Non à l’autoroute du Chablais, une menace pour l’environnement local !


Non à l’autoroute du Chablais, une menace pour l’environnement local !
Le problème
Résumé
Le projet d’autoroute de désenclavement du Chablais est une aberration écologique à une époque où la protection de la qualité de l’air et de la biodiversité sont des enjeux majeurs. Véritable catastrophe environnementale locale, cet axe autoroutier soutenu par l’Etat français va à l’encontre même de ses engagements écologiques. Cela aboutira à la disparition d’une biodiversité riche et rare, mais participera également à une augmentation importante de la pollution. Ce projet insensé et inutile doit être stoppé !
La région du Chablais est riche d’un patrimoine culturel et naturel diversifié. Néanmoins son environnement local est fragile et pourrait être mis gravement en danger par le projet d’autoroute qui prévoit de traverser la région. Ce projet intitulé « Désenclavement du Chablais » a pour objectif de relier la ville de Thonon-les-Bains à la commune de Machilly en Haute-Savoie, détruisant alors sur son passage des terrains agricoles, des habitations, mais également une importante zone forestière à la biodiversité riche.
Axe abandonné en 1999 car jugé inutile, il est aujourd’hui relancé, et l’Etat semble ignorer tous les avertissements des associations écologiques, mais aussi de la ville voisine de Genève, qui s’opposent à ce projet. Ce gigantesque chantier détruira pas moins de 126 hectares d’habitat naturel, dont 4,6 hectares classés en habitat prioritaire ! Cette région, riche de nombreux espaces humides, abrite une faune et une flore aux valeurs patrimoniales importantes. Un grand nombres d’espèces qui s’y développent sont déjà menacées à l’échelle régionale et font du territoire un réservoir de biodiversité rare.
Le crapaud sonneur à ventre jaune par exemple, espèce considérée comme vulnérable d’après les statut de menace, sera une des premières victimes du projet. En effet, la Forêt de Planbois, dont une grande partie sera détruite par la construction, compte l’une des rares populations de cette espèce dans la région. D’autres espèces seront également impacté tel que le Castors, mais aussi le Putois d’Europe, le Triton palmé ou encore la chouette chevêche d’Athéna, très fragile sur nos territoires selon la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux). La destruction de leurs habitats ainsi que les dérangements occasionnés par les travaux et la futur circulation modifiera indéniablement le sort de ces espèces.
La flore locale se verra, elle aussi, largement impactée. De nombreuses plantes endémiques des zones humides ou des prairies sèches, tel que de nombreuses espèces d’orchidées sauvages, seront vouées à disparaitre. Cette autoroute est donc une catastrophe écologique de premier ordre qui aura un impact réel sur la faune et la flore locale, déjà fragilisées.
L’impact sur l’environnement au sens large est également important
En plus de cette destruction catastrophique pour la faune et la flore, le projet ne répond pas aux objectifs imposés par l’Etat français, pourtant à l’origine de cette autoroute. En effet, l’Etat réclame une division par 4 d’ici à 2050 des gaz à effet de serre émis par le pays. Mais en soutenant ce nouvel axe, il va à l’encontre même de ses promesses écologiques ! Cette autoroute, si elle est mise en service, provoquera une augmentation de 10% d’émission de gaz à effet de serre selon les études menées par l’Autorité Environnementale.
Au-delà de la pollution de l’atmosphère, les zones humides, les rivières, les nappes phréatiques, mais également le Lac Léman, une zone de pêche commerciale mais également un espace de loisir, encourent un risque capital de pollution. En hiver, l’utilisation de produit chimique de lutte contre le verglas entrainera une pollution des eaux. L’ouvrage routier est en effet en liaison hydraulique directe avec les zones humides, y compris celles classées Natura 2000. L’utilisation de ces substances chimiques aura un impact sur la flore et la faune, notamment les amphibiens et poissons, qui seront empoisonnés, mais également sur la qualité de nos eaux de pêche et de baignade.
La raison d’être de cette autoroute est largement remise en question. Si selon ses défenseurs de l’axe elle vise à désenclaver la région, une autre solution plus écologique et très efficace a déjà été mise en place en 2019 avec le Léman Express, train régional qui relie la ville d’Evian-les-Bains à Genève, en Suisse, où de nombreux français exercent une activité transfrontalière. L’autoroute envisagée longerait alors la voie de chemin de fer empruntée par ce train, prouvant son inutilité. Cela est démontré grâce aux chiffres communiqués par la SNCF qui montrent que chaque jour 50’000 personnes prennent le train pour se rendre sur leur lieu de travail. L’autoroute, qui sera payante, obligera les usagers a également payer un parking, en plus des frais d’essence et de péage, et cela tandis que Genève prévoit de réduire l’accès des voitures en ville. Cette autoroute risque donc ne pas être attractive pour les travailleurs locaux, et de ne pas être suffisamment empruntée pour justifier sa construction selon les dernières études prouvant l’efficacité du réseau ferroviaire. Ce dernier a été largement amélioré et a déjà coûté énormément d’argent à la région : il doit donc être exploité en priorité.
L’autoroute du Chablais sera, en plus de son inutilité, une cause de destruction massive pour la région. Elle ne devrait donc pas être construite !
Nous réclamons que ce projet injustifié soit abandonné par l’Etat français pour toutes les raisons ici citées.
