Parce que protéger nos proches ne devrait jamais nous isoler, aidons Romie.

Parce que protéger nos proches ne devrait jamais nous isoler, aidons Romie.

0 a signé. Prochain objectif : 1 000 !
Quand elle atteindra 1 000 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !
Robin TEULIERES a lancé cette pétition adressée à Emmanuel Macron (Président de la République française.) et à

Il y a 1 an le Papa (38 ans) de Romie âgée de 7 ans apprenait qu’il était atteint d’un cancer rare, celui des voies biliaires, et il  commençait son traitement.

En janvier les premier cas de covid se répandaient en France et ses médecins lui demandaient déjà d’être prudent dans ses interactions sociales.  Le 15 mars 2020 les écoles ont fermé et les enfants ont découvert l’enseignement à la maison selon les principes de la continuité pédagogique assurée par leur “maîtresse”. Commençait alors un long isolement pour la famille de Romie fait : 

  • d’allers-retours à l'hôpital pour accompagner Papa (chimiothérapie,  opérations et d'infections diverses...).
  • d’attentes ou de visites furtives à l’extérieur parce que les visites sont interdites aux enfants à cause de la pandémie
    de livraisons des courses au portail.
  • de jeux avec son petit frère de 2 ans lui aussi coincé dans cette bulle sanitaire.
  • de liens dématérialisés avec sa famille (câlins et bisous interdits). 
  • de rencontres virtuelles avec la “maîtresse” et les “copains” de sa classe.
  • les seules visites autorisées étaient celles des infirmières équipées de la tête aux pieds dans le respect des recommandations sanitaires dues à la pandémie. 

Au déconfinement, l’école à distance pour les enfants qui ont des proches à risque est maintenue, Romie avait le droit de rester en contact (toujours dématérialisé) avec sa “maîtresse” et ses “copains”.

Les vacances estivales passées la rentrée des classes a lieu, les médecins, au coeur de la situation pandémique, maintiennent la contre-indication sur la collectivité pour Romie et son petit frère. 

Cependant il n’y a plus de dispositif de continuité pédagogique pour les enfants dont les proches sont à risques. C’est la qu’une nouvelle épreuve commence pour les parents de Romie, leur situation exceptionnelle n’est pas prévue par les textes. 

Conscients de l’isolement que vit leur fille, ils souhaitent qu’elle puisse retrouver un lien avec des enfants de son âge et ses “maîtresses” avec qui elle aime apprendre et qu’elle admire : “parce que c’est Les Maîtresses.”

Après plusieurs démarches, rendez-vous, transmission de certificat médical et courriers c’est une fin de non recevoir qui est annoncée par le DASEN dans un courrier daté du 21 octobre. Les parents de Romie sont en demeure de choisir entre remettre leur fille à l’école ou l’inscrire au CNED. 

Pourtant parallèlement à ces démarches administratives, et en attendant la réponse, une solidarité s'était manifestée dans le village : 

  • Romie a pu visiter sa classe hors temps de présence de ses camarades
  • Les maîtresses ont continué à échanger avec Romie et ses parents (discussions, transmission du travail scolaire, visioconférence avec la classe) 
  • Les camarades par les visio connaissent la situation de Romie et ont maintenant le réflexe de mettre leur masque quand ils la croisent dans le village, ou qu’ils viennent lui rendre visite à son portail.

Tous ces petits moments, ces parenthèses “avec” les autres, l’extérieur redonnent le sourire à Romie. 

Pour nous signataires de la pétition, pour les parents de Romie, pour Romie, le lien social avec ses camarades, la collaboration des référents éducatifs de Romie, son appartenance à une école, un village, une communauté est primordiale pour lui permettre de surmonter l’épreuve qu’elle traverse avec sa famille. 

Romie a compris que si elle va à l’école elle peut rendre son “Papa encore plus malade.” 

Garder le lien avec sa communauté donnerai à Romie un peu de stabilité, de force, mais surtout lui permettrait de garder ses rituels d’enfant, ses référents afin de lui garantir un sécurité affective complémentaire à celle que ses parents lui offre.

En effet, nous pensons comme le dit le proverbe africain :  “il faut tout un village pour élever un enfant” 

Le dilemme cornélien auquel sont confrontés les parents de Romie est le suivant : 

  • soit permettre à Romie de retrouver une vie ordinaire en regagnant physiquement sa classe où elle aura accès aux apprentissages et à ses camarades, aux risques d’exposer son père à une contamination fatale.
  • soit exclure Romie de sa classe pour qu’elle suive les cours à distance du CNED où elle n’aura aucun contact avec d’autres enfants mais maintiendra ses apprentissages théoriques, aux risques d’isoler complètement Romie et de la voir dépérir moralement. 

Comment peut-on demander à quelqu’un de choisir entre protéger son conjoint ou rompre l’isolement de son enfant ?


Dans la situation complexe que traverse cette famille, nous signataire de cette pétition, pensons que Romie a besoin de garder une vie de petite fille avec ses camarades de classe et ses maîtresses. 


C’est pourquoi nous demandons qu’il leur soit offert une possibilité qui soit humaine et adaptée à cette situation rarissime, dans ce contexte exceptionnel de pandémie, et qu’elle soit co-construite avec “le village” de la communauté éducative.

Nous, signataire de cette pétition, avons confiance en notre République et dans les valeurs de Fraternité que les enseignantes de Romie incarnent.

Nous, signataire de cette pétition, demandons que les décisions prises se fassent dans le respect de cette famille qui vit une souffrance physique, morale et psychologique.

Nous, signataires de cette pétition, demandons à l’Education Nationale de permettre, à titre exceptionnel à Romie de garder un lien avec sa classe dans la mesure où ses institutrices sont d’accord et participent à la construction de la solution.

0 a signé. Prochain objectif : 1 000 !
Quand elle atteindra 1 000 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !