de plus d’une semaine. La perte de revenus que provoque le jour de carence incite les agents du public à mal de soigner, et donc à guérir moins vite.

Avec le jour de carence, où est l'efficacité ?

Trop de malades mal soignés, trop de confiance perdue sont les conséquences d'une mesure aussi injuste qu'inutile.

Le jour de carence : supprimez-le !