1 242
Le problème
Résumé
Le projet d’autoroute de désenclavement du Chablais est une aberration écologique à une époque où la protection de la qualité de l’air et de la biodiversité sont des enjeux majeurs. Véritable catastrophe environnementale locale, cet axe autoroutier soutenu par l’Etat français va à l’encontre même de ses engagements écologiques. Cela aboutira à la disparition d’une biodiversité riche et rare, mais participera également à une augmentation importante de la pollution. Ce projet insensé et inutile doit être stoppé !
La région du Chablais est riche d’un patrimoine culturel et naturel diversifié. Néanmoins son environnement local est fragile et pourrait être mis gravement en danger par le projet d’autoroute qui prévoit de traverser la région. Ce projet intitulé « Désenclavement du Chablais » a pour objectif de relier la ville de Thonon-les-Bains à la commune de Machilly en Haute-Savoie, détruisant alors sur son passage des terrains agricoles, des habitations, mais également une importante zone forestière à la biodiversité riche.
Axe abandonné en 1999 car jugé inutile, il est aujourd’hui relancé, et l’Etat semble ignorer tous les avertissements des associations écologiques, mais aussi de la ville voisine de Genève, qui s’opposent à ce projet. Ce gigantesque chantier détruira pas moins de 126 hectares d’habitat naturel, dont 4,6 hectares classés en habitat prioritaire ! Cette région, riche de nombreux espaces humides, abrite une faune et une flore aux valeurs patrimoniales importantes. Un grand nombres d’espèces qui s’y développent sont déjà menacées à l’échelle régionale et font du territoire un réservoir de biodiversité rare.
Le crapaud sonneur à ventre jaune par exemple, espèce considérée comme vulnérable d’après les statut de menace, sera une des premières victimes du projet. En effet, la Forêt de Planbois, dont une grande partie sera détruite par la construction, compte l’une des rares populations de cette espèce dans la région. D’autres espèces seront également impacté tel que le Castors, mais aussi le Putois d’Europe, le Triton palmé ou encore la chouette chevêche d’Athéna, très fragile sur nos territoires selon la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux). La destruction de leurs habitats ainsi que les dérangements occasionnés par les travaux et la futur circulation modifiera indéniablement le sort de ces espèces.
La flore locale se verra, elle aussi, largement impactée. De nombreuses plantes endémiques des zones humides ou des prairies sèches, tel que de nombreuses espèces d’orchidées sauvages, seront vouées à disparaitre. Cette autoroute est donc une catastrophe écologique de premier ordre qui aura un impact réel sur la faune et la flore locale, déjà fragilisées.
L’impact sur l’environnement au sens large est également important
En plus de cette destruction catastrophique pour la faune et la flore, le projet ne répond pas aux objectifs imposés par l’Etat français, pourtant à l’origine de cette autoroute. En effet, l’Etat réclame une division par 4 d’ici à 2050 des gaz à effet de serre émis par le pays. Mais en soutenant ce nouvel axe, il va à l’encontre même de ses promesses écologiques ! Cette autoroute, si elle est mise en service, provoquera une augmentation de 10% d’émission de gaz à effet de serre selon les études menées par l’Autorité Environnementale.
Au-delà de la pollution de l’atmosphère, les zones humides, les rivières, les nappes phréatiques, mais également le Lac Léman, une zone de pêche commerciale mais également un espace de loisir, encourent un risque capital de pollution. En hiver, l’utilisation de produit chimique de lutte contre le verglas entrainera une pollution des eaux. L’ouvrage routier est en effet en liaison hydraulique directe avec les zones humides, y compris celles classées Natura 2000. L’utilisation de ces substances chimiques aura un impact sur la flore et la faune, notamment les amphibiens et poissons, qui seront empoisonnés, mais également sur la qualité de nos eaux de pêche et de baignade.
La raison d’être de cette autoroute est largement remise en question. Si selon ses défenseurs de l’axe elle vise à désenclaver la région, une autre solution plus écologique et très efficace a déjà été mise en place en 2019 avec le Léman Express, train régional qui relie la ville d’Evian-les-Bains à Genève, en Suisse, où de nombreux français exercent une activité transfrontalière. L’autoroute envisagée longerait alors la voie de chemin de fer empruntée par ce train, prouvant son inutilité. Cela est démontré grâce aux chiffres communiqués par la SNCF qui montrent que chaque jour 50’000 personnes prennent le train pour se rendre sur leur lieu de travail. L’autoroute, qui sera payante, obligera les usagers a également payer un parking, en plus des frais d’essence et de péage, et cela tandis que Genève prévoit de réduire l’accès des voitures en ville. Cette autoroute risque donc ne pas être attractive pour les travailleurs locaux, et de ne pas être suffisamment empruntée pour justifier sa construction selon les dernières études prouvant l’efficacité du réseau ferroviaire. Ce dernier a été largement amélioré et a déjà coûté énormément d’argent à la région : il doit donc être exploité en priorité.
L’autoroute du Chablais sera, en plus de son inutilité, une cause de destruction massive pour la région. Elle ne devrait donc pas être construite !
Nous réclamons que ce projet injustifié soit abandonné par l’Etat français pour toutes les raisons ici citées.
1 242
Les décisionnaires


Mises à jour sur la pétition
Partager la pétition
Pétition lancée le 11 mai 2021